Corentin Nagy (US Camon) : « On sait d’où l’on vient »

Capitaine d’un US Camon surprenant troisième après huit rencontres, Corentin Nagy considère que cette réussite est avant tout collective et espère que la bonne série pourra continuer afin de valider rapidement le maintien en Régional 1. Entretien.

Corentin Nagy, comment jugez-vous ce début de saison, avec trois victoires et cinq matches nuls ?

On est bien remontés au classement ! Comme je l’avais évoqué pendant notre série de matches nuls, on voulait prendre le bon wagon et je pense que l’on peut dire que c’est chose réussie. On avait ce petit doute après les cinq nuls, mais maintenant on est sur trois victoires, ça remet bien dans les têtes et ça nous met dans de bonnes conditions.

La victoire à Dunkerque semble avoir fait du bien dans les têtes…

C’est une sorte de déclic pour nous. On sortait de cinq nuls, on parvient à marquer rapidement et derrière on s’est comporté comme des hommes et on a tenu le résultat contre une très belle équipe. Forcément, ça nous a tous fait du bien et ça nous a permis de nous souder entre nous dans l’équipe. C’était important parce que, mine de rien, on est une nouvelle équipe et on apprend tous à nous connaître. On n’est que quelques « anciens » de Camon, et on apprend à jouer avec les nouveaux. Aller chercher cette victoire, ça nous a fait du bien.

Est-ce qu’elle a permis d’évacuer la frustration accumulée par ces nuls ?

Clairement, oui ! Après le match de Gravelines, il y a eu une sérieuse mise au point entre nous tous. On s’est dit les choses dans le blanc des yeux dans les vestiaires parce que ça faisait cinq matches nuls dont trois où l’on mène au score et l’on se fait rattraper. Il fallait que ça sorte, et le fait de fructifier ça par une victoire, ça a permis d’évacuer tout ça.

Il y avait un petit abcès à crever ?

C’est exactement ça. Ce match nous a permis de nous dire que l’on était capables de faire de bonnes choses quand on va chercher des choses plus loin que ce que l’on a déjà fait. On sait aussi être une équipe solide qui ne se fait pas remonter au score.

Parce que vous avez la meilleure défense du championnat, une chose très importante pour un promu…

C’est sûr parce que si on ne prend pas de buts, on ne peut pas perdre. C’est ce que l’on a fait à Marck (1-0), à Dunkerque (1-0) et contre Gravelines (0-0). Ce sont des points assurés, et de notre côté on sait que maintenant, on peut se reposer sur ça parce que derrière nous, Maxime Josse fait un boulot monstrueux. Cette défense c’est vraiment un travail collectif, ça part des trois attaquants devant jusqu’à nous, défenseurs, derrière, et pour l’instant, ça nous sourit. On a encaissé que six buts, c’est vraiment très positif parce qu’on sait qu’on a une grande force offensive. Les deux combinés, pour l’instant, ça marche plutôt bien.

Offensivement, le retour de Zahir Zerdab et l’arrivée de Ryan Da Veiga semblent faire beaucoup de bien…

Zahir était déjà avec nous l’an dernier donc on parle un peu plus de vacances, on va dire. Lui et Ryan nous apportent une expérience monstrueuse devant. Ce sont deux personnes sur qui on peut se reposer quand on est en difficulté. Ils gardent le ballon, ils font remonter le bloc et en plus de ça, ils font un énorme travail défensif. Ils nous font beaucoup de bien.

Désormais, est-ce que Camon regarde plus haut ou vous regardez quand même l’écart qui vous sépare de la zone rouge ?

On est dans l’optique de ne jamais se relâcher. On est promus, on sait d’où on vient, la descente d’il y a deux ans avait fait mal au club. On a eu le bonheur de remonter, c’est précieux, donc on fait en sorte de ne pas trop regarder ce qu’il se passe derrière nous parce qu’on est ambitieux mais on reste vigilants et on fait attention à l’évolution du classement pour rester dans cette bonne dynamique et ce bon wagon.

Afin de valider rapidement le maintien et augmenter l’ambition à l’avenir ?

L’objectif c’est le maintien, et, pour l’instant, le fait d’être devant nous sourit donc on avance et on verra ce qu’il se passe par la suite. Notre leitmotiv en ce moment c’est que tous les points pris ne sont plus à prendre donc on prend ce qu’on a et on a l’air d’être une équipe cohérente. On va continuer là-dessus pour espérer faire de nouvelles surprises.

Pour garder les pieds sur terre, avoir un coach comme Titi Buengo peut être un énorme atout…

Chaque semaine, c’est un nouveau combat et il nous garde motivés tous ensemble. Il sait qu’il n’y a rien de facile et il nous le rappelle tout le temps. Il a beaucoup d’expérience, il nous tempère beaucoup et ça nous fait beaucoup de bien. Avec son expérience ou celle de Zahir, qui prend beaucoup la parole dans le vestiaire, on sait qu’on ne peut pas présenter de visage relâché parce que ça ne nous ressemblera pas, ça ne ressemblera surtout pas au coach et encore moins à l’équipe que l’on est aujourd’hui.

Tous propos recueillis par Adrien ROCHER

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