Christophe Delmotte : « J’aimerais bâtir sur du long terme avec le VAFC »

Christophe Delmotte VAFC
Christophe Delmotte VAFC

Intronisé entraîneur du VAFC après la suspension de fonctions d’Olivier Guégan, Christophe Delmotte va rapidement être dans le grand bain avec un déplacement au Havre, samedi pour le compte de la 15ème journée de Ligue 2. Précisant qu’il n’a pas d’assurance sur sa présence à la tête du club, l’ancien joueur de Lyon et du RC Lens se verrait bien enfiler le costume de manière définitive. Entretien.

Christophe Delmotte, vous êtes le tout nouvel entraîneur du VAFC après le limogeage d’Olivier Guégan. Comment cela s’est-il passé ? 

La décision a été prise hier (NDLR : par Eddy Zdziech, le président du club), ce n’est pas une décision prise bien en amont. Dans le projet du BEPF, on formalise beaucoup et on avance beaucoup sur les projets sportifs, les projets de jeu. Maintenant, tout s’est vraiment décanté hier.

Dans son communiqué, le club a parlé d’un intérim. On en est là pour le moment…

C’est ça, c’est un intérim. Je me focalise uniquement sur le match du Havre demain (NDLR : samedi), histoire de relancer une dynamique. On n’était pas loin de le faire sur le match d’Auxerre, où il ne nous a pas manqués grand-chose. Il faut retrouver cette dynamique qu’Olivier (Guégan) et les joueurs ont eue sur trois-quatre matches en septembre pour nous relancer.

Pour le moment, vous n’avez pas de certitudes sur la durée de votre passage à la tête de l’équipe…

Non, il n’y a aucune certitude, c’est vraiment axé sur le prochain match. Je suis focus sur Le Havre et on verra la suite.

La priorité était de vite aller sur le terrain ce matin, de s’appuyer sur la continuité du travail réalisé par le staff tout au long de la semaine.

Vous récupérez une équipe malade. Comment faire pour inverser la vapeur en si peu de temps ? 

Malade, je ne suis pas sûr qu’on soit malade. L’équipe a produit du jeu contre Auxerre, il y a eu de bonnes choses. C’est vrai que ça ne tourne pas dans le bon sens. Il faut inverser ça, même si la prise de fonctions se faisait de manière pressante. Il faut donc vite observer, vite agir pour pouvoir avoir ma propre analyse et trouver les ressorts pour rebondir le plus vite possible.

Quel regard portez-vous sur la situation actuelle du club ? 

Pour le moment, la priorité était de vite aller sur le terrain ce matin, de s’appuyer sur la continuité du travail réalisé par le staff tout au long de la semaine. De s’appuyer sur ce qui a été fait sur le match d’Auxerre, en appuyant encore un peu plus. En tout cas, je n’ai pas senti une équipe moribonde. Mon objectif était de mettre du peps, de la vivacité pour ne pas gamberger. Je n’ai pas senti de divisions au sein du groupe. Le collectif primant sur l’individu, il faut qu’il vive bien, fonctionne bien, ce sera aussi l’une de nos tâches avec le staff.

Valenciennes est seizième en dépit de ses ambitions dans le jeu. Il y a tout de même matière à s’inquiéter…

Sur ce que l’on peut voir sur les dernières prestations l’équipe a un vrai potentiel offensif. La période est délicate, mais il faut avant tout stopper la spirale négative. L’équipe est capable de le faire. Il y a une urgence mais il faut gagner de la sérénité, une envie de jouer, pour prendre le plus de points le plus rapidement possible. Il va falloir faire le moins d’erreur possible dans ce timing très serré. Mon naturel est d’être positif et optimiste, je vais donc vouloir insuffler ce dynamique, cet enthousiasme pour éviter qu’un doute s’installe.

Vous prenez la succession d’Olivier Guégan après avoir avoir été à la tête du centre de formation jusqu’ici et l’effectif professionnel est composé de beaucoup de jeunes joueurs. C’est plutôt une bonne chose pour vous…

Je tiens à saluer Olivier (Guégan) pour le travail accompli et les performances qu’il a pu avoir avec Valenciennes en dépit des difficultés du métier. J’ai envie d’être là sur un projet long terme, dans un profil un peu bâtisseur. Je suis coach comme j’étais joueur sur le terrain, avec l’idée d’avoir un socle, de poser des fondations pour construire dessus. Si l’occasion est donnée de le faire, j’aimerais bâtir sur du long terme avec le VAFC. Je suis là depuis cinq ans et je suis fier d’appartenir à ce club que je ne connaissais pas bien, même si je suis Nordiste. C’est un club avec des valeurs et une sacrée histoire, un club plus que centenaire, avec un vrai ADN de formation. VA est un grand club français.

Propos recueillis par Arthur LASSERON

Un commentaire

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  1. Avec cette ambition affichée, si ce n’est qu’un intérim, on peut s’attendre à son départ en fin de saison, il est en fin de contrat.
    Si on ne lui fait pas confiance il ira voir ailleurs

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