[CDF] RC Lens – LOSC : les notes des Lillois

LOSC Onana
Hugo Pfeiffer/Icon Sport

Pour son premier match de 2022, le LOSC a eu le droit à un derby face au RC Lens à l’occasion des seizièmes de finale de coupe de France. Un match disputé sans onze joueurs mais avec une qualification à la clé grâce à un doublé d’Amadou Onana (1-2). Découvrez les notes du match, concoctées par la rédaction du 11 Lillois.

Le joueur le plus en vue : Amadou Onana (7)

Assez discret jusqu’à son but, Amadou Onana a fait basculer la rencontre en moins de cinq minutes. Auteur de son premier doublé en carrière, le capitaine des espoirs belges a profité des largesses de l’arrière-garde lensoise pour faire l’étalage de sa palette technique dans la zone de finition. Mis en confiance par ses deux buts, le milieu de terrain est ensuite monté en régime dans le jeu, étant plusieurs fois un relais précieux des phases de transition lilloises. On pourrait lui reprocher un petit pêché de gourmandise sur certains sorties de balle ou de la fioriture avec quelques gestes techniques dont il aura pu se passer ou bien encore ce pied haut qui aurait pu coûter un penalty aux siens avant la séance de tirs au but. Quoi qu’il en soit, il a confirmé sur cette rencontre les belles promesses de la phase aller.

Les notes :

Ivo Grbic : 6

Tiago Djalo : 5,5

José Fonte : 5,5

Sven Botman : 5,5

Reinildo : 6

Angel Gomes : 5

Amadou Onana : 7

Renato Sanches : 5,5

Jonathan Bamba : 6

Gabriel Gudmundsson : 6,5

Yusuf Yazici : 4

Le joueur le moins en vue : Yusuf Yazici (4)

Attendu au tournant par son coach, Yusuf Yazici n’a pas vraiment brillé dans ce derby du Nord. Certes, le LOSC n’a que très peu eu le ballon et le turc fut souvent esseulé à la pointe de l’attaque lilloise. Néanmoins, on attend mieux dans lui dans le jeu dos au but, en déviation, en sachant pertinemment qu’il ne serait pas une option viable dans le profondeur. Et alors que la défense lensoise a souvent été en perdition, l’habituel remplaçant du duo David-Yilmaz n’a que trop peu rarement été en situation favorable. Et quand ce fut le cas, il manquait de précision à l’image de cette frappe sur le poteau qui aurait du permettre au LOSC de tuer le match.

En bref :

Auteur de trois beaux arrêts en première période, en étant notamment attentif sur les nombreux centres piégeux de Jonathan Clauss, Ivo Grbic ne pouvait que s’incliner devant Seko Fofana, sans rien avoir à se reprocher. Dans le couloir droit en l’absence de Zeki Celik, Tiago Djalo a longtemps fait preuve de sobriété et de solidité. Cependant, le Portugais est trop attentiste sur le centre amenant la réduction de l’écart de Seko Fofana. De quoi amener un décalage fatal à la charnière Fonte-Botman, globalement impériale à l’image du retour du Portugais dans les pieds du capitaine lensois en première période.

Si le LOSC a posé beaucoup de souci au RC Lens, c’est principalement grâce à son côté gauche composé de Reinildo et de Gabriel Gudmundsson. Doté d’un gros volume de jeu, le Suédois a profité des espaces dans le dos de Jonathan Clauss pour faire vivre un calvaire au duo Wooh-Danso. Malheureusement, il n’a pas toujours eu le geste juste, que ce soit à la passe ou bien à la finition, oubliant notamment ses partenaires en retrait pour une incroyable opportunité de 3-0.

Dans un rôle de régulateur du milieu de terrain, Renato Sanches a été d’une grande utilité à son équipe, parvenant notamment à mettre le pied sur le ballon après de longues phases de possession adversaire. On ne peut pas en dire autant d’Angel Gomes, très discret pour ne pas dire fantomatique à l’exception de quelques coups d’éclat à l’image d’une passe en profondeur de toute beauté en première mi-temps. Dans un inhabituel rôle de 9 1/2, Jonathan Bamba s’est attelé à donner du rythme aux offensives lilloise et n’a perdu que très peu de ballons.

Romain PECHON

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