Azouz Hamdane (AC Amiens) : « On les a toujours laissé en vie »

Azouz Hamdane AC Amiens

Très déçu de la séance des tirs aux buts mais surtout du manque de réalisme de ses joueurs dans le second acte, Azouz Hamdane affichait logiquement de la déception après l’élimination de l’AC Amiens face à Feignies-Aulnoye (1-1, 1-3 t.a.b)

On imagine beaucoup de déception…

Oui, forcément, surtout pour les joueurs parce qu’ils semblaient avoir fait le plus dur et puis on s’est rendu qu’il n’est jamais réalisé tant qu’on n’a pas tuer le match. On les a toujours laissé en vie. Ils ne nous ont rien demandé ! On a fait une première mi-temps exemplaire, ils n’ont pas vu le jour, on mène au score assez logiquement. En deuxième, ils rentrent avec de meilleures intentions et bien mieux que nous. Bizarrement, on a les deux premières occasions de tuer le match mais on se précipite dans le dernier geste en étant beaucoup trop tétanisé. On fait forcément le mauvais choix. Ils poussent, on tient. Ils font ce qu’il faut pour nous mettre en difficulté mais on en fait de même pour les contrer. Avant de marquer, ils ont pas mal de situations sur coups de pied arrêtés et il a fini par arriver ce qui devait arriver. On oublie encore une fois le marquage, et ils l’ont mise au plus mauvais des moments. La séance de tirs aux buts, n’en parlons pas, on est incompétent dans ce domaine. Je n’ai pas souvenir qu’on se soit qualifié une seule fois dans cet exercice. On a perdu la qualification sur ces mauvaises intentions en deuxième mi-temps et sur un dernier geste plus qu’approximatif.

Cela a dû être dur de se mettre dedans pour les tirs aux buts avec l’égalisation tardive…

Bien sûr, c’est très compliqué. On accuse le coup et Feignies est dans une dynamique positive. Après, il n’y a rien à dire sur la qualité des tirs aux buts entre les leurs et les nôtres. Puisqu’on a joué cette qualification sur cet exercice et qu’ils ont été meilleurs que nous, ils sont passés, tant pis pour nous parce qu’on tenait la qualif’.

La dernière situation de Pierre Slidja avant l’égalisation laisse de gros regrets…

C’est tout ce que je viens de dire ! C’est un dernier geste où on n’a pas la lucidité nécessaire, on ne fait pas les bons choix. Plutôt que frapper, on cherche la position idéale, la plus confortable mais on sait qu’elle n’existe pas. C’est le football, il est parfois cruel. On vit des émotions qui sont, pour eux, extraordinaires mais, pour nous… Il faut prendre acte de tout ça, bien comprendre et surtout apprendre. Si on apprend de tout ça, on deviendra plus grand et plus fort mais au regard de la configuration des buts pris sur coups de pied arrêtés que l’on apprend beaucoup.

Est-ce qu’il n’y a pas du positif de faire un match au niveau contre Feignies ?

On a joué une très belle équipe, sur la première mi-temps il n’y a pas photo. Après, on les a laissé jouer en deuxième mi-temps. C’est peut-être le premier but que l’on met qui nous fait plus de mal, paradoxalement. Ils ont toujours l’impression qu’ils ont fait le plus dur quand ils marquent. Je leur ai redis à la mi-temps de continuer à jouer pour mettre le deuxième, à aller de l’avant, d’être agressif sur le porteur du ballon. Inconsciemment, ils laissent faire, laissent des espaces et l’adversaire reprend espoir et confiance petit à petit, forcément. Sur les coups de pied arrêtés, on n’est pas au marquage, on manque d’agressivité et c’est la roulette russe, ils la mettent ou non. Ils auraient dû marquer avant. Ce n’est pas tellement le but qu’ils marquent qui me dérange, parce qu’on devait en prendre un au vu de la configuration de la deuxième mi-temps. Ce qui me dérange, c’est de ne pas avoir mis notre deuxième qui aurait pu nous mettre à l’abri et nous qualifier. C’est ça qui m’embête. C’est comme ça. Il faut analyser tranquillement mais j’ai assez d’expérience pour savoir qu’on vivra d’autres matches comme ça. Ca sourira parfois, parfois moins mais à ce niveau, entre deux équipes qui se valent, ça se joue sur des détails. Malheureusement, on n’est pas encore assez performant dans ce domaine.

Vos changements ont été tardifs…

Je nous sentais bien dans le match. Après, effectivement, certains étaient un peu cuits physiquement. J’étais un peu partagé entre sortir mes tireurs de tirs aux buts parce que je sentais qu’on allait prendre ce but, mais aussi tenter de préserver ce but d’avance. On a surtout fait des changements défensifs pour le préserver mais ça ne s’est pas avéré payant, malheureusement. On fait parfois des choix payants, aujourd’hui ça n’a pas été le cas.

Propos recueillis par Emilien PAU

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