[J18] Brest – LOSC : les tops et flops des Lillois

Ismaily LOSC
Franco Arland/Icon Sport

Malgré la parenthèse enchantée en Coupe de France, le LOSC n’a pas réussi à ramener trois points de Brest. Les manques auront été nombreux lors de ce match, notamment sur le front offensif. Découvrez nos tops et flops de cette rencontre de la 18e journée de Ligue 1.

Les tops

Adam Ounas, un créateur exceptionnel

Il est l’une des satisfactions de la soirée à lui tout seul. Sur son côté droit, l’Algérien a posé les bases de sa prestation d’entrée, bouillonnant avec le ballon. Par sa fougue habituelle et son talent technique, il est très souvent rentré à l’intérieur et dans la surface. Même s’il a fait face à un bloc bas resserré de Brest, Adam Ounas a porté le LOSC offensivement et a permis la création de la majorité des occasions. S’il n’est pas attendu à la finition, son seul tir a malgré tout été cadré. Impérial dans les duels, il a malmené les Brestois et a tenu sa position et son rôle toute la rencontre. Auquel cas il aurait été mieux entouré, le résultat final aurait été tout autre.

Le LOSC sait maîtriser un match

C’est indéniable depuis le début de la saison : le LOSC est en maîtrise dans chacun de ses matches, y compris les plus gros. Cela se caractérise en premier lieu par la main mise permanente sur le ballon. Cela s’est vérifié en chiffres, avec 72 % de possession hier soir, contre 28 % pour Brest. Aussi, Paulo Fonseca insiste sur la création et la construction, avec toutes les échelles de son équipe. Le nombre de passes atteste de cette volonté, avec 688 passes distillées en Bretagne, contre 264 pour l’adversaire. Enfin, c’est sur le front offensif que le travail de sape s’achève et un harcèlement constant des défenseurs, y compris s’ils sont en bloc bas. Contre les Brestois hier, si l’efficacité n’a pas répondu présent, le harcèlement, lui, a bien eu lieu. En cause, 8 corners obtenus et 11 frappes tentées, bien plus que les locaux. Cette base perdure pour le LOSC depuis que Paulo Fonseca a imprimé sa patte.

Les flops

La création et le dernier geste en question

Le staff des Dogues tient là son principal problème à travailler : la création et l’efficacité qui en découle. Outre Adam Ounas, personne n’a su prendre ses responsabilités dans le domaine hier soir. De fait, un match nul est la seule issue possible, dès lors que la majorité de l’effectif est en échec dans le dernier geste. Les exemples sont nombreux, notamment sur les frappes décochées par Jonathan David. Ce dernier n’arrivait pas souvent à cadrer, alors qu’il lui est arrivé à plusieurs reprises d’être idéalement servi, entre autres par Ismaily en première période. Si ce défaut gangrène la plupart des joueurs dans le secteur offensif, Mohamed Bayo, lui, était attendu. Néanmoins, face à un bloc bas brestois en confiance, son entrée est arrivée trop tardivement. Bien dommage, cela coûte deux points.

 

Certains joueurs subissent leur placement

En l’absence de Jonathan Bamba, l’attaque lilloise a connu de nouveau quelques modifications. En effet, c’est Rémy Cabella qui a été aligné sur le côté gauche et Angel Gomes dans l’axe. Problème : cette combinaison n’a absolument pas fonctionné. D’abord parce que l’Anglais a été inefficace hier et n’a pas du tout amené de construction dans le jeu des Dogues. Certainement la faute à son placement. Aussi, aligné à gauche, Rémy Cabella n’a absolument pas eu les mêmes automatismes que d’habitude avec Jonathan David ou les autres. D’ordinaire dans l’axe, le milieu offensif n’a jamais trouvé ses repères et a semblé annihilé par le match. Sans oublier le Canadien en pointe, encore une fois bien transparent. S’il tente de se démarquer, ses coéquipiers ne le trouvent pas ou trop peu. Cette rencontre pose une nouvelle fois la question de son placement dans le onze de Paulo Fonseca. Serait-il plus efficace sur le côté ? La question a le mérité d’être posée.

Pavel CLAUZARD

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