[CDF] LOSC – Troyes : les tops et flops des Lillois

Carlos Baleba LOSC Troyes
Sandra Ruhaut/Icon Sport

Après deux matches de championnat plutôt réussis, mais pas parfaits, le LOSC s’est donné de l’air en coupe contre Troyes. Si un petit défaut dans le dernier geste est à noter, la prestation globale des Dogues est très intéressante. Découvrez nos tops et flops de cette rencontre des 1/32es de finale de Coupe de France.

Les tops

La jeunesse a répondu présent

Bénéficiant de quelques absents de taille, les jeunes Dogues ont parfaitement su montrer l’étendue de leur talent. De Lucas Chevalier à Carlos Baleba, en passant par Leny Yoro, leurs prestations ont été XXL. Notamment celle du portier lillois qui a été rassurant dans tous les domaines, aussi bien dans les airs qu’avec ses mains. Décisif sur une parade, il n’a pas tremblé, avec les Dogues Virage Est en appui derrière lui. Autre prestation toute aussi impressionnante, celle de Baleba. Milieu métronome, son physique imposant lui a permis de percer à plusieurs reprises la défense troyenne. Aussi, il s’est découvert une passion pour les frappes lointaines, au vu du nombre d’essais qu’il s’est octroyé. Peut-être un nouveau talent à surveiller ? En tout cas, les jeunes ont été éblouissants et redorent le blason de la formation du LOSC.

Une défense stable et cohérente

À l’exception près de Bafodé Diakité, souvent débordé sur son côté droit par l’ESTAC, la défense a répondu présent. Surtout Leny Yoro, titularisé pour l’occasion afin de préserver Tiago Djalo et de remplacer José Fonte. Du haut de ses 1 m 90 à 17 ans, le défenseur central a réalisé un match taille patron. À la récupération, à la relance et même à la création, Yoro a rendu une copie parfaite, très prometteuse pour son âge. Si Alexsandro n’a pas été meilleur que lui, c’est bien pour cette raison. À gauche, Ismaily a retrouvé de l’allant en tant que piston. En effet, il a réalisé plusieurs incursions qui ont permis à ses attaquants d’être parfois servis. Même s’il a des regrets sur une action où il n’a pas pu délivrer son ballon comme il le voulait.

De l’apaisement et de l’hommage en tribunes

Dès le début de la rencontre, les Dogues Virage Est ont acclamé Paulo Fonseca. Cela fait suite à ses propos après Lille – Reims où il a été plutôt vindicatif par rapport à ses supporters. C’est cette ambiance bon enfant et surtout derrière son équipe qui a été le fil conducteur de ce match, avec des chants pour Lucas Chevalier ou Mohamed Bayo. Aussi, à l’occasion de ce LOSC – Troyes, c’est bien Adil Rami qui a fait ses retrouvailles avec les Dogues. Lillois de 2006 à 2011, c’est ici que tout a commencé pour le défenseur central, qui n’est pas amnésique à ce sujet. Un bel hommage qui n’a pas manqué de niveler par le haut l’image du football.

Les flops

Trop de déchet dans le dernier geste

Contre Troyes, l’une des seules fébrilités d’une LOSC a été la finition. Dans le dernier geste, la majorité des attaquants lillois n’ont pas su faire la différence la plupart du temps. À l’image de Jonathan David, souvent bien servi par ses coéquipiers, mais qui a tergiversé lors de sa frappe, ce qui a gaspillé une occasion. Aussi, sur les ailes, Adam Ounas a trop souvent chercher à éliminer l’adversaire, mais n’est pas parvenu à être clinique comme on l’attend de lui quand il est en position. Seul Mohamed Bayo a montré une certaine efficacité dans le dernier geste quand il est rentré. Néanmoins, les titulaires, eux, n’ont pas démontré totalement cette capacité, bien loin de là. Ce sera un point à améliorer en vue de la lutte pour l’Europe.

Pavel CLAUZARD


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