Guy Ngosso : « L’Amiens SC c’est comme ma famille »

Ngosso Amiens SC
Panoramic/Imago

Membre du staff technique de l’équipe réserve de l’Amiens SC depuis deux saisons, Guy Ngosso poursuit sa formation avec le club qui l’a vu inscrire le seul but de sa carrière en Ligue 1. Marqué à tout jamais par l’épopée des braqueurs, le Camerounais entend désormais écrire une nouvelle page de son histoire commune avec la formation samarienne. Entretien.

Guy Ngosso, comment cela se passe depuis votre retour au club ?

Franchement, ça se passe bien. Ça fait deux ans quasiment que je suis revenu. J’apprends aux côtés des entraîneurs au centre de formation. Je prends de l’expérience à ce niveau. En même temps, je passe mon diplôme. Je suis à la fois à la formation et au club, dans la pratique. J’ai une formation en plus cette semaine. 

Le projet est donc clairement de devenir entraîneur à terme…

On a toujours des projets, mais on ne sait pas où l’on va. Oui, ça m’a inspiré. Plus les années passent, plus on se dit qu’on peut continuer. Un moment donné, il faut se poser et laisser le flambeau à certains autres. A partir de là, j’ai envisagé une reconversion en tant qu’entraîneur et c’est le projet que je poursuis aujourd’hui.

Comment avez-vous vécu la fin de votre carrière de joueur après avoir quitté Amiens ?

Ça a été difficile. La preuve, je suis revenu après à Amiens. L’Amiens SC c’est comme ma famille. Maintenant, le plus important pour moi n’était pas de quitter Amiens. Je l’ai quitté. Maintenant, le plus important est d’être là. 

C’est un peu plus compliqué depuis un an et demi, quel regard portez-vous sur l’évolution du club ?

C’est la vie, ça peut se passer comme ça par moments. Dans la vie, il y a des hauts et des bas. Il faut s’accrocher, se serrer les coudes et avancer tous ensemble. 

Le club que vous aviez connu ici à beaucoup changé

J’ai vu que ça a beaucoup changé. Quand tu touches l’élite du football français, il faut bouleverser les choses. Le club a beaucoup changé. Il s’est amélioré. Je pense qu’il va encore plus grandir avec beaucoup de choses. 

Avec du recul, vous rendez-vous compte de ce que vous avez fait pour le club lors de l’épopée des braqueurs ?

On s’en rappellera toujours. Maintenant, c’est le présent qui compte. Tout ce qui a pu se passer au club, c’est du passé. Il faut vivre le présent et espérer que ce soit encore des choses magnifiques.

C’était quand même historique, on s’en souviendra dans cinquante ans…

Il faudra toujours se rappeler, c’est important. Il ne faut pas l’oublier. Même les générations futures vont s’en rappeler. C’est extraordinaire. Après, comme on dit, on ne doit pas se gargariser de ce qu’on a fait avant. Il faut voir ce que l’on fait dans le présent. C’est le plus important. 

Vous n’aviez joué que deux saisons, ici mais on a l’impression que ce club vous a marqué à vie…

Quand vous parlez de famille, on n’a pas besoin d’avoir les liens du sang pour pouvoir fonder une famille. On n’a pas besoin d’être à un endroit pendant cinquante ans pour devenir une famille. Même en une journée, vous pouvez créer une famille. C’est ce qui s’est passé. Je me sens bien et on avance ensemble. C’était court mais intense. Aujourd’hui, je suis persuadé que je repars pour une longue aventure avec le club.

Êtes-vous encore en lien avec les joueurs de l’époque ?

Oui, j’ai toujours gardé des contacts. Je prends des nouvelles de temps en temps. Après, ils sont tous dans un autre projet, donc c’est le plus important. Vous savez, il y a le foot, mais dans la vie, il y a l’humain. Moi, je tiens plus à tout ce qui est humain que le travail en lui-même. 

Propos recueillis par Romain PECHON

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans cet article ? Contactez la rédaction en précisant le titre de l'article

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires