Azouz Hamdane : « On a besoin de nos hommes forts »

Victorieux de l’US Maubeuge dans la difficulté (2-1), l’AC Amiens s’en est remis à ses meilleurs éléments pour faire la différence contre la meilleure défense du championnat de National 3. Retour sur la rencontre avec les propos de l’entraîneur Azouz Hamdane satisfait du résultat, beaucoup moins de la manière.

Il fallait l’emporter face à Maubeuge pour continuer de croire en une remontée en National 2. Le contrat est donc rempli à trois journées de la fin…

Oui, mais on avait d’autres objectifs, dans le contenu, que l’on n’a pas forcément retrouvé sur la globalité de la première mi-temps. On les a retrouvés sur les vingt premières minutes et après on s’est dispersé, malheureusement, par manque de patience. Quand on a vu que l’on n’arrivait pas à forcer la décision, on s’est précipité dans les derniers gestes, on a bafouillé notre football. On a manqué de justesse technique face à un bloc défensif plus que compact. On trouve finalement la solution sur coup de pied arrêté. Il nous fallait un exploit individuel, un peu plus de vitesse dans la circulation du ballon, de justesse sur le plan technique et surtout de la constance. En deuxième mi-temps on a été patients, et Pierre (Slidja) nous a sortis un superbe enchaînement. C’est ce qu’il fallait parce que je ne voyais pas trop comment mettre en difficulté ce bloc bien regroupé.

Le résumé complet de la rencontre face à Maubeuge

En effet, on a l’impression que les qualités intrinsèques de certains de vos joueurs ont permis à l’ensemble de l’effectif de relever la tête après une première période mitigée…

C’est la copie conforme de ce qu’il s’est passé à Senlis, sauf qu’on n’avait pas eu cet exploit individuel qui nous aurait permis de forcer la décision. Dans un match, on a besoin de nos hommes forts et quand ils ne sont pas présents, l’équipe est bancale. Ce qui est véridique dans toutes les équipes. La maîtrise collective ne nous a pas permis de faire la différence même si on a eu beaucoup de situations, de centres, que l’on joue mal et qui ne sont donc pas décisifs.

La fin de match fut difficile pour vos joueurs qui auraient pu concéder l’égalisation dans les dernières secondes de la rencontre…

Ils tirent la langue surtout mentalement. Physiquement, ils sont plus que prêts. On doit être en moyenne à quatre séances d’entraînement par semaine. C’est la fin de saison, et tout l’influx nerveux est redescendu avec cette défaite à Senlis la semaine dernière. Forcément, la fatigue on la sent un petit peu plus. On va surtout garder notre ligne de conduite sur le plan du travail. Il ne nous reste plus que trois semaines, on va continuer à travailler puis on ira à Saint-Quentin avec notre objectif actuel qui est de gagner les derniers matches.

La montée est-elle encore envisageable, selon vous ?

Oui, on y croit à la montée. Mais nous on s’était fixé l’objectif de remporter nos huit derniers matches pour pouvoir aller en National 2. Malheureusement, on en a perdu un en route, donc on n’a plus notre destin entre les mains. Maintenant, il faut au moins gagner les quatre derniers. On a gagné l’un de ceux-ci, le chemin est encore long. Il faudra aller battre Saint-Quentin là-bas, et espérer deux derniers matches de folie en espérant qu’ils fassent un nouveau faux pas.

Propos recueillis par Jean-Baptiste PLOYART

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