Antoine Buron (Amiens SC) : « Je préfère être ici qu’à la dixième place »

Antoine Buron Amiens SC
Adrien Rocher - Le 11 HDF

Après la victoire de l’équipe réserve, la sixième en huit matches, Antoine Buron se satisfait de cette belle remontée au classement. L’entraîneur, mais surtout ancien joueur, sait qu’il faudra se méfier de la deuxième partie de saison et ne surtout pas se relâcher.

Quelle analyse faîtes-vous à chaud ?

Je suis forcément satisfait du résultat et d’avoir pris les points, mais comme j’ai dit aux joueurs à la mi-temps, je ne suis pas du tout satisfait du contenu. On aurait pu largement mieux faire. Il faut savoir se contenter du résultat sur certains matches.

Vous avez marqué aux moments où il le fallait…

C’est sûr, oui, on ne peut pas espérer mieux comme scénario en marquant juste avant et juste après la mi-temps. Je suis très mitigé au niveau du contenu mais c’est comme ça. Sur le papier, ça paraissait facile, mais les matches faciles n’existent pas, sinon il n’y aurait pas de surprises en coupe de France. Il fallait faire le job, on l’a fait, mais il y a encore beaucoup de choses à corriger sur ce match.

Malgré tout, votre équipe s’éloigne de plus en plus de la zone rouge…

C’est plus conforme à ce que les règlements imposent en étant au-dessus de la dixième place, mais on n’est qu’à la fin des matches « aller ». Il faut continuer à travailler, c’est un championnat qui sera très serré jusqu’à la fin. Je suis satisfait d’être dans une position plutôt confortable avec un petit matelas mais je suis bien placé pour savoir qu’il peut y avoir beaucoup de choses amenées à changer dans la deuxième partie de saison. Des séries peuvent s’installer et il faut rester très vigilant et mesuré. Je préfère être ici qu’à la dixième place, mais l’important est d’y être au soir de la dernière journée.

Votre meilleur buteur n’est autre que Mehdi Bariki…

C’est vrai. C’est bien, c’est un garçon qui est récompensé des efforts faits sur la première mi-temps. C’est un des seuls qui a amené de la profondeur, a été un peu plus dangereux sur de la percussion et de la prise de profondeur. Il est justement récompensé, c’est bien pour lui.

Qu’est-ce qui vous a le plus déçu dans le contenu ?

Beaucoup de choses. A la mi-temps, il n’y avait rien de ce que j’avais demandé dans l’animation défensive. Sur l’animation offensive, il y a eu très peu de choses. Il fallait être capable de prendre de la vitesse, les espaces dans le dos de la défense. On n’a quasiment rien proposé en première mi-temps. C’était quasiment inexistant.

Le but facilite la tâche…

Forcément, oui, le scénario est parfait pour nous et cruel pour Longueau. Quand tu es dans une spirale négative, tu as toujours le scénario contre toi. On a un peu plus de réussite en ce moment mais je sais que ça s’équilibre sur la durée. Ca nous a souri aujourd’hui parce que marquer avant la mi-temps alors qu’on n’a quasiment rien proposé, on est bien payé.

Jugez-vous la victoire logique ?

C’est difficile à dire parce que Longueau s’est procuré des situations, des occasions. Mathieu (Rongier) a un ou deux arrêts à faire, mais on n’a pas énormément d’occasions non plus. Dans la maîtrise du ballon, ils ont eu un temps de possession similaire au nôtre. Je pense qu’on n’a pas été à notre niveau et c’est ça qui est frustrant mais on a été plus efficace. Je ne sais pas si elle est méritée, mais elle est là, on la prend.

Vous avez cette efficacité depuis de nombreuses semaines…

On arrive à montrer un peu plus de solidité qu’en début de saison et c’est forcément encourageant, il faut continuer. Je sais que ça finira par basculer. On essaye de maintenir l’efficacité mais elle fuit sur certains matches, sur d’autres elle est présente. Elle était présente aujourd’hui, tant mieux. Dans les spirales positives, on est souvent récompensé avec un poteau rentrant, le but un peu plus favorable. Il faut maintenir ça mais je reste persuadé qu’il faut aussi être sur des contenus plus consistants si on veut maintenir cette dynamique. On ne peut pas garder cette dynamique en proposant des contenus aussi pauvres qu’aujourd’hui. On va se contenter de la victoire et des points.

Propos recueillis par Arthur Lasseron, avec Adrien Rocher

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *