Amiens SC : Luka Elsner décrypte les difficultés offensives

Alors que l’animation offensive de l’Amiens SC était vantée par beaucoup d’observateurs en début de saison, les Amiénois n’ont finalement marqué que vingt buts en dix-sept rencontres. Surtout, ils se procurent au fil des semaines de moins en moins de situations franches. 

La menace fantôme 

Contre Dijon, malgré le but plein d’instinct de Moussa Konaté, l’Amiens SC a encore une fois peiné pour se mettre en position favorable, confirmant la statistique qui veut que l’équipe de Luka Elsner soit celle qui tente et cadre le moins de frappes depuis le début de saison. « Le nombre de tirs n’était pas en soi un indicateur négatif. Au début de saison, on ne tirait pas beaucoup mais souvent dans de bonnes positions, ce qui est plutôt positif, décrypte l’entraîneur de l’ASC. Récemment, clairement, les statistiques offensives sont à la baisse et sont trop faibles. Le match de Dijon, à part dix minutes où on a réussi à entrer le ballon dans la surface et enchaîner quelques situations, on a été trop faibles dans les situations offensives, dans la justesse pour créer ce dernier décalage. »

Un mal qui ronge clairement l’Amiens SC depuis plusieurs semaines. A Monaco déjà, les Picards n’avaient cadré que deux de leurs cinq tentatives. Contre Montpellier, le réalisme amiénois était pour le moins extrême puisque Gaël Kakuta et Jack Lahne avaient converti les deux seuls tirs prenant le chemin du cadre. « C’est un élément sur lequel on doit s’améliorer pour revenir à suffisamment de situations sur lesquelles on se dira « on peut marquer ». Je ne dis pas que l’on doit faire 20 frappes par match mais on doit se rapprocher des 10-15 dans des bonnes zones, reconnaît Luka Elsner. Aujourd’hui, oui, le constat ne peut pas être bon sur les dernières sorties parce qu’on a été que trop peu productif. »

Reste à identifier la cause de cette baisse de régime offensive pour inverser la tendance au retour de la trêve hivernale. « La première chose, c’est qu’il y a des ballons que l’on joue vers l’arrière alors que tous les signes sont au vert pour jouer plus vertical. Ça va de pair avec ce petit doute de ne pas perdre le ballon. La deuxième partie c’est qu’on a peut-être surestimé notre besoin d’être équilibré sur les dernières rencontres, notamment à Monaco et Montpellier et ça a limité notre expression offensive, analyse Elsner. Contre Dijon, on a essayé de débrider la chose avec une participation d’Arturo (Calabresi) beaucoup plus haute. Je veux que l’on reste dans cette dynamique-là. L’équilibre on peut l’avoir même quand plusieurs joueurs attaquent et se projettent. C’est ce que l’on va essayer d’augmenter. »

Car outre ses difficultés défensives, avec trente-deux buts encaissés en championnat depuis le début de saison, Amiens devra également réveiller une attaque qui toussote aussi depuis un mois, avec une moyenne inférieure à un but marqué par match. 

Romain PECHON

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Un commentaire

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  1. il faudrait qu’il m’explique pourquoi il se plaint du manque d’efficacité en attaque alors qu’il y en a un qui cire le banc de touche à part cinq minutes où il a marqué à Monaco je me répète peut-être mais quand on a un joueur comme lui on le fait
    jouer

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