Jonathan Gradit (RC Lens) : « On avait à coeur de se rattraper »

RC Lens Gradit
Anthony Dibon/Icon Sport

Si le RC Lens n’est pas parvenu à renouer avec la victoire après sa lourde défaite subie le week-end passé sur le terrain de Brest, Jonathan Gradit estime que les Lensois ont su relever la tête et retrouver une partie de leur ADN, notamment en seconde période. Entretien.

Jonathan Gradit, quel sentiment vous laisse ce match nul ? 

Il est assez logique. Il ne faut pas oublier notre première mi-temps, au terme de laquelle on est mené 1-0. On est tombé sur une belle équipe d’Angers, qui nous a posé beaucoup de problèmes. C’est un peu frustrant parce qu’on mène 2-1, qu’on se dit qu’on aurait pu garder le score. Maintenant, au regard de la physionomie du match et de la qualité de l’adversaire, ce n’est pas illogique.

Comment expliquez-vous cette entame de match assez timorée ? 

On sortait d’une gifle, on était vraiment passés à côté à Brest, mais on était passé à autre chose dans la semaine. On abordait ce match avec l’envie de bien faire. C’est surtout Angers qui nous a embêté, de par son positionnement et la qualité de ses joueurs offensifs. C’était un match compliqué. On peut dire qu’on s’en sort bien en première mi-temps, même si on peut avoir des regrets par la suite.

Parce que vous renversez le match en à peine dix minutes au retour des vestiaires…

Je pense que l’apport du public nous aide beaucoup, on ne va pas se le cacher. Cela nous pousse à aller vers l’avant, peut-être un peu trop par moments. C’est que bénéfice pour nous, parce que ce public nous pousse et nous permet de se transcender. On connaît la réputation de Bollaert, c’est un régal de vivre de telles émotions. Ça doit nous permettre de grappiller les points qu’on avait pu perdre sur la phase retour l’an dernier à huis-clos.

Sur l’ensemble, diriez-vous que l’équipe a bien réagi après la déconvenue subie à Brest ? 

Oui, parce qu’on ne s’y attendait vraiment pas. Ça nous est vraiment tombé dessus sans prévenir. On avait quasiment tout raté, c’était un non match. On avait à coeur de se rattraper, je pense qu’on l’a bien fait. Il y a eu des erreurs techniques, mais je ne pense pas que ce soit lié au match de Brest.

Angers semblait bien vous avoir lu sur ce match. Il va falloir trouver de nouvelles solutions aussi pour surprendre un peu plus l’adversaire…

Ils ont un coach qui a plein de bonnes idées, qui demande de repartir de derrière. Ils nous ont posés des problèmes en nous étudiant bien à la vidéo. Il faut faire confiance au coach pour trouver des solutions, il a toujours trouvé de nouveaux remèdes. Quant aux joueurs, on s’adaptera, on est un groupe à l’écoute, qui a confiance en 100% au coach. On sait que les équipes vont s’adapter et ce sera à nous de trouver des alternatives.

Comment abordez la semaine à venir avec Clermont dans la semaine et le PSG samedi prochain ? 

Le piège serait de se focaliser uniquement sur le PSG. Pour le moment, le match le plus important reste Clermont. On sait que ce ne sera pas facile. On a vu Nice galérer là-bas, nous on a été rappelés à l’ordre à Brest. De l’extérieur, certains pouvaient penser qu’on allait gagner largement. C’est un exemple qu’il faut garder en tête. Ce sera compliqué contre Clermont et ensuite ce sera du bonus contre Paris, face à des stars, dans un stade plein. On sait aussi qu’on est capable de tout. J’ai confiance en l’équipe. On va affronter des joueurs qu’on ne pensait pas forcément rencontrer. On a toujours envie de jouer des matches comme-ça, mais il faut penser à Clermont avant ça.

Propos recueillis par Arthur LASSERON

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