Amiens SC : Nathan Monzango de retour sur le devant de la scène

Amiens SC Monzango
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En raison des absences de Molla Wagué, Nicholas Opoku et Valentin Gendrey, Nathan Monzango a retrouvé une place de choix dans le onze de départ de l’Amiens SC à l’occasion du succès contre Valenciennes (3-1), mercredi dernier. Auteur d’une solide prestation, le défenseur central formé au club s’est rappelé à nos bons souvenirs du début de saison. 

Un trou d’air après une entame canon

A l’exception du déplacement à Clermont la semaine dernière, Nathan Monzango n’avait plus démarré le moindre match depuis la défaite à Pau (2-0) début février. Ce jour-là, le défenseur de 20 ans avait très certainement livré son match le moins abouti en professionnel. S’en est alors suivie une longue période sans jouer le moindre match avant son entrée en jeu face à Rodez (le 11 avril) pour pallier la blessure de Nicholas Opoku. « C’est un début de carrière. Je viens d’avoir vingt ans, je découvre tout ça, rappelle le principal intéressé. A moi d’être prêt quand le coach fait appel à moi. » Or, après avoir démarré les trois premiers matches de la saison, dans la foulée d’une belle préparation estivale, Nathan Monzango a reculé tout naturellement dans la hiérarchie au poste de défenseur central avec le retour de Nicholas Opoku et l’arrivée de Molla Wagué.

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Ainsi, après des apparitions clairsemées au gré des blessures et des suspensions des uns et des autres durant l’automne, Nathan Monzango revient clairement dans le jeu début décembre lorsque Oswald Tanchot décide de passer à un système avec trois défenseurs centraux. Le natif de Kinshasa débute alors cinq rencontres consécutives au coeur de la période d’invincibilité de l’Amiens SC jusque début janvier. En difficulté à Guingamp, il subit également la montée en puissance de Valentin Gendrey, qui va progressivement s’imposer comme le troisième homme de l’axe central amiénois. « J’ai compris le choix du coach, assure Nathan Monzango. Valentin faisait de super performances. J’étais derrière lui, je l’encourageais. C’était à moi de m’accrocher au quotidien. Peut-être que je n’ai pas été bon à l’entraînement mais je n’étais pas au placard, rien n’a changé. »

Un état d’esprit positif

« C’est dur d’être professionnel et de se remettre en cause tout le temps, rappelle Oswald Tanchot. Chez nous, peu de jeunes ont été capables de faire une saison avec de la régularité. Nathan Monzango a fait un très bon match face à Valenciennes, mais ça faisait longtemps. Il a été très bon au début de saison, moins bon après parce qu’il digère, mais là il a refait un match du niveau de ce qu’il a fait en début de saison. » Et hasard ou non, c’est aux côtés d’Emmanuel Lomotey que Nathan Monzango évoluait face à Valenciennes, le partenaire avec lequel il avait effectué ses débuts en équipe première face à Nancy en août dernier. « J’ai une bonne connexion avec lui, glisse le jeune défenseur formé au club. Il ne parle pas beaucoup sur le terrain en raison de la langue, mais on a confiance l’un envers l’autre. »

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Une confiance également préservée à l’égard de son entraîneur, même si ce dernier a moins eu recours à lui au fil de la saison. « Quand on parle, c’est toujours franc. Il m’a dit qu’il attendait plus de moi, qu’il fallait que je sois patient, confie Nathan Monzango. Il m’apprécie beaucoup. De toute façon, ça se sent quand une personne est sincère et c’est toujours le plus important. J’ai toujours eu la même relation avec lui, que je joue ou non. Il faut rester lucide, savoir pourquoi tu ne joues pas et tout faire pour regagner du temps de jeu. Je me suis accroché et je continuerai de m’accrocher. On passe tous par ce genre de moments dans une carrière. » Et même si Valentin Gendrey va rapidement faire son retour sur les terrains, Nathan Monzango devrait encore avoir sa chance sur les cinq derniers matches de la saison, Molla Wagué étant touché au ménisque et Nicholas Opoku demeurant encore en délicatesse avec son genou.

Romain PECHON

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