Benoit Sturbois (Amiens Portugais) : « 2022 sera un autre cru »

Benoit Sturbois Portugais

En difficulté dans son groupe de Régional 2, l’Amiens Portugais aborde la réception de Miannay, qui n’a toujours pas gagné le moindre match de championnat cette saison, avec l’envie d’enfin décoller et de « soigner les maux » d’une équipe en déficit de confiance et de résultats. Entretien avec son entraîneur, Benoît Sturbois. 

Benoit Sturbois, espérez-vous que votre équipe aille mieux en 2022 ?

2022 sera un autre cru. On a décidé de travailler différemment et d’essayer d’avoir d’autres valeurs. Il est important d’avoir des valeurs conquérantes pour aller se maintenir. On va essayer d’allier le jeu avec l’envie parce que ce sera une bataille pour se maintenir. On espère qu’on va pouvoir soigner nos maux. Je pense que la trêve arrivée à point parce qu’on avait vraiment du mal.

Comment se sent le groupe ?

On a fait des séances à deux avec Nordin comme d’habitude la semaine dernière, ponctué d’une opposition en fin de semaine. Cette semaine, c’est Nordin qui a assuré les séances de mardi et de mercredi. Elles se sont plutôt bien déroulées. Après, on a une séance ce soir (vendredi, ndlr), je pourrais y retourner. On a un match ô combien important dimanche. On peut dire que la semaine se passe bien, la vérité sera dimanche. Depuis le début de saison, on n’a pas eu de problématique à l’entraînement. On n’a pas eu de joueurs qui ne s’investissent pas et au final, on n’a pas de résultats le week-end. Ce n’est pas vraiment révélateur de faire des bonnes semaines d’entraînement. Même si on a plus de chances d’y arriver, ce n’est pas un gage de réussite. Le groupe vit et travail plutôt bien. Maintenant, il va falloir que ça se concrétise parce que ça commence à devenir un peu pesant cette atmosphère de défaite le week-end.

Votre adversaire n’a toujours pas gagné depuis le début de saison…

Après, on voit que Miannay ne perd pas de beaucoup à chaque fois. Ils ne sont pas très loin de la vérité. Ils sont mal classés et c’est une bête blessée, un peu comme nous. Je ne veux pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué parce que je m’attends à un match ultra compliqué. C’est une équipe qui joue également sa survie et qui a peut-être plus l’habitude que nous de rentrer dans la bataille. On n’a peut-être pas les armes nécessaires pour jouer le maintien. Il faut des valeurs conquérantes et on est plutôt une équipe joueuse, il va falloir allier les deux. Très honnêtement, je me méfie grandement de ce match, mais il n’y a pas d’autres scénarios possibles pour nous que la victoire.

Avez-vous profité de la coupure pour parler avec quelques cadres ?

On a essayé de discuter avec quelques joueurs avec Nordine. On a aussi essayé de parler avec l’ensemble du groupe. On n’a pas que favorisé l’échange avec les cadres, mais l’échange d’une manière générale avec tout le monde. On a recentré tout le monde sur les problématiques que l’on peut rencontrer. On a échangé avec certains cadres sur le pourquoi de certains mots. J’aime bien employer ce terme-là parce qu’on a du mal à se soigner. Est-ce que ce sont les séances ? Est-ce que c’est ce qui est demandé qui est trop compliqué à assimiler ? Est-ce que c’est mental ? On n’a pas forcément énormément de levier. On avait déjà fait une petite réunion avant le match de Gamaches et ça ne nous a pas forcément aidés au niveau du résultat sur le plan comptable. Même si on a trouvé beaucoup de mieux sur certaines attitudes. Au moins, on aura tout essayé avec Nordin. On a parlé à tout le monde, essayé d’individualiser les choses, de revenir un peu plus sur le collectif et sur les problèmes rencontrés. Je reste persuadé que tout ça peut être utile, mais ça ne reste que du blabla si le week-end, on ne joint pas les actes à la parole.

Avez-vous quand même senti un groupe qui avait envie de se sortir de là ?

On n’a pas du tout senti de mecs qui lâchaient ou baissaient les bras. On a senti un peu de frustration et de la déception d’être à ce niveau-là du championnat et d’être placé comme on est placé. Ils font aussi le parallèle avec les matches de coupe où on fait de très bons résultats contre des équipes hiérarchiquement supérieurs et qu’en championnat, on n’y arrive pas. Maintenant, les joueurs ne sont pas abattus et on envie de bien faire. On a vraiment un groupe concerné. Après, on récupère toutes les forces vives, même si on est dans une période où le Covid pique à flot. On a eu trois joueurs qui ont été touchés par le Covid. Ils sont revenus cette semaine. J’ai préféré que ce soit ça que l’inverse. On n’est pas à l’abri que d’autres joueurs l’attrapent. C’est peut-être ce qui va nous faire un peu défaut, mais on peut compter quasiment sur la totalité du groupe pour le match de ce week-end. Chose qui n’était pas arrivée depuis bien longtemps. On a qu’un suspendu à déplorer, c’est Idez. C’est un gros point noir. Maintenant, on récupère d’autres joueurs et on espère que ça va permettre de mettre un peu plus de pression à chacun et que chacun se donnera deux fois plus qu’ils pouvaient se donner au préalable.

Propos recueillis par Romain PECHON avec Emilien PAU

AMIENS PORTUGAIS – MIANNAY MOYENNEVILLE

7ème journée de Régional 2

Dimanche 16 janvier, 14h30

Stade Michelet, Amiens

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