[J11] Amiens SC – Dijon : les tops et flops

Amiens SC Mendy
Loic Baratoux/FEP/Icon Sport

Pas loin du gouffre en première mi-temps, l’Amiens SC est revenu du diable Vauvert pour préserver son invincibilité à domicile et surtout remporter son septième match de la saison, samedi soir face à Dijon (2-1). Découvrez nos tops et flops après cette rencontre de la 11ème journée de Ligue 2.

Les tops

La réaction de l’Amiens SC à dix contre onze

A la mi-temps, pas grand monde ne donnait cher de la peau des Amiénois. Et pour cause, le scénario semblait plus que jamais défavorable. Si le penalty repoussé par Régis Gurtner avait redonné de l’espoir après le but précoce et malchanceux encaissé par le gardien de but de l’ASC, l’expulsion de Nicholas Opoku semblait sonner le glas des espoirs picards. Et l’entame de seconde période donnait rapidement du poids à cette thèse. En infériorité numérique dans l’entrejeu, Amiens peinait à exister face à une équipe de Dijon semblant alors en maîtrise. Mais incapables d’appuyer sur l’accélérateur pour forcer la décision, les Bourguignons ont fini par perdre le fil de la rencontre. Dès lors, Amiens a fait preuve de caractère et de courage pour faire oublier son joueur en moins et surtout retourner la rencontre. Et s’il n’y a pas vraiment eu beaucoup d’occasions nettes avant le but libérateur de Gaël Kakuta, la maîtrise était clairement dans le camp de l’équipe de Philippe Hinschberger. Déjà un véritable tour de force à souligner au moment d’analyser ce septième succès de la saison et sans doute le plus marquant jusqu’ici.

Le retour gagnant de Gaël Kakuta

Le scénario pouvait-il être plus beau ? Comme pressenti, Gaël Kakuta débutait la rencontre sur le banc, étant jugé encore trop juste pour intégrer le onze de départ. Entré à l’heure de jeu alors que son équipe était en infériorité numérique, le meneur a activement participé à une dernière partie de match renversante et subjuguante. Au-delà d’une première prise de balle très tranchante, l’ancien Lensois s’est montré disponible pour ses partenaires et très souvent dans la bonne zone pour poser un vrai problème à des Dijonnais en totale perdition. Son but d’une talonnade inspirée, après un numéro assez invraisemblable de Josué Chibozo dans le couloir gauche, ne fait que récompenser son excellente entrée en jeu. S’il faudra confirmer cela sur la durée, le nouveau numéro 96 de l’ASC a eu le mérite de soigner sa première apparition à la Licorne pour donner encore un peu plus de poids à la hype entourant son retour.

Les flops

Une fébrilité assez inexplicable

Le coup du sort avec ce but malheureux et malchanceux de Régis Gurtner – la frappe de Mickaël Le Bihan s’écrasant sur son poteau droit avant de rebondir dans son bas du dos avant de finir sa course au fond des filets – peut-il expliquer à lui seul cette première période brouillonne de l’Amiens SC ? Quoi qu’il en soit, ce but ne vient pas de nulle part non plus, puisqu’il débouche d’une relance hasardeuse d’Antoine Leautey. La première d’une longue série d’erreurs pendant les 45 premières minutes de la rencontre. Dix minutes plus tard, Formose Mendy se met doublement à la faute avec une relance hasardeuse puis une intervention en retard dans sa propre surface de réparation. En y ajoutant le carton rouge infligé à Nicholas Opoku (voir plus bas) et une succession de transmissions ratées autour du rond central, Amiens avait clairement la tête à l’envers jusqu’au retour des vestiaires. « Il faudra quand même que je me fasse expliquer les erreurs en première mi-temps, lance Philippe Hinschberger. Si c’est de la suffisance, on va direct à la mine. » Un avertissement en bonne et due forme.

Le coup de sang d’Opoku

Cette expulsion lui pendait au nez depuis plusieurs semaines. Après être passé tout proche de la sanction contre Bastia et Grenoble, Nicholas Opoku a cette fois-ci regagné les vestiaires de manière précoce sans aucune discussion possible. Et encore, le corps arbitral s’était initialement montré plutôt clément avec lui avec un carton jaune rapidement sorti, avant que Monsieur Lepaysant ne se ravise en dégainant fort logiquement le rouge. Auteur d’un tacle assassin parce que par-derrière avec les deux pieds décollés, et inutile car le long de la ligne de touche, Nicolas Opoku peut s’estimer heureux que son équipe ait su faire front pour ne pas couler en infériorité numérique. Souvent sur un fil depuis le début de saison, l’ancien joueur de l’Udinese a franchi la ligne rouge avec un coup de sang sans conséquence mais sûrement pas dénué d’enseignements.

Romain PECHON avec Benjamin HERMEL

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