Franck Haise (RC Lens) : « Une première partie de saison exceptionnelle »

Franck Haise RC Lens
Christophe Saidi/FEP/Icon Sport

Vainqueur d’Auxerre grâce à un penalty de Przemyslaw Frankowski, le RC Lens a ponctué sa très belle première partie de saison par un dixième succès en autant de rencontres disputées à domicile. De quoi faire le bonheur de Franck Haise qui ne peut que dresser un bilan hyper positif à mi-parcours. Entretien. 

Franck, vous attendiez-vous à un match si compliqué pour le RC Lens ?

On s’attendait à un match compliqué, comme on l’a eu d’ailleurs. On s’attendait à ce que Auxerre défende bas, avec des lignes resserrées. On aurait préféré avoir moins de mal mais je pense qu’on a eu raison de hausser l’intensité dès le début de la seconde période. Dans un championnat qui est marathon, il faut savoir gagner ce genre de match, même si c’est compliqué voire très compliqué. C’est très important. On aime gagner en faisant du beau jeu, en étant flamboyant. On ne l’a pas suffisamment été, ce n’était pas facile de l’être fa ce au jeu de l’adversaire, mais je ne vais pas me fâcher parce qu’on n’a pas fait le match du siècle. On l’a quand même gagné et on est à 44 points à la dernière journée.

Le défi de cet rencontre n’était-il pas de lutter contre une certaine forme de frustration ? 

Il fallait être patient psychologiquement mais quand même être engagé et le plus créatif possible, même quand ce n’est vraiment pas simple. Il y a eu un peu de frustration, notamment parce que très vite l’adversaire essaie de gagner du temps. Il faut être capable de gérer ces périodes-là. Ils sont venus faire leur match et personne ne peut leur reprocher après une défaite 5-0 à la maison. C’est normal de ne pas s’ouvrir dans tous les sens. Ensuite, c’était aussi à nous d’être meilleur, plus dynamique, plus créatif. Ça n’a pas toujours été le cas mais on a quand même eu la mainmise sur ce match et on a logiquement gagné même si c’est sur penalty.

Pensez-vous que l’explication soit physique avec l’enchaînement des matches ? 

Non, je ne pense pas. On avait un peu de fraîcheur dans l’équipe. L’intensité, c’est attaquer la première ligne même quand l’espace est moindre. C’est faire des courses de cinq mètres ou de dix mètres. Dès qu’on a fait ça, on a créé du danger. Il fallait le faire plus souvent qu’en première période. On devait aller plus loin pour gagner ce genre de match. C’est le message que j’ai fait passer à la mi-temps, sachant qu’il n’y avait pas 50 messages à faire passer.

Le plus dur est-il justement de toujours se remettre en cause quand on est sur de telles séries positives ? 

Je n’ai pas trop cette crainte. De temps en temps, il y a besoin de bouger un peu les choses mais ce n’est pas par rapport à ça. Parfois, il faut encore aller un peu plus loin dans certaines courses, dans certains appels à vide et la vitesse de jeu. Ce n’est pas toujours facile. Ce type de rencontre n’est vraiment pas simple mais on sait ce qu’on doit faire, ce qui dépend de nous.

Pensez-vous que ce type de match n’était pas forcément gagné par le RC Lens il y a encore un an de cela ?

C’est possible. D’ailleurs plusieurs personnes dans l’entourage proche du club, du groupe et du staff m’ont dit que ce genre de match face à une équipe regroupée, qui attendait, on ne l’aurait peut-être pas gagné la saison dernière. C’est possible oui. La bonne nouvelle est qu’on parvienne à le gagner.

Qu’est-ce que représente ce total de 44 points à mi-saison, un bilan historique pour le RC Lens ? 

C’est une photo à mi-championnat. Je pense que le club n’a jamais fait 44 points à ce stade de la saison dans son histoire. Il n’y a pas beaucoup de clubs capables de le faire. Je ne sais pas ce que sera la deuxième partie de saison, mais cette première partie de saison est exceptionnelle. Ce dix sur dix à Bollaert est aussi exceptionnel. Je ne sais pas si ça a été fait souvent aussi. Les joueurs ont fait quelque chose d’exceptionnel. Le football est de continuer à rester régulier comme on le fait depuis un moment pour avoir une belle deuxième partie de saison à jouer.

Vous regardez devant ou derrière ? 

Je regarde le classement, de la première à la dernière place, parce que j’aime le football et que je veux savoir où tout le monde se situe. En tout cas, il y a plus de monde derrière que devant. C’est une certitude.

Propos recueillis par Romain PECHON

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