Baptiste Descamps (ESC Longueau) : « On doit marquer avant »

Incapable de se mettre à l’abri, l’ESC Longueau a laissé le RC Amiens revenir dans le match et s’offrir une séance de tirs au but fatale aux coéquipiers de Baptiste Descamps, forcément frustré après cette élimination aussi précoce au stade du troisième tour. Entretien.

Baptiste, on imagine qu’il y a beaucoup de déception au regard du scénario…

De la déception oui. On peut en avoir car dans l’ensemble on domine le match. On a les occasions pour tuer l’équipe adverse en première mi-temps. On les met pas au fond, on arrive à rentrer au vestiaire avec 1-0. On savait qu’on n’avait pas fait le plus dur, mais qu’on avait fait une partie du chemin. On sait comment est la Coupe de France. C’est la magie de la Coupe. En face ils ont rien lâché. On les avait joué en amical, on avait fait un bon match, on avait gagné 8-0. On savait que ça allait pas être la même chose. On rentre en deuxième avec un peu moins de rythme, et on se fait rentrer dedans sur un fait de jeu, un coup de pied arrêté comme nous avait prévenu le coach. On prend un but là dessus. J’ai rien à faire. Je n’ai eu qu’un seul arrêt à faire je ne le fais pas. Derrière on pousse. Eux ils sont dans leur camp. Après la loterie, les tirs au but et voilà.

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Le piège s’est refermé progressivement sur vous au fil du match…

C’est ça, on a eu les occasions. On a tout fait pour gagner. On a mis les ingrédients, je ne dirais pas qu’on n’a pas été bons, mais on a manqué d’efficacité dans les deux zones. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui on est éliminés.

Les tirs au but, c’est la loterie selon vous ?

Oui c’est une loterie. Après on peut toujours essayer de déstabiliser l’adversaire pour en arrêter un. J’en arrête un. Ca remet un peu de punch. Mais derrière je pars à chaque fois du mauvais côté. C’est comme ça, c’est décevant mais c’est le football. On va maintenant essayer de faire le taf en championnat. La Coupe nous permettait de jouer des matches à enjeux tous les quinze jours, maintenant ce sera la Coupe de la Ligue, mais ça a un peu moins d’importance forcément.

Sébastien Léraillé était très virulent en parlant de « sénateurs »…

Il a joué son rôle. Il nous avait prévenu que ça allait se jouer sur des détails. Ne pas arriver comme des sénateurs. Aujourd’hui, on s’est fait prendre au piège de l’équipe qui est soi-disant inférieure à nous. Encore une fois, on n’a pas fait un mauvais match. On doit marquer avant. Déçu, mais on va relever la tête. On est un groupe, on va se tourner vers le championnat.

Propos recueillis par Romain PECHON

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