Jonathan Gradit (RC Lens) : « On a gagné en maturité et expérience »

Jonathan Gradit RC Lens
Philippe Lecoeur / FEP / Icon Sport

De retour dans la défense du RC Lens depuis une semaine, Jonathan Gradit admet que sa période d’indisponibilité a été difficile à gérer mais revient également sur l’impressionnante solidité défensive des siens.

Comment avez-vous vécu votre retour sur le terrain mais aussi votre indisponibilité ?

J’avais hâte ! J’ai vécu mon indisponibilité un peu difficilement, quand on est éloigné des copains on le vit différemment. Ce n’était pas facile mais j’ai fait mon maximum pour revenir le plus rapidement possible pour les retrouver. Quand on est de retour sur le terrain, on est heureux, on ne se lasse jamais de retrouver Bollaert et ça a été une très belle soirée.

Vous avez des statistiques impressionnantes défensivement, comment analysez-vous ça ?

On a surtout gagné en maturité et en expérience. Ca fait un moment que l’on joue ensemble, on se connait encore plus et on a un bloc qui est plus compact aussi. La première saison, on avait tendance à faire un pressing à tout-va, on s’est canalisé avec les saisons. On arrive à être plus hermétique et c’est ce qui nous faisait défaut, notamment la première saison. Être plus solide, c’est une grosse force collective.

C’est le premier été que le RC Lens conserve ses trois axiaux, est-ce que cela joue vraiment ?

Oui, forcément, parce qu’on gagne en repères, en marques, on sait exactement ce que les deux autres font. Massadio a répondu présent et fait des matches exceptionnels. Ca montre l’état d’esprit et le collectif. Quand on parle des buts encaissés, ce n’est pas que les défenseurs, c’est un collectif. On a tous pris conscience que si on voulait aller plus, ça passait par une solidarité et une solidité défensive. C’est ce que l’on est en train de bien, il faut le garder tout en continuant sur ce qui fait notre force depuis trois ans, c’est-à-dire se créer pas mal d’occasions. Il faut trouver un juste équilibre. On le fait plutôt bien cette saison.

Retrouve-t-on tout de suite ses repères après une blessure ?

Quand on est toujours au même poste, on a toujours ses repères. Après, c’est plus physiquement où c’est plus compliqué. On l’a un petit peu vu parce que j’ai eu du mal à finir le match, j’avais des crampes. Les repères, on les récupère tout de suite. Avec Kevin, Massadio et Facundo, on se connait par coeur, on sait exactement comment joue l’autre et ça aide.

Comment allez-vous vivre la coupure ?

Je vais être content de partir en vacances pendant deux semaines mais plus sérieusement, j’ai été arrêté pendant un moment, je ne serai pas à 100% pendant les deux derniers matches, je le sais et ça va me permettre de refaire une préparation qui va m’apporter beaucoup de peps et de tonus pour la seconde partie de saison. Ca peut être un avantage pour moi.

Le triplé de Loïs n’est-il pas la preuve ultime que le groupe vit bien ?

Attaquant, c’est un poste particulier, ça marche beaucoup à la confiance. Loïs était dans une période délicate et à force de rappeler qu’il ne marquait plus, c’est rentré dans sa tête mais à l’intérieur du groupe, on n’a jamais douté de ses capacités, ses qualités. Forcément, quand il rentre et met trois buts, on se dit qu’il est relancé. Il a les qualités pour, il ne faut pas qu’il s’enflamme parce que le football va très vite, surtout pour un attaquant mais on était très heureux pour lui et pour nous. On n’a jamais douté de ses compétences.

Qu’est-ce qui fait que le RC Lens est aussi performant à domicile ?

Je n’ai jamais compris comment on pouvait être inhibé à Bollaert, ça ne peut que transcender ! Quand on arrive ici, c’est une force supplémentaire mais quand on voit les adversaires qui connaissent la qualité de notre équipe et doivent derrière se farcir 37000 tarés en train de chanter de la première à la dernière seconde, je pense que ce n’est pas facile. Le public nous pousse, même quand on a des temps faibles. On n’a pas de temps mort à Bollaert, on a envie d’apporter une intensité extrême. C’est une grosse force de jouer dans ce stade mythique. Les adversaires quand ils arrivent sont tous un peu émerveillés, regardent les tribunes, ce n’est pas par hasard. On ne s’habituera jamais à ça. J’ai fait pas mal de matches dans ce stade et je ne m’en lasserai jamais.

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