Philippe Hinschberger (Amiens SC) : « Cette première partie sera ratée dans tous les cas »

Philippe Hinschberger Amiens SC
Hugo Pfeiffer/Icon Sport

Dix-neuvième avant d’aller Le Havre, l’Amiens SC est plus que jamais dos au mur alors que la première partie de saison touche bientôt à son terme. Assurant faire preuve de résilience, Philippe Hinschberger semble néanmoins assez impuissant face à la réalité des résultats. Entretien. 

Philippe Hinschberger, Amiens n’a plus de temps à perdre au moment d’aller défier Le Havre ?

Notre objectif est bien clair. Il ne reste que quatre matches de L2 avant la trêve, si on peut en gagner deux, ça nous amènerait à vingt points, ce qui ne serait pas suffisant mais juste en-dessous de la limite. Cette première partie sera ratée dans tous les cas pour nous, ce serait donc une manière minimaliste de réduire les effets négatifs.

Depuis un mois, vous prenez très peu de buts mais vous avez également des difficultés pour vous montrer dangereux. Vous êtes encore à la recherche de cet équilibre ?

A Bastia, pour moi, on doit gagner parce qu’on a les occasions. Il ne faut pas être plus royaliste que le roi. On a des face-à-face que l’on peut forcément transformer. On a perdu des matches contre des adversaires qui n’ont eu qu’une ou deux occasions. Quand Valenciennes est venu, je ne crois pas qu’ils aient plus de deux occasions. On aimerait avoir cinq ou six occasions nettes mais ce n’est pas possible. Ce match de Bastia, si on le gagne 1-0, on se serait dit qu’on est sur une bonne trajectoire mais le score fait que. Ensuite, il y a eu Caen où c’était fermé, il n’y a pas eu d’occasions, on ne pouvait pas espérer quelque chose. Le 0-0 était logique. Bastia, si on gagne, on se dit que notre équilibre est plutôt atteint. Et dans cette optique, le match de Caen est presque un bon point.

C’est donc avant tout un problème de talent au sein de votre effectif ? 

C’est l’efficacité qui fait la différence, le talent. On peut prendre n’importe quel terme. A un moment donné, quand tu as des occasions, tu marques ou non, il n’y a pas cinquante solutions. Ca peut être de la confiance aussi. Tout le monde n’a pas Mbappé ! C’est un peu plus facile quand tu as ce genre de joueur dans tes rangs. Transformer ses occasions reste le plus dur dans le football.

Votre équipe a-t-elle une réelle culture de la gagne ? 

Pour l’instant, on ne l’a pas montré. Il y a eu certaines bribes intéressantes il y a un mois ou deux à Nîmes ou qu’on a courbé le dos contre Nancy. On sait faire des choses. Sur le dernier mois et demi, je trouve que c’est beaucoup mieux. Entre culture de la gagne et ne pas avoir de gens qui trichent, mon choix est fait. Des gens qui trichent je n’en ai pas. Kader Bamba défend moins que Flo Sotoca, ce n’est pas la même personnalité et il faut faire avec ça. Après, la culture de la gagne s’acquiert en gagnant les matches. Il faut qu’on ait surtout la culture de prendre des points, d’avancer à la trêve avec un nombre de points minimum qui permet d’envisager la deuxième partie de saison avec optimisme.

Vous avez parlé de Nîmes et de Nancy, le problème est que vous avez davantage été dans la réaction que dans l’action…

Il y a beaucoup d’équipes qui sont comme ça. Tu rentres dans le match, tu te mets un peu à ronronner, que l’adversaire te fout dans un faux rythme, que l’arbitre siffle beaucoup de fautes, que tu n’arrives pas à mettre de rythme et d’un seul coup un évènement fait que tu prends un but ou une barre et ça te réveille. Quand on encaisse un but après un quart d’heure je suis presque content. A Grenoble, on en a fait des premières mi-temps de merde !

J’attends le meilleur, je suggère le meilleur à mes joueurs mais il y a obligatoirement tout un tas de facteurs qui s’additionnent et font que notre saison est ce qu’elle est.

Tu prends un but et tu te dis qu’au moins ton équipe va se bouger parce que c’est dur sur une saison complète d’être toujours acteur. On voudrait bien mais parfois, c’est dur. On l’est autant que l’on peut l’être. J’attends le meilleur, je suggère le meilleur à mes joueurs mais il y a obligatoirement tout un tas de facteurs qui s’additionnent et font que notre saison est ce qu’elle est. Il faut que l’on réfléchisse bien, sauver cette saison et bien réfléchir sur la prochaine.

Propos recueillis par Romain PECHON

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