Baptiste Guillaume (VAFC) : « Pas une première mi-temps des plus brillantes »

Baptiste Guillaume VAFC
Valentin Desbriel/Icon Sport

S’il a raté une panenka, Baptiste Guillaume a tout de même contribué au succès du VAFC face à Calonne Ricouart (1-4) en huitième de finale de coupe de France. S’il concède une première mi-temps poussive, l’attaquant nordiste a le sentiment que la qualification de son équipe est finalement logique. Entretien.

Baptiste, cela a été compliqué avant que la décision se fasse…

Ils ont mis un pressing qui nous a mis en difficulté et on n’arrivait pas à trouver les solutions. On a essayé un jeu plus long, ça n’a pas fonctionné, de trouver la largeur, ça n’a pas fonctionné non plus. Il a fallu faire des ajustements à la mi-temps qui se sont avérés payants donc on va retenir la qualification. Ce n’était pas une première mi-temps des plus brillantes, mais la deuxième a été un peu mieux. On a pu dérouler un peu plus notre jeu. Je préfère retenir notre deuxième et travailler ensuite sur ce qui n’est pas allé.

Est-ce que ça a vous a surpris ?

C’est le charme de la coupe de France. On ne se fait jamais de scénario à l’avance et on espère que ça se passera du mieux possible. Parfois, il y a des faits qui sont plus difficiles à gérer et ça a été le cas sur le corner qui est leur seule occasion. On n’a pas lâché l’affaire, on s’est remobilisé et on a tâché de faire ce que l’on savait faire. Ca a craqué en deuxième. Il fallait rester soudé.

Avez-vous douté ?

Je ne pense pas. Il fallait être sûr de nos forces et se dire qu’on allait avoir des occasions. Plus le match avançait, plus il y avait de chances qu’ils craquent. On est resté solidaire et ça a payé.

Comment jugez-vous votre prestation sur le plan personnel ?

Je retiens avant tout le positif. Le négatif va m’aider à avancer mais le football reste avant tout un plaisir. C’est un geste que j’ai tenté. Je ne le mets pas mais je retiens le positif qu’est mon but. Je ne voulais pas du tout chambrer. C’est vrai que le contexte ne prêtait pas à tout ça mais j’avais déjà reproduit ce geste avec Strasbourg et il avait fonctionné. J’ai essayé de me faire plaisir et je vais continuer à travailler pour le réussir à l’entraînement et en match.

Vous les avez fait craquer…

Plus le match avançait, plus ils ont craqué physiquement et plus il y avait d’espaces. Ca nous a permis d’installer un jeu plus vertical et l’utilisation de la largeur avec des combinaisons par petit jeu dans l’axe. On a essayé de varier un peu et ça nous a réussi en deuxième. On a pu aggraver le score au fur et à mesure du match.

Comment vivez-vous ce rôle de pivot face à des blocs bas ?

Ce n’est pas facile. C’est un rôle ingrat, d’autant plus qu’ils jouaient avec trois centraux très serrés. J’étais vraiment dans un étau mais j’essaye de ne pas trop décrocher pour ne pas fermer le jeu, ne pas le rendre trop compact. J’ai essayé d’étirer un maximum les lignes quitte à ne pas toucher énormément de ballons. Je savais que je devais être au bon endroit au bon moment s’il y avait une occasion. Ca m’a souri en deuxième parce que j’avais davantage d’espace pour m’exprimer. C’était aussi plus facile pour les passeurs. C’est plus délicat dans un bloc bas mais il faut trouver des solutions, ce qui n’est pas facile. C’est le foot et il faut pouvoir les trouver.

Maintenant, il y a un gros déplacement à Ajaccio…

C’est une valeur sûre du championnat, ils sont deuxièmes, c’est toujours compliqué d’aller là-bas. On va bien les analyser pour leur poser des problèmes afin d’empocher les trois points.

Vous étiez proche de La Gaillette, de quoi raviver des souvenirs…

J’ai passé beaucoup d’années là-bas et ça fait un peu bizarre de revenir ici. Ca fait toujours plaisir parce que j’en garde de bons souvenirs. Je vais juste retenir la qualification parce que le contexte était particulier. Il fallait rester concentré et garder la tête dans le match.

Avez-vous un souhait pour la suite de la compétition ?

C’est difficile de répondre à ça. On voit qu’Amiens est en train de galérer à Cambrai, Auxerre a galéré à Chambéry… Aucun match ne sera facile dans cette coupe de France et c’est ce qui fait le charme de cette compétition. C’est ce qui rend les matches difficiles pour les divisions supérieures. Je n’ai pas de préférence, je veux juste un match qui nous permettra de nous qualifier pour le tour suivant.

Propos recueillis par Arthur LASSERON

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