ESC Longueau : Playe « maintient sa confiance » envers Huck

Christophe HUCK Longueau

En dépit des bruits émanant des couloirs du stade Emile Noël, faisant état d’une possible démission après la défaite contre Compiègne (1-3), Christophe Huck est toujours l’entraîneur de l’ESC Longueau, ce dimanche soir. Après une longue entrevue avec son staff technique, René Playe a décidé de jouer la carte de l’apaisement. Entretien. 

René, Christophe Huck est-il toujours l’entraîneur de Longueau au moment où on se parle ?

Oui, on maintient notre confiance envers l’encadrement. Ce qui se passe autour ne regarde que l’encadrement et le comité de direction du club. Même si on a eu certains débordements de personnes mécontentes autour du terrain, ça ne change rien au travail effectué au quotidien et qui est bien fait. On se reverra très certainement dans la semaine pour étudier des pistes d’amélioration.

Vous sortez d’une longue entrevue avec votre entraîneur. Que s’est-il dit ?

L’idée était de lui renouveler notre soutien, en tout cas mon soutien en ce qui me concerne. Ses deux adjoints ainsi que le préparateur physique étaient là pour le réconforter. Il savait dès le départ qu’il s’engageait dans une potentielle galère. On est parti sur un projet National 3 avec des joueurs de Régional 1, il faut en être conscient. On savait que ce serait compliqué.

Christophe ne vous a donc pas fait part de sa volonté d’arrêter ? 

Pas réellement, non. Il n’a pas dit qu’il avait envie d’arrêter, il a simplement dit que c’était très compliqué. Il a d’autres priorités dans la vie sportive, parce que c’est un éducateur de haut niveau, un professionnel. J’en ai connu des éducateurs, dont Sébastien (Léraillé) qui est resté cinq ans avec nous et qui a fait un boulot formidable. Là, c’est encore différent. Quand il prépare une séance comme il fait avant chaque match, c’est six ou sept heures de travail en amont. Tous les éducateurs ne peuvent pas se le permettre. Pour moi, c’est un professionnel. On voit aussi que les garçons continuent à le soutenir. Aucun joueur ne dit que le coach n’est plus l’homme de la situation. Après, on aura des échanges avec l’encadrement et quelques joueurs qui méritent qu’on puisse discuter avec eux. Certains ont encore envie dans le lot. Maintenant, que peut-on répondre à nos détracteurs qui vont dire : »neuf matches, neuf défaites » ? C’est comme ça.

« Il faut aussi savoir qu’on a des obligations statutaires en National 3 comme le DES pour entraîner. Les DES dans la Somme, ça tient sur les doigts d’une main et encore. »

Ca reste la réalité et on a le sentiment que Longueau est déjà cuit… 

Bien sûr et ça commence à faire beaucoup… On s’était peut-être un peu trop focalisé sur nos derniers matches, malheureusement ça ne s’est pas bien passé. Autant à Chantilly on peut avoir des regrets autant là on ne peut rien dire.

La trêve arrive bientôt, le moment sera peut-être venu de procéder à des changements…

Il reste deux matches avant ça et pas des plus faciles avec deux déplacements à Lille et Marcq. Des changements oui, mais c’est quoi ? On parle de changement de joueurs ou de changement d’encadrement ? Laissons passer les deux prochains matches et après on pourra aviser. Il faut aussi savoir qu’on a des obligations statutaires en National 3 comme le DES pour entraîner. Les DES dans la Somme, ça tient sur les doigts d’une main et encore. Je ne veux pas prendre pour excuse le diplôme. Je vois le travail effectué jusqu’à maintenant. On a commencé une expérience avec Christophe, je ne sais pas combien de temps ça va durer, parce qu’il a aussi des ambitions que je connais depuis nos entretiens de début de saison.

« Aujourd’hui, on est ridicules ! La problématique vient des joueurs ! »

Certains de vos joueurs commencent aussi à dire que Longueau n’est tout simplement pas au niveau. N’est-ce pas finalement ça le problème ? 

Pas sur tous les matches. Aujourd’hui ou contre Lens, on n’était pas au niveau. Maintenant, c’est pour tout le reste des équipes du groupe contre Lens. Sur les sept autres matches, on a été présents. On a même baladé Feignies qui est aujourd’hui co-leader ! On est trop juste certainement, maintenant on sait aussi qu’il y aura cinq défaites et ce sera très difficile je pense. Il faut désormais s’attacher à la fierté. Il va falloir qu’on se bouge encore plus et qu’on essaie de gagner quelques matches quand même. Aujourd’hui, on est ridicules.

De l’extérieur, en prenant en compte les résultats et l’atmosphère autour du club – à l’image de cette altercation entre votre entraîneur et un supporter à la mi-temps, on a le sentiment que le club est au bord de l’implosion. Comment faire pour que cela ne bascule pas du mauvais côté ?

Il y a le club, l’encadrement et les joueurs. Pour moi, la problématique ne vient pas de l’encadrement ou de la direction du club, qui mettent tout en œuvre pour que ça se passe bien, qu’ils soient dans les meilleures conditions possibles. Aujourd’hui, la problématique vient des joueurs ! Je ne suis pas sur le terrain, ce sont les joueurs. Ca leur appartient ! Je les mets devant leurs responsabilités ! Quand on se rend compte que le match bascule encore sur deux buts qu’on donne…

Propos recueillis par Romain PECHON

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