[J10] LOSC – RC Lens : les tops et flops

Chevalier LOSC
Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport

Malmené en début de match par un RC Lens dominateur, le LOSC a su revenir progressivement dans la rencontre, notamment grâce à son gardien de but, Lucas Chevalier. Le portier aura frustré les Lensois, en manque d’idées, toute la rencontre.

Les tops

L’entame de match lensoise

Si la suite de la rencontre a tourné en faveur des Lillois, le RCL avait pourtant bien démarré ce derby. En confisquant le ballon, et en faisant naviguer les Dogues de gauche à droite, Lens a clairement maîtrisé les vingt premières minutes de jeu. Une domination caractérisée par le penalty obtenu par Deiver Machado, parfaitement lancé par David Pereira Da Costa dans le dos de José Fonte, contraint de faire faute. Et même si Florian Sotoca s’est manqué face à Lucas Chevalier, Lens a continuer de pousser dans les minutes suivantes. Loïs Openda sur corner a notamment mis à contribution le portier lillois, d’une frappe croisée vicieuse. Il n’aura manqué qu’un peu de réalisme aux Lensois pour véritablement concrétiser cette domination.

La réaction des Dogues

Car par la suite, les débats se sont bien plus équilibré. Après le long temps mort suite à la blessure de Tiago Djalo, le LOSC s’est remis la tête à l’endroit. La première réaction est venue avec la tentative de Jonathan David, bien stoppée par Brice Samba (25′). Un retour progressif dans ce match qui sera validé par l’ouverture de score du Canadien, quelques minutes avant la pause. Au retour des vestiaires, les Lillois ont pris le dessus sur leur adversaire, ne laissant quasiment aucune possibilité offensive aux Lensois. En contre, les hommes de Paulo Fonseca aurait même pu doubler la mise sans les arrêts importants de Brice Samba.

Le LOSC en maîtrise

Ce qui a fait la différence dans le second acte, c’est cette maîtrise lilloise dans le jeu. Même s’ils n’avaient pas le ballon, les Dogues ont clairement identifié les schémas de passes lensois, rendant encore plus compliquée la tâche pour le Racing. Alors que les joueurs de Franck Haise aiment combiner sur les côtés dans un jeu en triangle, les Lillois avaient obligatoirement autant de joueurs pour bloquer ces avancées. Une seule tentative cadrée a été recensée côté lensois dans le second acte, cette frappe superbe d’Alexis Claude-Maurice, sortie par Lucas Chevalier, très certainement auteur de l’un des arrêts de l’année.

Les flops

Deux erreurs qui coûtent cher au Racing

Dans un premier acte disputé, le RCL a connu deux tournants du match qui auraient pu faire basculer la rencontre autrement. D’abord sur ce penalty manqué par Florian Sotoca. Car même si Lucas Chevalier se détend bien, c’est avant tout un geste d’attaquant imprécis que l’attaquant lensois a réalisé, très loin de ses classiques. Un penalty manqué qui est déjà un événement dans ce match, d’autant plus que les Lillois vont ouvrir le score quelques minutes plus tard sur une situation similaire. Massadio Haïdara, en retard au marquage sur Benjamin André, provoque un penalty. Jonathan David ne tremble pas et fait basculer ce match pour les locaux.

Lille est resté à portée de tir

Malgré une maîtrise dans le second acte, jamais les Lillois ne se sont mis à l’abri. Pourtant ce ne sont pas les occasions qui ont manquées. Que ce soit avec David puis Ounas (46′), ou encore en toute fin de match avec ce raté invraisemblable de Weah, seul face au but vide (90+3′), Lille aurait pu connaître une fin de match plus tranquille. Lens n’a certes pas été très dangereux en deuxième période, mais un éclair de génie aurait pu mettre à mal les Dogues. Le LOSC a heureusement pu compter sur son jeune gardien, Lucas Chevalier, auteur d’un arrêt magnifique sur la frappe non moins plus belle d’Alexis Claude-Maurice.

Les Sang et Or sans solution

D’habitude si consistants, parfois à l’image d’un rouleau compresseur qui écrase ses adversaires toute la rencontre, le RC Lens est cette fois tombé sur un os. Les Dogues ont parfaitement mis à mal les Lensois, en manque d’idées. Même quand le milieu de terrain était passé, souvent par Seko Fofana ou les pistons lensois, les solutions devant étaient très souvent bien fermées par le bloc défensif lillois. Le seul frisson lensois est venu d’une frappe lointaine de Claude-Maurice. Hormis cela ? Pas grand chose à se mettre sous la dent côté Sang et Or.

Arthur Lasseron

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