Fabien Mercadal (USL Dunkerque) : « On a dû batailler avec pas mal de vents contraires »

Mercadal Dunkerque
Panoramic

Au terme d’une saison 2020-2021 marquée par un début d’exercice en fanfare puis une deuxième partie bien plus compliquée, Fabien Mercadal dresse le bilan de son retour à l’USL Dunkerque entre fierté du maintien acquis et tristesse de son départ.

Un maintien dans la douleur

« On a dû batailler avec pas mal de vents contraires toute l’année. On avait des garçons de qualité, investis, engagés. Je le précise sans cesse mais je le pense vraiment : leurs attitudes et leur état d’esprit ont fait que nous nous sommes sauvés, c’est clair. Mais on n’avait pas un effectif très étoffé. Quand on perd Rocheteau pour les croisés, puis Bruneel pour les croisés… ce sont deux joueurs qui manquent toute l’année.

On savait qu’on l’aurait à un moment donné, ce coup de mou. Il est arrivé exactement dans la période où nous avons appris que nous avions une rétrogradation à titre conservatoire de la part de la DNCG. Je sais que les garçons ont pris un coup sur la tête. On était bien, et il y a cette annonce. On a beau rassurer les gars, mais quand on connaît le foot, on sait que c’est un problème. Cela nous a un peu sortis du jeu.

On est plutôt fiers de ce qu’on a réalisé ! On a eu une certaine régularité sur l’ensemble de la saison. On a pris 21 points sur la phase aller et 20 sur la phase retour. On a été cohérents, on a fini 3e au fair-play. Cela veut dire qu’on n’a pas été à la pioche. On avait l’objectif de ne pas être privés de joueurs gratuitement. On a été très disciplinés dans le jeu. Les garçons ont été malins et cela nous a permis de grappiller les points pour atteindre cet objectif que nous avions tous dans la tête. »

Son départ de Dunkerque

« Évidemment, il y a de la tristesse. C’est un club que j’aime, je me suis aussi attaché aux joueurs et je les ai eu longuement au téléphone ces derniers jours. Mais, il y a eu un choix fait de la part des dirigeants et je le respecte. J’aurais continué avec grand plaisir, j’étais prêt à repartir, vraiment. Je suis déjà régénéré et je sens que je commence déjà à m’ennuyer là (sourire). Je respecte leur choix, même si je ne suis pas obligé d’être d’accord. Je ne suis pas quelqu’un de destructeur.

Je n’aime pas tout le monde dans ce club, je ne vais pas mentir. Mais il y a plus de personnes que j’apprécie dans ce club que je n’apprécie pas. Nous, les entraîneurs, nous sommes de passage. Mon passage à Dunkerque, sans prétention, c’est factuel, c’est la montée du CFA en National, la stabilisation à ce niveau, puis le premier maintien de la Ligue 2 de l’ère moderne. On ne pourra pas me l’enlever. J’espère que les coachs d’après vont emmener le club encore plus haut, je le souhaite de tout cœur. »

Source : MaLigue2

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