Jocelyn Gourvennec (LOSC) : « Burak (Yilmaz) s’est excusé et a vu le président »

Burak Yilmaz LOSC
FedericoPestellini/Panoramic/Imago

Frustré par sa sortie en cours de jeu le week-end dernier face à Brest, Burak Yilmaz avait directement regagné le vestiaire sans même aller s’asseoir sur le banc. A deux jours du déplacement du LOSC à Paris, Jocelyn Gourvennec est revenu sur cet événement et a évoqué plus globalement la forme actuelle de l’attaquant turc. 

Avez-vous eu l’occasion de vous expliquer avec Burak (Yilmaz) après sa sortie du terrain remarquée face à Brest ?

On s’est vu, bien sûr. Il était frustré du résultat, du fait qu’on n’arrive pas à gagner en dépit de bonnes situations. C’est la frustration d’un joueur qui a envie de beaucoup donné, de beaucoup faire. Il s’est excusé, je sais que le président l’a également vu. C’est important pour nous de garder de l’unité, de ne pas se disperser par rapport à ça. Même s’il y a de la frustration, il faut qu’on dépasse ça pour rester lucide et concentré. Il faut que l’énergie mise dans les matches nous serve à marquer des buts. On constate qu’on se crée beaucoup d’occasions, plus que la saison dernière quand l’équipe a bien performée. Ca veut dire qu’on prépare plutôt pas mal, mais aussi qu’on manque d’adresse et qu’on n’est pas suffisamment précis. C’est un vrai axe de travail.

Avez-vous également évoqué ses performances personnelles qui sont bien en deçà de ce qu’on a pu voir dernièrement

En termes de statistiques, oui. Après, c’est un garçon qui donne beaucoup. Il ne s’arrête jamais, il joue tous les trois quatre jours, en club et en sélection. C’est vrai que c’est énergivore, qu’on est un peu plus fatigué. Après Burak est lucide par rapport à tout ça. Il a eu de meilleures statistiques que ça. On va encore jouer douze matches jusqu’à Noël, lui peut en jouer quatorze en un peu plus d’un mois et demi. Il sait qu’il ne jouera pas 90 minutes à chaque fois. Ce sera aussi en fonction du match, de sa fraîcheur. Il faut tenir compte de tout ça. C’est aussi le cas de Jonathan David, qui joue beaucoup même s’il est bien plus jeune.

Quelle a été la finalité de cet échange ? Avez-vous prévu de le sanctionner ?

On peut toujours tout imaginer dans le mangement. Après, c’est notre cuisine interne dans le fonctionnement. On est dans un milieu de compétition, on ne fait pas de la compétition avec des agneaux. Il y a beaucoup de joueurs qui ont beaucoup de caractère, c’est aussi ce qui leur a permis d’être champion l’an dernier, quand c’est le cas il peut y avoir des sautes d’humeur. Il faut en parler, il faut les gérer et c’est ce qu’on fait. Pour autant, on ne va pas se créer des problèmes là où il n’y en a pas.

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