Arnaud Binet (AC Amiens) : « Ne pas reproduire la même erreur »

Alors que l’AC Amiens souffre en championnat, Arnaud Binet, qui débutera la rencontre en défense centrale en raison des absences de Kévin Martinez et Bamba Diarrassouba, espère que la coupe de France permettra aux Amiénois de lancer une dynamique positive. Entretien.

Une semaine après la fin de match rocambolesque contre Vimy, quel regard portez-vous sur ce qu’il s’est passé durant la rencontre ?

Même une semaine après, je n’arrive pas à mettre des mots sur ce qu’il s’est passé. Sur le coup de la colère, on pense certaines choses. Aujourd’hui, on ne comprend toujours pas comment l’arbitre a pu nous faire ça. Le match se passait bien, il n’y avait pas de tension particulière. C’était même un bon match de football entre deux belles équipes sur le terrain. Tout était réuni pour que ça se passe bien. Il peut y arriver qu’il y ait des matches avec beaucoup de cartons mais là rien ne motivait de telles sanctions. Je pense qu’il a perdu le fil du match, qu’il a paniqué. Ça fait chier (sic.) parce qu’on en paye le prix. Maintenant, on ne peut pas non plus s’arrêter à cet arbitrage. On travaille depuis la mi-juillet pour faire une bonne saison, on n’a joué que cinq matches, il faut désormais passer à autre chose.

Néanmoins, ce match apparaît un peu comme le point d’orgue d’un début de saison difficile et laborieux…

C’est d’autant plus frustrant qu’on sort notre match référence depuis le début de saison. On a parfaitement respecté les consignes du coach, on a été bons dans le jeu et on tenait le 1-1 avant les événements de fin de rencontre. Ce match faisait suite à une bonne semaine de travail. Après notre début de saison déjà difficile, on a pris un coup de massue derrière la tête.

Craignez-vous que l’équipe commence à douter ? 

Non, parce qu’on ne regarde pas le classement, même si on sait qu’on est mal classés à l’heure actuelle. L’important est de continuer à travailler et de ne pas perdre le fil de notre saison. L’an dernier, on avait bien commencé avant d’avoir un vrai creux à la reprise en janvier. S’il faut passer par des débuts difficiles mais qu’une fois la machine lancée on ne connaît pas de rechute, je signe sans problème. On ne doute pas de nos qualités, de nos forces. Il faut avant tout faire un bon résultat pour engranger de la confiance.

Dans ce contexte, la coupe de France peut-elle vous permettre de vous rassurer et justement d’engranger de la confiance ? 

Je le pense, oui. Pendant une semaine, on met le championnat entre parenthèses. On sait que c’est une compétition à part, différente. Même si je ne cache pas que c’était difficile de revenir lundi à l’entraînement après ce qu’il s’était passé le week-end, on a fait ce qu’il fallait pour bien préparer le match. En coupe de France, seule la qualification compte.

L’an dernier, vous vous étiez fait sortir de la compétition, déjà contre un club de Régional 1, sur votre pelouse de Jean-Bouin…

On s’attend à exactement le même style de match, contre un adversaire du même niveau (ndlr : Chantilly) et qui plus est chez nous. On est tombé dans le piège l’an dernier, c’est à nous de ne pas reproduire la même erreur, de prouver qu’on a grandi et surtout de passer un cap. On aura beaucoup d’absents après le match de la semaine passée, ce n’est pas évident à gérer mais les joueurs sur le terrain donneront tout, que ce soit les titulaires habituels ou bien les remplaçants. Sur ce genre de match, l’état d’esprit fait la différence, il faudra être en mode guerriers.

A titre personnel, comment vous sentez-vous après une préparation estivale marquée par une blessure ? 

Cela a été compliqué, je ne le cache pas. Cette blessure pendant la préparation m’a fait prendre du retard sur le reste du groupe. Dans le même temps, Sidy (Villier) a fait une bonne préparation et c’est donc lui qui a débuté le premier match de la saison en l’absence de Kévin (Martinez). Dans un premier temps, j’ai eu du mal à accepter ce choix, j’ai en quelque sorte boudé à l’issue de cette rencontre. Très vite, j’ai compris que la saison serait longue, qu’il fallait que je sois prêt pour le moment où le coach allait faire appel à moi. Que je débute ou que je rentre à dix minutes du terme, que je joue en A ou bien en B, mon envie sera quoi qu’il arrive la même. Je vais prendre ce qu’on me donnera avec l’envie de bien faire et de de montrer mes qualités. A la fin, c’est le coach qui fera ses choix.

Tous propos recueillis par Romain PECHON

AC AMIENS (N3) – US CHANTILLY (R1) 

4ème tour de coupe de France

Dimanche 29 septembre, 15 heures

Stade Jean-Bouin, Amiens

Arbitre : M. Quievreux

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