Philippe Hinschberger (Amiens SC) : « Je fais comme je veux, comme je l’entends »

Amiens SC Hinschberger
Eddy Lemaistre/FEP/Icon Sport

Agacé par l’incapacité de l’Amiens SC à forcer la décision en supériorité numérique face à Thaon-les-Vosges (0-0, 4-2 tab), samedi au stade des 1/32es de finale de la coupe de France, Philippe Hinschberger a également souhaité répondre à ceux qui l’accusent d’avoir galvaudé ce match en procédant à un gros turnover. Entretien. 

Philippe, êtes-vous d’accord pour dire que l’Amiens SC est puni pour son manque d’efficacité ?

Un peu comme d’habitude. Je crois qu’on a 17 tirs, on en cadre 2. Je ne me suis réveillé ce matin en sachant ça. Ce qui me gêne aussi c’est que c’est presque Bariki qui fait la meilleure entrée. On est puni par notre manque d’efficacité sur la deuxième mi-temps, la première ayant presque pas servi à grand-chose, à part souffrir sur les coups de pied arrêtés et manquer de niaque dans les duels. On s’est bien repris en deuxième période après une expulsion fort logique. Cela nous a bien aidé pour avoir un peu plus de place pour jouer et je me demande encore comment on a fait pour ne pas en mettre une au fond.

Ce match a finalement ressemblé à ce qu’on pouvait attendre…

Complètement. Il y avait un terrain difficile, un adversaire valeureux. Je veux aussi féliciter Thaon-les-Vosges pour leur victoire. Ils n’ont pas volé leur victoire, ils ont été capables de nous bousculer à nouveau sur les cinq dernières minutes. Je suis ni fâché ni déçu, c’est simplement la coupe. On n’a pas su forcer la décision quand on a eu l’opportunité de le faire.

Qu’est-ce qui vous agace le plus après cette élimination de l’Amiens SC ?

C’est la première où, je le répète, il ne se passe pas grand-chose. On n’a pas d’appels dans l’espace, on joue devant le bloc adverse et on retombe un peu dans nos travers. Le terrain n’est pas facilitant mais le match s’est déroulé dans un bon état d’esprit, même si un mauvais coup peut arriver. Encore une fois, j’ai l’impression qu’on peut jouer trois heures sans en mettre une dedans tout en ayant des occasions. Quand on veut gagner, il faut marquer des buts.

Vous avez procédé à pas mal de changements…

Je ne peux pas trop faire autrement ! On est rentré à six heures de Laval la semaine dernière, on a fait 24 heures de bus en une semaine, on joue mardi puis vendredi, il n’y a pas à discuter. On peut penser que notre équipe aurait été meilleure, certainement. Maintenant, les conditions de jeu rendaient très difficiles la possibilité de poser le jeu. J’ai fait mon choix et l’équipe qui a démarré, même avec ceux qui sont entrés, était capable de gagner ce match. On n’est pas non plus venu jouer avec une équipe de Gambardella, on a même fini avec suffisamment de jeunes. On a quand même laissé quelques patrons dedans. Il n’était pas non plus prévu que Iron (Gomis) et Doums (Fofana) jouent tous les deux mais Jessy (Benet) s’est un peu blessé jeudi et ne pouvait pas tenir sa place. On était capable de gagner ce match et on doit le gagner, notamment sur la deuxième mi-temps. Point final.

Certains auraient donc tort de penser que l’Amiens SC a fait l’impasse sur la coupe de France dans l’optique du championnat…

Je n’ai pas besoin de conseils des gens. Si certains veulent donner des conseils ou faire des choses, qu’ils postulent au poste d’entraîneur d’Amiens ou ailleurs. Je fais comme je veux, comme je l’entends. On est cinq (ndlr : le staff technique) à discuter chaque jour tous ensemble et on prend des décisions pour le bien du club. Si Bariki cadre sa frappe ou si Tolu met sa tête dans le but, personne ne pose la question de savoir si j’ai bien fait de faire des changements. Ce ne sont pas les rotations qui nous empêchent de gagner le match. Si on met un but, c’est fini. Tolu n’a pas proposé grand-chose en première période, c’était mieux en deuxième et ça reste quelqu’un qui occupe la charnière quand on a des gens qui tournent autour. La meilleure association sur ce match c’était finalement Tolu-Bariki.

Ne craignez-vous pas que cette élimination casse un peu la dynamique relancée en fin d’année dernière ? 

Non, c’est une compétition à part. Je suis déjà passé à autre chose, au match de Guingamp. J’ai fait ce que j’avais à faire, point final. On a été moyen mauvais sur la première mi-temps, plutôt pas mal sur la deuxième et on doit vraiment gagner ce match. Dès mardi, on sera présent pour jouer contre Guingamp.

L’Amiens SC va donc mettre toutes ses forces sur le championnat maintenant…

Exactement. On est venu, on a joué notre chance et on l’a laissé passer. On regardera donc les seizièmes de finale à la télévision après avoir certainement fait un match amical le vendredi.

Propos recueillis par Romain PECHON

2 Commentaires

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  1. Je suis très déçu par la composition de Philippe. Et vraiment je rejoins ceux qui pensent qu’on a bradé le match. La coupe de France pour nous c’est l’espoir des matches avec une L1 à la Licorne.
    Donc c’est très très décevant de ne pas arriver à battre une équipe de niveau fort inférieur et qui plus est réduite à 10
    A moins que ça ne soit stratégique, pour avoir moins de matches et se consacrer à 200% à la montée en L1.
    Sincèrement j’ai des doutes sur nos capacités…mais après comme je suis un supporter de base, je ne demande qu’à me tromper.

  2. Tous décevants : entraîneur ( l’homme qui a toujours raison…), joueurs…
    Mais qu’est-ce qu’on va faire de Tolu, Bandé, Chibozo ?
    Et Charruau : c’est un avatar de LLoris ?
    Mardi soir, je resterai chez moi.

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