Jonathan Clauss (RC Lens) : « La détermination est montée d’un cran »

Jonathan Clauss RC Lens
JB Autissier / Panoramic / Imago

Parmi les meilleures défenses du championnats et sortant d’un deuxième clean sheet cette saison face à Lille (1-0), le RC Lens semble aller mieux défensivement et Jonathan Clauss estime que c’est dû à une détermination supérieure à l’an passé dans ce domaine.

Où pensez-vous avoir progressé depuis votre arrivée ici ? Où devez-vous encore vous améliorer ?

Schumacher disait qu’il n’aimait pas parler de ses qualités parce que ça le rendait arrogant et que ses défauts, c’est aux autres de les trouver… C’est un tout. Je ne mets pas une qualité ou un défaut plus en avant que les autres. Si je dois évoluer, c’est en tout. Le coach sait que je dois évoluer dans beaucoup de domaines, et ce n’est pas parce que j’ai des qualités plus importantes dans certains aspects que je ne dois plus les travailler. Je me sens à l’aise, le coach me fait confiance et m’aide à progresser, le staff fait tout pour que je sois dans les meilleures conditions possibles mais sait aussi m’attraper pour me dire là où je peux évoluer. Ca me permet de me remettre sur le chemin que je me suis crée, mais parfois, inconsciemment, on a peut-être un peu envie de se laisser aller. Ici, je n’ai pas le droit au moindre écart et ça m’arrange. Il faut que je progresse dans l’ensemble.

Qu’est-ce qui a évolué dans le jeu collectif défensif du RC Lens cette saison ?

A mon avis, ça doit être la détermination qui est montée d’un cran. Sur certains matches, on se disait qu’il ne fallait pas se prendre de buts, mais on était tellement capables de marquer qu’on savait qu’on allait réagir si on en prenait un. Cette année, on a changé un peu en se disant que notre objectif principal est de ne pas encaisser. Devant, on sait qu’on est capable de marquer, mais on va se concentrer d’abord sur ne pas en prendre avant d’en mettre. L’an dernier, c’était un peu l’inverse parce qu’on se disait qu’on allait sans doute plus marquer que l’adversaire. Dans la communication, les automatismes, la détermination, la hargne, l’envie de ne pas en prendre, je pense qu’on a grimpé d’un cran.

Avez-vous pensé à un départ cet été ?

Je suis très transparent avec mon agent et je lui ai dit que les rumeurs ne m’intéressaient et qu’il devait m’appeler s’il y avait un contrat sur la table pour en discuter. Je lui ai dit ce que j’avais à lui dire. Je n’avais pas l’envie de partir. S’il y avait offre exceptionnelle, ça allait se regarder avec lui mais aussi avec le club. Je suis toujours là, c’est visiblement qu’il n’y avait pas eu ce qu’il fallait. Je n’avais pas spécialement envie de partir, et je n’ai toujours pas envie. Je suis très bien ici, dans un groupe qui tourne comme ça. Je me sens à l’aise, tranquille et ça me suffit largement.

Est-ce que quelque chose vous anime quand vous affrontez Strasbourg ?

L’année dernière, ça m’a plus impacté que cette année. Revenir à La Meinau, c’était spécial et ça m’a touché un peu. Maintenant, cette étape est passée et je n’ai plus autant de rancœur, même si ce n’est pas vraiment le mot. Ce n’est plus aussi spécial que ça ne pouvait l’être l’an dernier.

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