L’Amiens SC a passé un vrai cap

Une semaine après son encourageant match nul à Angers (1-1), l’Amiens SC a confirmé cette bonne impression en s’offrant un succès de prestige contre l’Olympique de Marseille (3-1), vendredi dernier. Les prémices d’une série positive et d’une saison réussie.

L’inspiration Lyon

Pour beaucoup d’observateurs, la réception de Lyon, lors de la toute première saison en Ligue 1 de l’Amiens SC (1-2, le 10 décembre 2017) restait le match-référence des Picards en Ligue 1. Celui-ci a peut-être bien été détrôné par la victoire contre l’OM, vendredi soir. Outre la portée symbolique de ce prestigieux succès, Amiens a également affiché un visage séduisant durant une bonne partie de la rencontre. Portés vers l’avant en début de match, les hommes de Luka Elsner ont fort logiquement ouvert le score sur une action initiée par Gaël Kakuta et ponctuée par Haitam Aleesami. Et même si les faits de jeu furent quelque peu favorables, à l’instar du penalty accordé à Serhou Guirassy en fin de première période, les Picards ont affiché une réelle solidité défensive en seconde période. Le tout avant de clore les débats dans les derniers instants. De quoi donner encore un peu plus de saveur à cette troisième victoire de la saison.

Des choix payants 

Longtemps incertains, Bakaye Dibassy et Serhou Guirassy, respectivement touchés au genou et au mollet, ont finalement débuté la rencontre. Un choix audacieux qui pouvait s’avérer risqué en cas de rechute des deux hommes durant la rencontre. Et pour cause, l’international malien n’avait participé qu’au seul entraînement de veille de match, alors que l’ancien attaquant de Cologne, qui avait déclaré forfait à Angers, n’avait guère plus de séances dans les jambes. « On a senti que ça pouvait tenir, assure Luka Elsner. Bakaye a joué sur ses qualités de battant. En ce qui concerne Serhou, on a fait un dernier test le jour du match, c’était également possible de le faire jouer. Il y avait aussi la trêve derrière et on pouvait prendre un risque en plus. Finalement, ça a très bien tenu pour les deux ». Pour le reste, Luka Elsner a également été récompensé de ce coaching en cours de match, Diabaté et Bodmer, tous deux entrants, étant impliqués sur le troisième but de l’Amiens SC.

Un style qui s’affirme

Après avoir tâtonné durant un gros mois, Luka Elsner a peut-être bien trouvé le style adéquat pour son équipe. Réputé pour son envie de faire du jeu, l’ancien entraîneur de l’Union Saint-Gilloise a aussi été confronté au principe de réalité de la Ligue 1 et de son équipe. Sans aller en contradiction avec ses préceptes, le successeur de Christophe Pélissier s’est finalement placé dans la continuité de ce dernier. Depuis deux matches, il insiste énormément sur « la rigueur défensive, l’intensité et la solidité du bloc« , trois notions de base du coach des Merlus.

Surtout, Amiens a affiché de réelles aptitudes dans le jeu de transition, là encore un des points forts de l’ère Pélissier. Reste qu’Amiens affiche également une volonté quasi permanente et encore plus grande de se porter vers l’avant à celle des saisons précédentes. Peut-être aussi parce que Luka Elsner dispose de l’effectif le plus talentueux depuis la montée en Ligue 1. Quoi qu’il en soit, le nul à Angers et la victoire contre Marseille nous rappellent farouchement ce qui a fait la force de l’ASC ces quatre dernières saisons : à savoir un collectif fort, un bloc compact et des transitions rapides. Pourvu que ça dure !

Romain PECHON

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4 Commentaires

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  1. Beau match oui mais regardez les notes de l’ensemble.
    Un seul à 4 pourquoi ?
    Deux occasions en or ratées à Angers. Une contre Marseille. Cela fait beaucoup.
    C’est un professionnel et il faut que l’entraîneur
    revoit ce manque d’efficacité.

  2. Amiens est une équipe beaucoup plus offensive que l’année dernière rien à voir qui prend plus de risque regardé devant et pas derrière continuez comme ça .Allez AMIENS!!

  3. Je pense qu’ il faut cesser de comparer ou de se servir de l’ère Pelissier comme référence . Certes, C. Pelissier à tenu un rôle très important mais il faut regarder vers l’avant et non dans le rétroviseur. L`ASC est une équipe en devenir et non une équipe vivant avec un passé. Allez AMIENS !

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