Franck Haise (RC Lens) : « J’aimerais bien maîtriser complétement un match »

Haise RC Lens
Christophe Saidi/FEP/Icon Sport

Proche de la correctionnelle face à lanterne rouge stéphanoise la semaine passée, le RC Lens doit retrouver plus de constance malgré son bon début d’année 2022. Avant de recevoir Marseille, Fanck Haise a exprimé son souhait de retrouver une maîtrise plus conséquente. Entretien.

Franck Haise, comment aller vers plus de constance et rejouer des matches pleins ?

Maîtriser des matches du début à la fin, en Ligue 1, il y a peu d’équipes qui le font. Nous, on n’y arrive pas toujours (rires). Quand je regarde les contenus de ces trois matches, même si on n’a pas dominé de la première à la dernière minute, les faits étaient plutôt en notre faveur. J’aimerais bien, comme tous les entraîneurs du monde, maîtriser complétement un match, mais on en n’est pas là.

Que craigniez-vous au sein de cette formation marseillaise ?

C’est une formation qui a beaucoup évolué intelligemment. Elle a proposé en début de saison un jeu ouvert avec beaucoup de nouveautés dans l’animation offensive. Quand j’écoute ses conférences de presse (Jorge Sampaoli, ndlr), il est toujours très lucide et fait de très bonnes analyses. On sent que c’est une équipe qui a resserré, qui évolue différemment que précédemment, notamment sur l’animation défensive. Ça explique que c’est la meilleure défense de France. Elle n’a pas encaissé de buts à l’extérieur depuis un bon moment. Elle a gardé toute sa qualité sur le plan offensif et des joueurs d’exceptions en plus. C’est assez logique qu’ils soient là-haut, en plus des ambitions qu’ils ont. C’est une très belle équipe, mais on va essayer de leur poser un certain nombre de problèmes comme on avait pu le faire au match aller, même si leurs façons de jouer sont différentes. Après, cette équipe continue de recruter et de mettre des moyens à la hauteur de ses ambitions. En défense placée, elle est très difficile à manœuvrer. Il faudra qu’on soit en mesure de créer des déséquilibres et savoir utiliser les quelques situations de transitions.

Qu’est-ce qui explique que vous êtes capable de vous mettre au niveau des grosses équipes sur un match ?

On a déjà la chance d’avoir de très bons joueurs. Ils sont dans le projet et le partage pour certains depuis de nombreuses années. Il y a de la qualité dans l’effectif, sinon, on n’en serait pas là. Après, on se hisse parce qu’on est toujours le seizième budget. Je ne vais pas dire que je me contente de ça, mais je suis très heureux d’être déjà à ce niveau, d’être capable de faire des matches comme on a fait à Marseille, à Monaco, Paris ou plus récemment face à Lille et Rennes. Ce type de match, avec la qualité que les joueurs mettent et de se mettre au niveau de ces adversaires qui sont à d’autres niveaux que nous, je trouve que c’est déjà une très bonne chose. Après, on travaille chaque jour pour faire un peu plus, un peu mieux. Ça reste du football. Ce n’est pas une science tout à fait exacte. Parfois, on n’y arrive pas.

La verticalité et le jeu en profondeur dans l’axe de la défense marseillaise vous inspirent-t-il dans les transitions ?

C’est une équipe qui a l’une des plus grosses possessions du championnat et elle aime l’avoir. Elle a parfois des possessions hautes très longues. Ça peut arriver que dans ce cas, elle consomme un certain nombre de joueurs offensifs. Il faut d’abord avoir la volonté, et après, avoir la qualité pour sortir parce qu’il y a beaucoup de mondes qui sont capables de mettre sous pression. Évidemment qu’il faudra être bon sur les transitions offensives. Il faudra être en mesure de bien utiliser le ballon sur les moments où on l’aura moins. J’attends qu’on soit capable de bien l’utiliser sur tous les aspects. On avait eu 40 % de possession au match aller. Il avait 60 ou 65 % de possession sur leurs derniers matches, c’est assez énorme.

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