[J19] RC Lens – Auxerre : les notes des Lensois

Frankowski RC Lens
Christophe Saidi/FEP/Icon Sport

Sans être dans un grand soir mais finalement suffisamment déterminé pour aller chercher un penalty décisif, le RC Lens a su faire tomber Auxerre (1-0), dans le sillage d’un excellent Przemyslaw Frankowski. Découvrez nos notes après cette rencontre comptant pour la dix-neuvième journée de Ligue 1.

Les satisfactions

Przemysław Frankowski (7) : au fur et au moulin, le piston droit du RC Lens ne s’est pas contenté d’avoir un énorme abattage défensif, il fut également le Lensois le plus dangereux sur le plan offensif. Bien entendu sur phases arrêtés (8′, 32′, 55′), amenant à la fois la tête sur le poteau de Loïs Openda et la tentative de reprise de volée ratée de Florian Sotoca, seul dans les seize mètres, mais également dans le jeu en multipliant les centres (19). Sur l’un de ses premiers, son partenaire du couloir droit aurait au moins dû cadrer sa tête (8′). Cerise sur le gâteau, c’est lui qui transforme le penalty obtenu par Massadio Haidara (58′), avec l’aide d’un Benoit Costil sur le ballon mais trop court pour le détourner. Encore suffisamment lucide pour effectuer un excellent retour en fin de partie (87′). Remplacé par Julien Le Cardinal (90+1′).

Florian Sotoca (6,5) : certes, il lui a manqué la finition (8′, 55′) mais Florian Sotoca a encore été précieux balle au pied et intelligent dans ses déplacements pour aider le RC Lens à faire coulisser le bloc adverse. Surtout, il est impliqué dans quasiment chacune des occasions franches de son équipe. Que ce soit par son débordement après un bel appel dans la profondeur à l’origine du corner débouchant sur le coup de tête sur le poteau de Loïs Openda (32′). Il est également celui qui obtient l’expulsion d’Issak Touré, averti une deuxième fois après un gros tacle sur la cheville du Narbonnais, plus prompt que son adversaire sur le coup. Remplacé par Adrien Thomasson (90+1′) pour sa première sous la tunique Sang et Or.

Massadio Haidara (6) : le piston gauche, préféré à Deiver Machado, est monté en régime tout au long de la rencontre. Assez discret pendant la première demi-heure, il a fini par se porter vers l’avant pour centrer mais aussi pour apporter le surnombre autour de la surface de réparation. Contre Paris, c’est un de ses pressings qui avait mis sur orbite Alexis Claude-Maurice pour le troisième but de la rencontre. Face à Auxerre, c’est sur un dépassement de fonction, une percée pleine axe avec un changement d’appui qui a poussé à la faute Birama Touré pour aller chercher le penalty décisif (57′). Cinq minutes plus tard, son bon centre tendu en retrait aurait mérité un meilleur sort.

Les notes de RC Lens – Auxerre

Les déceptions

Loïs Openda (5) : si le RC Lens a bien décroché son dixième succès de la saison, il n’y aura pas eu de dixième but pour Loïs Openda. Pourtant, l’international belge a eu l’opportunité de faire trembler les filets en se retrouvant seul devant le but vide à la suite d’un corner prolongé au premier poteau par Florian Sotoca. Sauf que le numéro 11 artésien ne parvenait pas à contrôler sa tête s’échouant sur le montant gauche de Benoît Costil. Pour le reste, il n’a pas réussi à se démarquer au coeur du bloc auxerrois. Remplacé par Wesley Saïd (66′).

David Pereira Da Costa (5) : de retour dans le onze de départ après plusieurs matches sur le flanc ou sur le banc en raison d’une épaule douloureuse, le Portugais a rendu une copie assez neutre face à l’AJA. Au delà d’un volume de ballons touchés assez limité (40), le meneur de jeu n’a gagné qu’un seul de ses cinq duels disputés et n’a tenté que deux petits dribbles. Sans doute un peu en manque de rythme, il a cédé sa place à Alexis Claude-Maurice (66′).

En bref

Dans un match où Auxerre n’a pas représenté une grosse menace défensive, le trio Gradit-Danso-Medina a bien géré son affaire, même si l’international Autrichien a dû se mettre à la faute et récolter un carton jaune pour couper une transition adverse (27′). De retour de suspension, Salis Abdul Samed a fait du bien au milieu artésien autant par sa couverture de terrain, son abnégation dans les duels que par sa première touche de balle. A ses cotés, Seko Fofana a été sur courant alternatif moins brillant que dans un passé récent mais toujours aussi précieux et propre dans l’utilisation du ballon (5 pertes de balles). Tranquille comme pas permis, Brice Samba n’a eu qu’un petit arrêt à sous mettre sous la dent. Une des soirées les plus tranquilles de la saison pour le dernier rempart artésien.

Romain PECHON

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