[J12] Dijon – Amiens SC : les tops et flops

En supériorité numérique durant toute une mi-temps, l’Amiens SC a réussi l’exploit de s’incliner à Dijon (1-0), samedi lors de la 12ème journée de Ligue 2. De nouveau relégable, l’ancien pensionnaire de Ligue 1 semble irrémédiablement se diriger vers un retour à l’envoyeur, à savoir en National. Découvrez les tops et flops après cette sixième défaite de la saison.

Les tops

Le dernier match sans Kader Bamba

Si le proverbe veut que les absents aient toujours tort, cela ne fonctionne pas avec l’Amiens SC. A Dijon, Kader Bamba purgeait son deuxième et dernier match de suspension suite à son expulsion évitable à Nancy. Et comme contre Toulouse, son absence s’est cruellement faite ressentir. A l’heure actuelle, l’ailier prêté par le FC Nantes est le seul joueur capable de faire des différences balle au pied, à changer de rythme et à créer de l’incertitude chez l’adversaire. Sans lui, Amiens joue un football extrêmement stéréotypé, sans prise de vitesse et d’initiative. De quoi boucler le match à Dijon sans la moindre occasion franche de faire trembler les filets adverses. Loin d’être surprenant quand on sait que Kader Bamba était impliqué sur deux des trois buts à Nîmes et qu’il était à l’origine de celui de Tolu contre Pau. Attendu avec impatience, son retour contre le VAFC demeure l’un des rares motifs d’espoir dans la situation actuelle.

Amiens a toujours un point de plus que le dernier

« On ne peut que remonter« , s’exclamait Harouna Sy après la défaite de l’Amiens SC à Dijon. Si le latéral gauche n’a pas forcément tort, le club picard peut aussi redevenir lanterne rouge en cas de mauvais résultat face à Valenciennes, samedi soir. Car aussi surprenant que cela puisse paraître, le club présidé par Bernard Joannin n’est pas encore dernier en dépit de son plus mauvais début de saison dans son histoire en Ligue 2. Alors que l’Amiens SC ne cesse de creuser depuis deux ans et demi et la mise à la porte de Christophe Pelissier, le fond n’a peut-être pas encore été touché pour une équipe qui n’a gagné que 12 de ses 50 derniers matches de championnat.

Les flops

Aucun tir cadré

0, comme le nombre de tir cadré par Amiens à Dijon. Malgré une supériorité numérique durant l’intégralité de la seconde période, Arnaud Lusamba et ses coéquipiers n’ont pas réussi à mettre en difficulté Baptiste Reynet. Confirmé dans le onze de départ, Jack Lahne a encore traversé le match comme un fantôme avec onze petits ballons touchés en une heure sur le terrain. De retour de suspension et entré à la mi-temps, Tolu n’a guère fait mieux en perdant un ballon sur trois (6/18) et en ne remportant qu’un seul duel sur six disputés. Quant à Chadrac Akolo et Adama Diakhaby, ils continuent de symboliser la faillite de cette équipe, eux qui ne devaient être les moteurs de l’animation offensive de Philippe Hinschberger.

Une réaction trop timide à 0-1

Outre le fait d’avoir réussi l’exploit d’encaisser un but en supériorité numérique, l’Amiens SC n’a jamais réussi à emballer la rencontre à Dijon. Une fois menés aux scores, les Amiénois se sont contentés de faire basculer le ballon dans la moitié de terrain adverse, sans parvenir à changer de rythme, à trouver des dédoublements sur les côtés pour étier le bloc défensif adverse. Ainsi, à l’exception d’un coup de pied arrêté d’Arnaud Lusamba, l’actuel dix-neuvième de Ligue 2 n’a pas eu la moindre opportunité pour espérer arracher le point du nul. En termes d’envie et de qualité de jeu, Amiens affiche très clairement le visage d’un potentiel relégué à ce stade de la saison.

Un collectif toujours sans âme ni consistance

Après douze journées, le constat est implacable : l’Amiens SC n’est toujours pas une équipe. Baladés pendant la première demi-heure de jeu, les Picards n’ont eu de cesse de rendre le ballon à l’adversaire. Et si l’infériorité numérique a calmé les ardeurs des Bourguignons, celle-ci n’a pas transcendé les Amiénois, qui continuent de traverser les matches sans montrer la moindre hargne, le moindre esprit de révolte. A tel point que les rares valeurs sûres de cet effectif sont nivelées vers le bas, à l’image d’un Mickaël Alphonse qui a perdu toute confiance en ses coéquipiers. Philippe Hinschberger l’a reconnu après la rencontre, « le chantier est grand«  à l’ASC. Un chantier qui s’apparente de plus en plus à une méthodique entreprise de démolition orchestrée depuis mai 2019.

Romain PECHON

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4 Commentaires

  1. Je pense qu’il n’y a plus assez de joueurs qui sont là pour le club.
    A recruter dans des championnats exotiques, on récolte des mercenaires qui repartiront aussi vite qu’ils sont venus.
    Le recrutement est vraiment Ganzo, euh non zéro !
    Williams doit partir. C’est une sangsue pour le club et Monsieur Joannin se laisse abuser

  2. Afin de soutenir le 11Amiénois dans sa dure tache de trouver des « tops » dans cette rubriques, voici quelques idées pour les prochains matchs de l’ASC:

    • Un météo particulièrement agréable pour un mois d’octobre (en tribune ça compte!)
    • Grace à leur tenue blanche, on distingue bien les joueurs sur la pelouse.
    • Il est de plus en plus facile de trouver une place pour se garer aux abords du stade
    • Le parcours de L’ASC est une bonne occasion de se replonger dans ses vieux cours de philosophie : « Si tu plonges longtemps ton regard dans l’abîme, l’abîme te regarde aussi » (Nietzsche).
  3. Sur ce match nous ne trouvons que des flops….
    Amiens s’enfoncent dans les abîmes profonds de la ligue 2.
    Nous attendons une réaction depuis plusieurs semaines. mais rien !!!!
    Les joueurs ne se sentent pas concernés par ce championnat, ils sont déjà sur un autre projet. Depuis 30 ans de soutien, je n’ai jamais vu un tel spectacle de faiblesse !!!
    Je suis consterné que des joueurs puissent se comporter de cette manière.
    certains spectateurs se saignent pour pouvoir se payer un billet pour regarder du soit disant football…
    Honte à vous les privilégiés de la société.