L’Amiens SC face à l’obstacle vosgien

Amiens SC
Loic Baratoux/Icon Sport

Après avoir terminé 2022 sur une bonne note en allant s’imposer à Laval, l’Amiens SC a bon espoir de lancer la nouvelle année par une qualification pour les 16es de finale de la coupe de France. Pour cela, les Amiénois devront éviter le piège face à une équipe de Thaon-les-Vosges qui a tout du potentiel épouvantail. Présentation. 

Thaon, tout sauf un cadeau

« On parle de faute professionnelle quand on se fait éliminer par une N3, je ne suis pas d’accord. La faute professionnelle est de ne pas analyser son adversaire. On a les informations sur cette équipe. On sait à quel match on s’attend, quel comportement il faut que l’on ait, un comportement digne d’une équipe professionnelle » Comme très souvent, Philippe Hinschberger a parfaitement planté le décor avant le 32e de finale de coupe de France qui attend l’Amiens SC dans les Vosges, samedi. Tombeur de Sochaux au tour précédent, la formation entraînée par Romain Chouleur, qui a déjà croisé la route du club picard par le passé lorsqu’il était joueur du côté d’Epinal, avait également donné du fil à retordre au stade de Reims la saison dernière.

Comme Linas-Montlhéry, affronté au même stade la compétition la saison dernière, c’est donc un club amateur mais habitué aux parcours en coupe de France qui se dresse sur la route de l’ASC. En décembre 2018, Valenciennes, autre club de Ligue 2, était pousser jusqu’en prolongations pour écarter le pensionnaire de National (3-6). De cette bataille héroïque, 10 rescapés font toujours partie de l’effectif de l’ES Thaon aujourd’hui. « Ils ont une grande stabilité dans l’effectif, des garçons qui jouent ensemble depuis longtemps. Maintenant, je ne vais pas vous cacher que je n’ai pas une observation acharnée des championnats de National 3, concède Hinschberger. Pour autant, on va être bien concentré sur ce match qui est leur match. Il faut comprendre ça que va être dur, c’est du 50-50. »

L’Amiens SC connaît le chemin

Un discours de prudence bien rôdé chez l’entraîneur de l’Amiens SC qui a majoritairement affronté des clubs amateurs dans cette compétition depuis deux ans. L’an dernier, Anzin (D1), Cambrai (R1) et surtout Linas-Montlhéry avaient donné du fil à retordre à l’actuel quatrième de Ligue 2. Cette saison, c’est le match à Chambly (N2) qui a suscité quelques frayeurs avant une balade de sante contre les Martiniquais du Lamentin (R1, 10-0). A chaque fois, et même quand le contexte était difficile, les Picards ont su se mobiliser pour éviter de tomber un quelconque piège. Ainsi, du précédent tour des Vosgiens face à Sochaux « a tourné en boucle dans le vestiaire » tout au long de la semaine selon les confidences de Paul Charruau. « Les exploits en appelant d’autres, on est méfiant« , ajoute Philippe Hinschberger.

Pour autant, Amiens est dans l’obligation de mettre ses œufs dans plusieurs paniers avant ce match de coupe de France, qui précède deux rencontres de Ligue 2 en à peine 72 heures la semaine prochaine. « On s’est remis à l’endroit en championnat et ce serait bête de perdre trop de monde là-bas. On va rentrer tard (ndlr : vers 3 heures du matin), on va jouer sur un terrain très compliqué, contre une grosse adversité. Quand tu n’as pas la chance d’avoir un terrain hybride, tous les terrains sont compliqués, détaille le coach de l’ASC. Tout ça fait qu’on est obligé de le prendre en considération pour garder des forces pour les deux matches qui arrivent en championnat. » « Ce match va permettre à certains de souffler car on a un mois de janvier chargé. Maintenant, on sait qu’on peut faire un beau parcours dans cette compétition et simplement gagner pour reprendre confiance en nous, affirme Antoine Leautey. On va jouer contre un adversaire qui aura la dalle et il faudra être très sérieux« .

Soit une équation pas si simple à résoudre pour une équipe de l’Amiens SC pris entre le marteau et l’enclume. Entre la volonté de maintenir une équipe compétitive pour minimiser les chances de mauvaise surprise et la nécessité de mettre certains cadres au repos pour ne pas rater le virage à venir en championnat, avec la réception de Guingamp et surtout le déplacement à Bordeaux dans les prochains jours. Le tout alors que les solutions de rotation demeurent minimes dans certains secteurs de jeu. Preuve que ce 32e de finale en apparence clément est loin d’être gagné d’avance.

Romain PECHON

ES THAON-LES-VOSGES (N3) – AMIENS SC (L2)

32e de finale de Coupe de France

Samedi 7 janvier, 18 heures

Stade Robert Sayer, Thaon-les-Vosges

Arbitre : M. Pierre Legat

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