Amiens SC : Paul Charruau prêt à passer par les tirs au but

Amiens SC Charruau
Franco Arland/Icon Sport

S’il n’avait pas arrêté de tir au but lors de la séance favorable à l’Amiens SC à Chambly (1-1, 3-5), Paul Charruau a déjà prouvé son efficacité dans l’exercice en repoussant notamment un penalty lors du large succès face au Lamentin (10-0) au tour précédent. Même s’il espère ne pas avoir besoin d’en arriver jusque-là à Thaon, l’habituelle doublure de Régis Gurtner est prêt à affronter un exercice qu’il estime à la fois technique et psychologique. Entretien. 

Paul, avez-vous travaillé les tirs aux buts avant le déplacement de l’Amiens SC à Thaon ?

Tout peut arriver, ça dépend du scénario du match. On va regarder quelques vidéos avec Xavier (Poitrinal, ndlr : l’entraîneur des gardiens), peut-être qu’on aura une séance de tirs au but sur le dernier entraînement, mais jusque-là, on n’a pas plus travaillé que ça.

Aimez-vous ça ?

Oui, j’aime bien même si ça demande de l’analyse pour connaître un minimum les tireurs. Parfois, on n’a pas d’images et ce n’est pas évident non plus. Il y a un côté « feeling » sur le moment, l’adrénaline qui monte et c’est très particulier. Qu’on aime ou que l’on n’aime pas, ça existe. Il n’y a pas vraiment d’entraînement à proprement dit. Il y a une analyse de l’adversaire pour essayer de déchiffrer un peu la manière dont il va tirer et les zones préférentielles mais il n’y a pas de spécifique par rapport aux tirs aux buts en eux-mêmes. Certains gardiens y vont beaucoup à l’instinct, d’autres sont uniquement concentrés sur ce qu’ils ont vu en vidéo.

Etes-vous d’accord pour dire que c’est tout sauf une loterie ?

On a souvent dit ça, je suis partisan de dire qu’un pénalty bien tiré est un pénalty marqué et qu’un pénalty arrêté est mal tiré. Partant de ce principe, il y a une part de loterie ou pas, mais c’est surtout un geste technique comme un autre qui demande de l’application et qui a une grosse dimension psychologique. Il ne faut pas l’omettre parce que même au plus haut niveau l’impact psychologique est là. Ce n’est pas vraiment une loterie.

Cette approche de dimension psychologique fonctionne-t-elle aussi chez les gardiens ?

Je pense que tout est fait, même dans les règles, pour l’attaque sur un tir au but. Tout est fait pour que le tir au but soit marqué plutôt qu’arrêté. Ce qui me dérange le plus, c’est que l’attaquant puisse s’arrêter sur son avant-dernier appui. Alors c’est un geste technique à réaliser mais si le joueur s’entraîne et arrive à s’arrêter convenablement sur son avant-dernier appui, c’est pratiquement impossible d’arrêter le pénalty. On le voit avec Neymar qui le maîtrise extrêmement bien. Il n’y a même pas besoin de tirer fort parce que si on anticipe, il tire de l’autre côté, et si on n’anticipe pas, on est trop court.

Propos recueillis par Romain PECHON

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