Kader Bamba (Amiens SC) : « On va s’en sortir »

Amiens SC Bamba
Anthony Bibard/FEP/Icon Sport

Frustré par la finalité du match contre Ajaccio, Kader Bamba est impatient d’affronter Guingamp pour renouer avec la victoire et démontrer que l’Amiens SC vaut mieux que sa position actuelle. Entretien.

Dans quel état d’esprit êtes-vous près de 48 heures après la défaite contre Ajaccio ?

C’est vrai que l’on était déçu après le match mais il fallait vite évacuer parce qu’on a un match demain (samedi). On a revu les vidéos pour analyser ce qui était bien et pas bien. On va essayer de travailler pour essayer d’être performant.

Avez-vous plus de satisfaction que de déception sur le contenu ?

On n’avait pas besoin de la vidéo pour le savoir. On savait qu’on avait fait un bon match mais on n’a pas réussi à concrétiser nos occasions. Si on recommence le match, on sait qu’on a plus de chances de l’emporter mais ce n’est pas grave, on va essayer de se rattraper demain contre Guingamp.

Est-ce que ça cogite ?

Pas plus que ça, non, parce qu’on est conscient de nos qualités malgré nos échecs des derniers temps. On avait bien fini l’année 2021 en remportant plusieurs matches à domicile ou à l’extérieur en coupe et on va essayer de repartir de l’avant dès demain.

L’équipe n’est-elle pas trop dans la retenue ?

Si on regarde le match de mercredi, c’est vrai qu’on ne s’est pas totalement lâché en première mi-temps par rapport aux matches d’avant. C’était un peu compliqué parce que certains n’avaient pas joué depuis un mois. On a montré que quand on joue libéré, on a de grandes chances de remporter des matches, même si ça ne s’est pas passé mercredi malgré la deuxième mi-temps.

Est-ce que c’est dur d’être à nouveau replongé dans la zone rouge ?

Non. On a eu des matches reportés et ça ne s’est pas passé comme prévu. On pensait jouer Quevilly mais ça ne s’est pas passé. On a commencé par Ajaccio, le premier… Maintenant, c’est Guingamp, un adversaire qu’on a déjà joué deux fois et on va essayer de prendre les points.

Vous considérez-vous en situation d’urgence ?

Les gens de l’extérieur, oui, ils doivent être inquiets, mais dans le club, non. On est tranquille, conscient de nos qualités malgré notre place. On sait que l’on va s’en sortir.

Pourquoi ne voit-on pas souvent ces qualités ?

Collectives ? Tout simplement parce qu’on a des adversaires qui ont des vidéos et regardent ce que l’on fait. Ils ne sont pas forcément plus forts mais on a mal commencé le championnat et ils ont pris des points d’avance. A l’instant T, on est barragiste mais ça ne veut pas dire que les autres sont meilleurs que nous. Si on regarde la physionomie des matches… Contre le PFC et Ajaccio, ils ont une ou deux occasions max, on en a beaucoup plus qu’eux mais on ne les met pas. C’est de la réussite. Quand tu es en haut, la frappe est contrée mais finit au fond. Quand tu es bas, ça tape le poteau sortant.

N’est-ce pas aussi une question de confiance ?

Malgré notre classement, on est quand même confiant dans ce que l’on fait en match ou à l’entraînement. Après, c’est sûr qu’en gagnant des matches, la confiance vient. Sur ces derniers matches, on ne l’a pas emporté et à nous de faire de notre mieux demain pour remporter ce match.

Pensez-vous que les deux prochains matches peuvent conditionner la deuxième partie de saison ?

Si on arrive à gagner contre Guingamp et Quevilly qui sont des concurrents directs, on se rapprochera d’eux et on s’éloignera de la place de barragiste, ce sera beaucoup plus simple.

Vous jouez donc gros…

Il ne faut pas se mettre ça dans la tête, sinon on n’arrivera pas à jouer libéré. Il faut juste être prêt à faire de bons matches pour prendre les trois points, il n’y a pas le choix.

Propos recueillis par Romain PECHON avec Adrien ROCHER

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