[J34] LOSC – Strasbourg : les notes des Lillois

LOSC
Anthony Dibon / Icon Sport

Balloté aussi bien par son adversaire que par son propre public, le LOSC a énormément souffert, aurait pu (dû ?) s’incliner mais s’est finalement fait violence pour l’emporter face à Strasbourg sur ce qui ressemble à sa seule occasion du match. Découvrez les notes du match après cette rencontre de la trente-troisième journée de Ligue 1.

Le joueur le plus en vue : Léo Jardim

Le grand artisan du court et difficile succès lillois face à Strasbourg, c’est très certainement lui ! L’un des rares à se montrer au niveau d’un match de Ligue 1 ce dimanche, Léo Jardim s’est montré décisif à de nombreuses reprises pour laisser le LOSC dans le match. Bien mis en jambes par un arrêt assez simple sur une frappe lointaine d’Ajorque qui manquait de puissance, il s’est par la suite montré impérial devant Gameiro et Thomasson. Sauvé par son poteau en début de deuxième période, il a également été supplée par Gudmundsson sur une tête de Djiku même s’il était sur la trajectoire. Très sûr dans ses interventions aériennes également, il a retiré une sacrée épine du pied lillois.

Les notes :

Le joueur le moins en vue : Jonathan David

Seulement trente-six petits ballons touchés en 90 minutes, dont quatorze perdus, deux tiers de duels perdus, aucun tir tenté et surtout une impression générale de fatigue et surtout d’incapacité à faire mieux tout au long de la rencontre. Jonathan David n’a jamais pesé, jamais vraiment existé, commis beaucoup d’erreurs sur le plan technique et semble véritablement à bout de souffle. Il a même souffert de la comparaison avec un Burak Yilmaz guère plus brillant mais qui a eu le mérite d’être actif et de proposer des choses sur le plan offensif. C’est dire.

En bref

Pour son retour dans le groupe mais également dans le onze de départ du LOSC, Sven Botman s’est montré tout aussi solide qu’à l’accoutumée. Si le manque de rythme s’est fait logiquement fait ressentir en fin de rencontre, il en a imposé dans les duels, la sérénité et la relance aux côtés d’un José Fonte qui a été tout aussi solide mais s’est montré plus friable mentalement et s’est agacé à de nombreuses reprises. Auteur d’un sauvetage décisif, Gabriel Gudmundsson a été correct sur le plan défensif mais a énormément souffert quand il a cherché à attaquer. Dominé physiquement, il n’a délivré aucun bon centre et ses relances ont presque toutes fini sur un adversaire. De l’autre côté, Zeki Celik a été un peu plus en vue offensivement sur l’intégralité de la rencontre mais a tout autant souffert balle au pied et dans l’exercice technique. Fort heureusement pour lui, il parvient à marquer le but de la victoire.

S’il s’est montré solide dans les duels et dans l’impact physique plus généralement, Edon Zhegrova n’a que très peu existé balle au pied. Il n’a pas réussi à avoir l’impact nécessaire pour faire basculer la rencontre et est sorti sous des huées bien injustes. Son compère de l’autre aile, Timothy Weah, a fait un peu plus de différence avec le ballon, a été intéressant sur certaines séquences défensives mais s’est trop souvent enfermé dans un jeu individualiste qui l’a desservi, tuant de nombreuses situations dans l’oeuf. L’individualisme a également été la marque de fabrique de Renato Sanches. Peut-être agacé de l’accueil glacial de Pierre Mauroy pour le LOSC, l’international portugais a joué la carte individualiste pendant presque toute la rencontre, privant même Edon Zhegrova d’une superbe occasion par volonté de vouloir faire la différence en solitaire.

Pas vraiment auteur de son meilleur match de la saison dans l’utilisation du ballon et dans ses choix, Benjamin André a compensé par une activité incessante tout au long de sa présence sur le terrain et n’a jamais rechigné à aller au duel, comme il sait si bien le faire. Il s’est sacrifié à de nombreuses reprises défensivement pour arrêter des situations strasbourgeoises mais également contrer des tentatives de frappe. Néanmoins, il a trop peu joué vers l’avant pour avoir un impact concret sur le jeu offensif des siens. Toujours autant dans le dur, Burak Yilmaz a cette fois eu le mérite d’essayer de bouger et de tirer. Las, trop imprécis, trop lent, il n’a pas eu l’impact escompté, d’autant plus qu’il a été inexistant dans les duels et dans le repli défensif.

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