L’Amiens SC (b) s’adapte à son calendrier clairsemé

Antoine Buron Amiens SC (b)

Les clubs de National 3 désormais concernés par la coupe de France, l’équipe réserve de l’Amiens SC est privé de championnat, ce week-end. Pour autant, les hommes d’Antoine Buron ne vont pas rester inactifs. Explications.

Antoine Buron, comment allez-vous gérer ce premier week-end sans match officiel ?

On essaie de combler les trous. Dans les premiers tours, on va plutôt jouer contre des réserves professionnelles parce que les N3 seront en compétition et le championnat N2 continue. Ce n’est pas facile de trouver des équipes sur les premiers tours. Pour les deux prochains tours, on a déjà des matches calés pour essayer de garder le rythme, équilibrer certains temps de jeu pour des garçons qui en auraient besoin (ndlr : ce vendredi contre Valenciennes). C’est une période qu’on n’apprécie pas forcément, qui arrive tous les ans mais qui permet de concerner tout le monde. Il faut faire avec, c’est comme ça, on ne changera pas le calendrier et il faut s’adapter.

Comment faire pour garder les joueurs sous pression, concernés, dans une semaine sans enjeu sportif ?

Sur le plan mental, on sait que quand la coupe arrive, on ne peut pas empêcher les joueurs de ne pas penser qu’il n’y a pas de compétition en fin de semaine. Il ne faut pas non plus se tromper de projet. Il y a un projet compétition, mais il y a aussi un projet individuel de formation. Il faut s’appuyer là-dessus. Le message qui est martelé à chaque fois que l’on arrive dans cette période, c’est que le projet individuel continue et que le match amical qui se joue en fin de semaine est aussi important dans leur formation qui est express pour certains. Il n’y a pas de temps à perdre.

Tout le monde comprend bien cette nécessité de conserver un degré d’exigence ?

Certains garçons le vivent bien et l’assimilent bien, pour d’autres, on sent sur le plan mental un petit relâchement et ça les dessert dans leur projet individuel. Il faut qu’ils trouvent la force mentale de rester concerné pour travailler la semaine comme s’il y avait de la compétition en fin de semaine. Ils doivent aussi aborder ces matches de préparation comme de la compétition pour garder cette notion d’adrénaline du week-end. Il n’y a pas de relâchement possible dans un tel projet.

Propos recueillis par Romain PECHON

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