Christophe Delmotte (VAFC) : « Important que nos supporters soient avec nous »

Delmotte VAFC
Le 11 HDF

L’entraîneur du VAFC appréciait le visage affiché par ses joueurs face au Paris FC, autre concurrent à la montée, une semaine après le nul contre Ajaccio. Christophe Delmotte espère maintenant pouvoir retrouver le chemin de la victoire contre Sochaux, samedi prochain, pour valider le maintien.

Christophe, c’est un bon point de pris ce samedi à Paris ?

C’est le sentiment de la bouteille à moitié vide ou pleine ce soir. Avant l’heure, on signait pour un match nul ici à Paris, ça nous permettait de garder notre destin entre nos pieds. Il n’y a aucune fatalité, on avait zéro buts en cinq matches. Là il y en a eu un, il y aurait pu en avoir plusieurs. On est capables de marquer, d’avoir des occasions. On fait un bon match contre Ajaccio, un bon match contre Paris. Il faut maintenant un bon match contre Sochaux, et tout faire pour se maintenir sur ce match.

On a vu beaucoup de tentatives en première période, la stérilité offensive est du passé maintenant ?

On aurait aimé scorer encore en deuxième mi-temps. Il y a eu des opportunités, des occasions que l’on a mal jouées. C’est un match assez satisfaisant sur beaucoup d’aspects. On a su rester solide, le PFC a beaucoup poussé à la fin. Lucas (Chevalier) nous fait un gros arrêt à la fin. L’idée était d’avoir la même philosophie que contre Ajaccio, les contrer, et les inquiéter dans notre animation.

Ce n’est pas un peu rageant de revenir au vestiaire à un partout quand on voit la qualité de la première mi-temps ?

C’était le mot à la fin oui. C’était un sentiment mitigé. Faire nul ici c’était très bien, mais vu les circonstances, on peut être déçus. Cela dépend de quel côté on voit les choses. Les deux dernières performances sont bonnes, et on peut le refaire contre Sochaux.

Paris a eu la maîtrise du ballon, mais vous n’avez pas été trop bousculé ?

C’était dans la continuité d’Ajaccio, où on avait concédé peu d’occasions face à l’ACA. C’est du même acabit face au PFC. C’est un point de satisfaction sur notre bloc défensif, sur notre envie d’avancer sur le porteur. C’est dommage d’être devant et de se faire rattraper sur une touche rapidement jouée. Il faut encore monter ce curseur d’exigence sur l’aspect mental. C’est une faute de concentration.

Les regrets sont aussi sur cette ultime occasion avec Ouattara qui joue mal le coup ?

Oui, on a eu pas mal de situations comme ça avec des courses de dédoublement que l’on n’a pas utilisées à bon escient. On allait chercher soit la frappe, soit la passe décisive. Mais des fois l’avant-dernière passe est plus valorisante que le fait de finir l’action. Dans cette situation d’urgence, de vouloir gagner, là-haut ça cogite et on ne fait pas le meilleur choix.

Gros match également de Mathieu Debuchy en défense…

Nos défenseurs, ce sont des soldats, des guerriers. Ils ont ça dans leur ADN, des gars qui ont plus de trente berges (sic), qui ont un sacré palmarès et qui sont là. Ils ont envie de gagner leurs duels. Il y a eu un gros travail de nos milieux, Julien (Masson) et Momo (Mohamed Kaba). Nos excentrés aussi, Gaëtan (Robail) et Ilyès (Hamache). Ugo (Bonnet) fait un gros travail défensif. C’est une satisfaction collective.

On n’a pas vu une grande différence entre ces deux équipes que tout oppose en ce moment ?

Il y a un corner où on est fébrile, mais on marque rapidement ce but donc ça nous met dans de bons rails. Malgré l’égalisation, on est resté assez solide. A 1-0, on a les opportunités pour marquer ce deuxième but, et on n’arrive pas à aggraver ce score. Il faut garder ça et améliorer ce que l’on peut améliorer, il y a encore du boulot.

Les joueurs blessés étaient aussi du déplacement, c’est votre souhait de garder tout le monde concerné ?

Oui Baptiste (Guillaume) et Sambou (Yatabaré) étaient là, comme Flo Martin et Allan (Linguet). Beaucoup de joueurs du groupe étaient là. C’est important que le collectif soit là.

Comme à Dunkerque avant la trêve, le public a répondu présent, on imagine que ça fait du bien de se sentir poussé ?

Oui, il y avait un effort du club de pouvoir emmener nos supporters. C’était la même configuration avec des supporters dans deux tribunes différentes. Ils nous ont encouragés dans un Charlety qui n’était pas des plus remplis, mais c’est important que nos supporters soient là avec nous et puissent nous accompagner dans ce combat.

Propos recueillis par Arthur LASSERON

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