Julien Le Cardinal (RC Lens) : « Vite passer à autre chose »

RC Lens Julien Le Cardinal
Hugo Pfeiffer / Icon Sport

Victorieux avec la manière du Paris Saint-Germain (3-1) dimanche dernier, le RC Lens doit désormais se pencher sur une toute nouvelle compétition et un nouvel adversaire, et Julien Le Cardinal espère que le groupe artésien va vite changer son focus.

A priori, vous devriez être titulaire face à Linas-Montlhéry. Comment appréhendez-vous cette possible première titularisation en match officiel ?

Vous me l’apprenez (rires) ! Mais je suis impatient. Il faut que j’arrive à faire des bons matchs, et surtout à bien intégrer les systèmes que le coach veut mettre en place, notamment sur le positionnement tactique. J’ai encore beaucoup de choses à travailler. Mais voilà, je vais donner le meilleur de moi-même et essayer de faire le meilleur match possible.

À Lens, tout est assez millimétré en termes de positionnement, de tactique. Il faut intégrer ces grands principes. Vous sentez-vous déjà à l’aise avec cela ?

Pour bien s’adapter au système et bien faire les choses, il faut regarder un peu de vidéos pour après mettre cela en place sur le terrain. Après, il y a toujours un petit temps d’adaptation quand on change de club.

Êtes-vous surpris de la précision des principes de l’équipe ?

C’est aussi pour ça qu’on en est là aujourd’hui. C’est l’exigence du haut niveau, aussi.

À propos de ce match face à une National 3, qui est assez rugueuse et dont vous connaissez un peu le championnat, à quoi faut-il s’attendre ?

Les matches de Coupe de France, il faut les prendre un par un. C’est onze joueurs contre onze. Même si c’est une équipe de N3, on a vu l’année dernière qu’ils avaient sorti une Ligue 1 (Angers, 3-0, ndlr). Ils vont tout donner et c’est à nous de tout donner aussi. Il ne faut pas minimiser la rencontre. C’est un match comme les autres, et il faut le prendre comme les autres.

Est-ce que grâce au fait d’avoir connu le monde amateur et d’avoir été de l’autre côté, vous avez des références d’exploits face à des clubs de l’élite dont vous avez été acteur en Coupe de France ?

L’année dernière, avec Bastia, on est allé en quarts contre Nantes en éliminant Clermont et Reims avant. Avec un club en reconstruction et pour une première année en Ligue 2, c’était beau quand même. On a perdu contre le futur gagnant, donc ce n’est pas rien. Sinon, avec Saint-Brieuc, on avait justement perdu contre Lens quand ils étaient encore en Ligue 2, en 64e ou en 32e de finale, je ne sais plus (c’était en 16e de finale lors de la saison 2017-2018, ndlr). Mais sinon, ce n’est pas trop ma Coupe (rires).

Face au PSG, le RC Lens a atteint une sorte de sommet en battant le leader. Avez-vous ressenti que tout le monde repartait vite sur la coupe ou l’équipe a pris le temps de savourer ?

Bien sûr, on est heureux. Mais il faut vite enchaîner et passer à autre chose. La Coupe de France, c’est important aussi. Donc on s’est vite reconcentrés sur la Coupe de France pour faire le meilleur match possible.

Avez-vous l’impression qu’il y a une forme de sérénité qui fait que cette équipe de Lens peut aller titiller le PSG en championnat ou ce genre de débat est encore loin pour vous ?

On va dire que c’est encore un peu loin, mais bon… Bien sûr, on veut gagner tous les matches et personne ne veut pas être premier. Donc oui, c’est possible. Après on verra, on prend les matches les uns après les autres.

Propos recueillis par Enzo PAILOT

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