Franck Haise (RC Lens) : « Il faut parfois prendre le mur ou la claque dans le visage »

Franck Haise RC Lens
Christophe Saidi/FEP/Icon Sport

Très déçu par la prestation du RC Lens à Brest, battu dans les grandes largeurs en raison d’une déficit d’intensité et de vigilance de son propre aveu, Franck Haise a tenu à mettre les points sur les i avec ses joueurs avant la réception d’Angers, vendredi en ouverture de la 15ème journée de Ligue 1. Entretien.²

Franck Haise, quel discours avez-vous tenu à votre groupe après Brest ? 

J’étais déçu. Quand je revois le match à la vidéo, on était vraiment loin de ce que l’on doit donner, au-delà même du résultat, même si on a cinq occasions qu’ils en ont trois et que ça fait 3-0 pour eux. Au-delà de ça, notre intensité défensive avec la première ligne offensive et les pistons, on était loin du compte. On a laissé trop de latitude à notre adversaire. Perdre à Brest, ça ne me pose pas de problème, on peut perdre partout, mais pas de cette manière-là. Le ton était différent qu’après les précédents défaites. Je n’ai pas aimé notre match dans notre ensemble, mais surtout notre entame. On a été loin de ce qu’on est habitué à faire durant les 20-25 premières minutes. On ne peut pas se satisfaire de ce qu’on a produit. On en a parlé ensemble mardi, on a fait le retour avec quelques images, quelques datas et je leur ai fait part de mon ressenti.

Comment expliquez-vous cela ? 

La réussite, c’est-à-dire être deuxième à ce moment de la saison, ce n’est pas attendu quand on est le RC Lens. On est toujours le seizième budget, le promu d’ici y a 18 mois. On n’est pas installé dans le haut de tableau depuis dix ans. On sortait aussi d’un match de grande qualité contre Troyes. La réussite engrenage toujours une baisse de la vigilance. Et même si mon rôle est de prévenir, il faut parfois prendre le mur ou la claque dans le visage pour s’en rendre compte. Et au bout de onze minutes, on avait pris deux claques. Et comme en plus on n’arrive pas à être efficace sur les occasions créées, parce qu’on aurait pu rentrer à 2-2 ce qui n’aurait pas été choquant, on rentre à 3-0. Dès que la réussite ou les louanges font perdre en vigilance et en intensité, on est friables.

Ce match n’illustre-t-il pas l’importance de Florian Sotoca, notamment sur l’aspect défensif ? 

Contre Troyes, il n’était pas là au début du match, pourtant on n’a vu qu’une équipe. S’il fallait résumer l’équipe à un joueur, ce serait assez simple. C’est un peu plus complexe selon moi. Pour autant, je sais l’importance de Flo dans l’investissement et l’engagement aussi bien offensif que défensif. Contres Troyes, on avait fait une bonne partie du chemin sans lui. C’est aussi le collectif qui doit être le plus fort ici. Même s’il y a un ou deux absents, le collectif doit prendre le pas. Parce qu’il va toujours manquer une individualité, ce sera encore le cas ce week-end. C’est vraiment collectivement qu’on a été moins bons et moins intense. Moi aussi, je me mets avec eux.

Diriez-vous que Brest est avant tout un accident ? Et avez-vous ressenti des signaux annonciateurs de ce match ?

La réponse sera donnée dans les prochaines semaines. Ce qui est sûr c’est que la séance d’hier avec les 20 titulaires, à J+2, était une séance avec beaucoup de qualité et d’intensité.

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