Florian Sotoca (RC Lens) : « On peut être fier de notre parcours »

Florian Sotoca RC Lens
Anthony Dibon / Icon Sport

Si le RC Lens n’a pas réussi à décrocher un ticket pour l’Europe lors de la dernière journée, Florian Sotoca garde en mémoire l’incroyable saison 2021-2022 réussie par les Sang et Or et estime qu’il doit susciter beaucoup de fierté. Entretien.

Florian Sotoca, quel sentiment vous laisse ce dernier match ?

On voulait attaquer fort en deuxième mi-temps mais on prend ce but en contre qui nous fait mal. On a encore su puiser dans nos ressources, réagir avec notre état d’esprit, notre idée de combat. C’est magique d’égaliser encore une fois en fin de match. Même si on ne jouera pas l’Europe, on peut être fier de notre parcours cette année. Vraiment, je suis fier d’appartenir à cette équipe et ce club parce qu’on a réalisé une saison de fou. Ca fait deux saisons que l’on prend un plaisir énorme à jouer ensemble, ça s’est vu encore. Tant qu’on gardera cet état d’esprit, on pourra voyager.

Qu’est-ce qui vous rend si fier ?

Tout ! Notre jeu, notre état d’esprit, notre envie d’aller vers l’avant. A 1-2, on aurait pu faire n’importe quoi et prendre le troisième mais on s’est retroussé les manches pour aller chercher ce match nul qui fait mal à Monaco. Ca fait partie du jeu. L’an dernier, ils nous avaient privé de la coupe d’Europe, cette année c’est nous. C’est bien de finir sans perdre ce match. On aurait eu les boules de le perdre. Tous les efforts que l’on a fait ont été récompensés avec ce but. Même en gagnant on n’aurait pas eu l’Europe mais on peut être fier de notre saison et de notre dernier match face à une grande équipe de Monaco que l’on a secoué. Fier de tout ce que l’on a accompli.

Est-ce qu’il y a une inquiétude de voir ce groupe perdre beaucoup d’éléments ?

On sait que les intersaisons sont toujours délicates parce qu’il peut y avoir des départs mais je pense que le club est armé pour répondre à toutes les sollicitations. On sait que l’on ne pourra pas garder tout le monde, ça fait partie du football mais je pense que l’on gardera cette identité, cet état d’esprit qui nous transcende depuis deux saisons. Avec un public comme ça, on pourra passer encore de belles années. On va partir en vacances, bien se reposer parce qu’on mérite de partir l’esprit libre ! Je pense que l’on peut être très fier de ce que l’on a accompli. C’est beau d’avoir pu vivre cette finale même si ça se termine sans cette cinquième place. On a tout donné jusqu’à la dernière minute, on se l’était promis. Avant le match, on s’est dit qu’il ne fallait pas avoir de regrets. On a un petit peu de regrets sur le match mais même en gagnant, on n’aurait pas été européen. On peut être fier de notre match face à cette équipe de Monaco qui restait sur neuf victoires en Ligue 1. Je suis ému parce que je sais que l’on va perdre certains joueurs qui nous ont porté tout au long de la saison mais je suis persuadé que le club va faire le nécessaire pour bien les remplacer.

Est-ce qu’il y a déjà un peu de nostalgie ?

Forcément, oui parce qu’on vit des choses magiques depuis deux ans. Qui aurait cru ça lorsque l’on est monté ? On nous avait dit que la deuxième saison était plus compliqué et on fait quand même 62 points. C’est assez exceptionnel. En plus de ça, l’état d’esprit et le jeu que l’on a montré cette saison, même si on a eu un coup de moins bien en décembre et janvier… On a su se retrousser les manches, faire une fin de saison géniale avec sept matches sans défaite avec des gros matches, des scénarios un peu fou comme ce dernier contre Monaco. C’est top.

Quel bilan tirez-vous sur le plan personnel ?

Je suis satisfait parce que je n’ai pas eu de pépin physique, j’ai pratiquement fait tous les matches. Quand on vit dans ce groupe, on peut être que satisfait. On a vécu une année exceptionnelle. J’aurais pu avoir plus de buts et de passes décisives, oui, mais ça passe au second plan parce que j’ai vraiment vécu des émotions et c’est le plus important dans le football. Je prends énormément de plaisir dans cette équipe et j’espère que ça durera le plus longtemps possible.

Propos recueillis par Arthur LASSERON

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