Francis De Percin (Amiens SC) : « On ne peut pas arriver la fleur au fusil à Rodez »

En première ligne tout au long de la semaine, en raison de l’absence de Philippe Hinschberger pour cause de test positif au Covid, Francis De Percin a donc assuré la conférence de presse d’avant-match, ce jeudi midi. L’occasion pour l’entraîneur adjoint de l’Amiens SC de faire le point sur la gestion de la reprise de l’épidémie au sein du groupe et l’état d’esprit avant d’aller défier Rodez. Entretien. 

Francis, comment s’est déroulée cette semaine un peu particulière pour l’Amiens SC ?

Depuis lundi, avec le reste du staff, on a géré l’absence de Philippe mais on était souvent au téléphone pour faire les retours. Il faut vivre avec le Covid. C’est la huitième vague, on a eu Nicholas touché il y a quelques semaines, moi avant Niort, là c’est Philippe. On est très vigilant par rapport aux règles d’hygiène et au port du masque avec nos joueurs.

Les mesures sont-elles renforcées ?

Non, ce n’est pas le mot, mais on est plus attentif. Il n’y a pas d’autres cas. Les garçons sont en forme. On a la chance d’avoir un groupe jeune mais très à l’écoute. Ils sont attentifs à ce qu’on leur dit et il n’y a pas de soucis à avoir de ce côté-là.

Comment avez-vous senti le groupe cette semaine ?

On leur a dit qu’on a une marge de manœuvre qui est très fine et ce match amical contre QRM était un mal pour un bien. On a pris une belle claque mais ça nous a remis les idées en place. On a insisté là-dessus en début de semaine parce qu’on va à Rodez qui a eu deux victoires, deux nuls et une défaite sur les cinq derniers matches. Ils reviennent bien et on ne peut pas se permettre d’arriver la fleur au fusil à Rodez. C’est un collectif très généreux avec un état d’esprit qui va être très bon. Jouer à Rodez n’est jamais une partie de plaisir.

L’enjeu pour le staff de l’Amiens SC est donc d’être en alerte à propos d’un possible excès de confiance ?

Même si aujourd’hui on est quatrième, il ne faut pas s’enflammer. La route est longue et même si on a gagné 3-0 contre Niort, ça ne s’est pas joué à grand-chose. La première mi-temps n’a pas été simple, on a su déverrouiller le match en deuxième sur une récupération haute et avec le carton rouge, ça a facilité le match. Mais on s’aperçoit que chaque match est difficile et ça sera le cas à Rodez. On reste humble, on travaille et on fait en sorte que le groupe ne s’enflamme pas, reste les pieds sur terre pour avancer.

Propos recueillis par Romain PECHON avec Adrien ROCHER

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