Hugues Parsemain (Lamentin) : « Amiens nous a pris au sérieux »

Lamentin
Loic Baratoux / Icon Sport

Si son équipe a été corrigée sur la pelouse de la Licorne (10-0) lors du huitième tour de la Coupe de France, le président de l’Aiglon du Lamentin Hugues Parsemain retire du positif de cette semaine particulière, à commencer par l’attitude de l’Amiens SC.

Une claque pleine d’expérience ?

« On a bien vu la différence qu’il y avait entre les deux équipes. On a été content de travailler et de jouer contre des professionnels. Amiens nous a pris au sérieux dans les deux mi-temps, n’a rien lâché. Ca circulait vite, certainement trop vite pour nous et nos joueurs n’ont pas pu réagir. Ils ont pu apprendre, voir ce qu’est le haut niveau. S’ils veulent continuer à progresser et à exister, ils voient le travail qu’il reste à faire. Il y a une nette différence de niveau. C’est comme si vous demandiez à un coureur qui est d’habitude en 11,5 secondes de faire une demi-finale olympique, à l’arrivée, il y a vingt mètres de différence. Ca reste des sportifs, des compétiteurs, mais il y a la maîtrise du ballon, technique, la condition physique, le travail qui est quotidien voire bi-quotidien pour les professionnels contre deux à trois fois par semaine pour les amateurs. La différence se fait.

C’est la première fois que l’on affronte un tel niveau. Orléans, à l’époque (ndlr : en 2019), c’était plus approximatif, moins rapide. Là, Amiens, ça jouait au ballon, ça circulait. Mais c’est bien, ils nous pris très au sérieux, ça veut dire qu’on n’est pas venu pour la plaisanterie. On est content des échanges. Il n’y a pas eu de cartons, ça a été très courtois sur la fin, il y a eu des échanges entre les joueurs. La Coupe de France, ce sont aussi des échanges culturels, il n’y a pas que le sport. C’est découvrir d’autres cultures, d’autres personnes, se faire voir, c’est tout ça qui est important pour nous en Martinique quand on fait un tel déplacement. Pendant une semaine on a vécu ensemble, on est solidaire, on souffre ensemble. On a pris une valise mais on a appris. Les gars ne sont pas fâchés, ils ont vu la différence, vu le travail à faire et savent ce qui reste à faire. La motivation reste présente pour les compétitions restantes. »

Propos recueillis par Adrien ROCHER

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