Jonathan Buatu (VAFC) : « Valenciennes reste un grand club en France ! »

Buatu VAFC
Arthur Lasseron / Le 11 HDF

Arrivé dans les dernières heures du mercato estival, Jonathan Buatu découvre le championnat français après de multiples expériences à l’étranger. Le défenseur angolais de 29 ans se livre sur son arrivée, et ses premiers pas avec le VAFC.

Jonathan, comment êtes-vous arrivé au VAFC ?

Le club était intéressé par mon profil, mais il n’y avait pas vraiment de place avant un départ (ndlr : Eric Vandenabeele). De mon côté, j’étais dans une situation compliquée. J’étais de retour de prêt et j’avais un coach qui ne voulait pas forcément de moi. J’étais en équipe réserve mais Sigamary Diarra a quand même fait le déplacement pour venir me voir m’entraîner. A partir de là, l’intérêt était concret mais je savais que ça dépendait de potentiels départs. J’ai apprécié qu’on ne me vende pas du rêve. Et dès que la porte s’est ouverte, j’ai été contacté et on a pu avancer.

Il y avait aussi cette volonté de venir dans le Nord de la France ?

J’avais d’autres possibilités à l’étranger mais il y avait aussi des impératifs personnels. Ma femme en est à huit mois de grossesse, je ne me voyais pas repartir à l’aventure à l’étranger. J’avais besoin d’une certaine stabilité et j’ai d’abord pensé famille. C’était la priorité, ça a pris beaucoup de temps et j’ai dû être patient jusqu’au dernier jour.

Au-delà de cet impératif personnel, qu’est-ce qui vous a séduit pour venir au VAFC ?

Valenciennes reste un grand club en France ! Il y a des infrastructures de qualité et j’ai senti un vrai intérêt du club, ça a fait toute la différence. Dans la situation dans laquelle je me trouvais, pas grand-monde a fait l’effort de venir me voir. J’en ai parlé avec Sigamary, parce que ça m’a vraiment marqué. Dès que Valenciennes m’a relancé, j’ai tout de suite dit : « j’y vais ». Il y avait une forme de respect et une manière de faire les choses qui m’a beaucoup plu. A partir de là, sachant que c’est aussi un super club, j’ai bloqué toutes les autres portes en prenant le risque que ça ne se fasse pas. Ca a payé, tant mieux pour moi.

Comment avez-vous vécu le fait d’être tout de suite plongé dans le grand bain à Rodez ?

J’étais prêt mais je n’avais pas joué depuis début juin en sélection. Mentalement, j’étais prêt mais physiquement rien ne remplace la compétition et le rythme en match. C’était le facteur plus compliqué à gérer. Le coach m’a aussi demandé si je me sentais prêt. A partir du moment où je dis ok, il n’y a plus d’excuse. Je me suis lancé. Le groupe et les coachs m’ont aussi directement intégré, comme si j’étais là depuis le début. Il y a aussi des joueurs qui ont de l’expérience comme Mathieu (Debuchy), (Joffrey) Cuffaut ou Quentin (Lecoeuche). J’ai aussi cette faculté à m’intégrer assez rapidement. Ca a marché dans les deux sens, je n’ai pas eu peur de parler et de prendre mes responsabilités.

On imagine que vous aimez enchaîner maintenant…

On verra ça ! Je laisse le choix au coach. Quand Valenciennes est venu me chercher, il fallait que je sois opérationnel rapidement, c’était un facteur important pour eux. A partir de là, il fallait que je réponde le plus vite possible. Je n’avais pas d’autre choix que de switcher. Bien sûr que j’aurais aimé avoir une préparation tranquille, des matches amicaux, mais ça ne s’est pas passé comme ça. A partir de là, je rentre dans le bain directement. Je me suis aussi préparé physiquement pour cette éventualité. Je suis content de l’avoir fait car j’ai pu arriver prêt ici.

Quel regard portez-vous sur le niveau de Ligue 2 ? 

On a joué deux matches compliqués, contre des équipes plus bas dans le classement. La Ligue 2 française est très reconnue en Belgique, où on a beaucoup de joueurs français qui viennent de ce championnat. On m’avait dit que c’était un championnat très dur, très fermé, où il n’y a pas énormément d’espaces. Il y a de la qualité et c’est vraiment un très bon niveau, pour moi c’est l’équivalent de la D1 belge. Je le vois même comme une progression, même s’il y a des tops clubs en Belgique. Le niveau moyen de la Pro League équivaut au niveau de la Ligue 2 pour moi.

Propos recueillis par Arthur LASSERON avec Romain PECHON

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