L’Amiens SC cité dans des transferts suspects

Amiens SC Mercato

Un nouveau parfum de scandale survole le football italien. En effet, un rapport de la commission de surveillance des clubs de football italien (Covisoc) a fait l’état de 62 transferts douteux entre 2019 et 2021 et qui font l’objet de très grosses suspicions de la part de la fédération italienne (FIGC). Parmi eux, on dénombre notamment deux mouvements effectués entre la Juventus et l’Amiens SC. Explications. 

Un jeu d’écriture comptable 

L’Amiens SC et la Juventus ont-ils réalisés des transferts répréhensibles en 2020 ? Ce qui est sûr, c’est que l’arrivée de Rafael Bandeira da Fonseica en Picardie, contre une indemnité de 1,5 million d’euros et le départ du prometteur Felix Nzouango vers l’Italie, contre une indemnité avoisinant les deux millions d’euros, font partie des 62 transferts jugés douteux et au coeur d’une enquête ouverte en Italie. En cause, les velléités des deux clubs de contourner les règles du fair-play financier en jouant sur un un jeu d’écritures comptables.

Concrètement, un club peut étaler sur plusieurs années l’achat d’un joueur et donc faire figurer l’investissement consenti sur plusieurs exercices comptables, alors que la vente d’un joueur, même si le versement de l’indemnité s’effectue en plusieurs versements, peut être inscrite sur un seul exercice. Une pratique qui a permis à bon nombre de clubs d’équilibrer leurs comptes voire même de réaliser des plus values, à l’image du double transfert entre le Barca et la Juventus pour Miralem Panic et Arthur, ayant permis aux deux clubs de dégager une plus-value de 50 millions d’euros !

Bandeira, un cas d’école 

Dans le même temps, certains joueurs ont été vendus bien en deçà de leur valeur marchande, quand bien même leur potentiel pouvait se révéler par la suite. C’est notamment le cas de Rafael Bandeira da Fonseica qui était évalué à seulement 100 000 euros au moment de son transfert à l’Amiens SC pour une somme finalement 15 fois supérieure ! Le tout pour seulement deux apparitions en Ligue 2 avec le club picard jusqu’à sa rupture à l’amiable l’été dernier, tandis que le joueur envisageait une procédure devant les Prud’hommes à propos de sa rémunération mensuelle qui n’aurait pas été celle négociée lors de sa venue au club.

D’après la Gazzetta dello Sport, la fédération italienne de football se réserve le droit de prendre des sanctions si elle constate une « infraction administrative, visant à se soustraire à la loi en matière de gestion et d’économie. » Cela pourrait déboucher sur des amendes pour les clubs concernés, à commencer par la Juventus qui recense pas moins de 42 des 62 transferts suspects. Reste que la notion de « plus-value abusive » reste à floue, tant il est difficile d’avoir une base précise sur la valeur d’un joueur à un moment donné.

L’enjeu semble surtout de vouloir réguler une pratique abusive, dont l’Amiens SC semble avoir profité comme d’autres clubs français, à commencer par l’OM et le LOSC impliqués dans ce dossier pour des sommes bien plus conséquentes, notamment dans le cadre du transfert de Victor Osimhen à Naples.

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Hochart Nicolas
Hochart Nicolas
2 mois il y a

Le circus joannin continue🤡🤡

Depechemode
Depechemode
2 mois il y a

😂😂😂, notre ami Joannin n est pas aussi transparent qu il veut bien le dire.
Bref dégager vous et votre équipe de bras cassés

PODUREL Charly
PODUREL Charly
2 mois il y a

Il n’est pas surprenant de lire ces infos ! Mais un jour, cela casse et le plus beau fleuron est Baercelonne qui doit parait-il 1 milliars d€uros et peut toujours jouer le championnat d’Espagne. Partout c’est l’agonie financière (ou presque) augmentée aussi par l’accueuil
de joueurs tous azimuts qui grossissent les effectifs bien souvent comme faire-valoirs.
En France, un club peut-il avoir une telle dette ? La DNCG mettrait le stop de suite..