Méconnu du grand public, Alain Pochat n’en est pas moins un entraîneur expérimenté avec de nombreuses saisons à son actif dans les divisions inférieures, du National au National 3. Le nouvel entraîneur de l’Amiens SC avait notamment croisé un certain Antoine Leautey, à un moment charnière de la carrière de l’attaquant. Explications.
Alain Pochat – Antoine Leautey, un axe fort pour l’Amiens SC ?
A 58 ans, Alain Pochat a déjà entraîné une pléiade de joueurs, dont certains qui ont connu une ascension fulgurante par la suite. « Il y a eu Colin Dagba, qui a joué à 18 ans latéral à Boulogne avant de signer au PSG. Teddy Teuma et Tony Mauricio à Boulogne, Tony Mauricio était amateur à Châteauroux. Il y a eu Amine El Ouazzani (ex-Guingamp) qui a joué à 19 ans en National à Bourg-en-Bresse et qui est maintenant professionnel à Braga. »
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Sans oublier un certain Antoine Leautey, qu’Alain Pochat a croisé à Boulogne-sur-Mer lors de la saison 2016/2017. « Je l’ai récupéré à Caen, il était amateur et il n’était pas gardé. Honnêtement, il était au fond du gouffre. Il voulait arrêter le football. On l’a relancé, on l’a fait jouer excentré faux pied (côté gauche, ndlr) et il a fait une saison extraordinaire à Boulogne (28 matchs, 3 buts, ndlr), on était dans le haut du classement (8e, ndlr). Il a signé professionnel à Niort, puis au Portugal« .
Avant d’atterrir à Amiens à l’été 2022. Et nul ne sait ce qu’aurait pu devenir Antoine Leautey sans la main tendue d’Alain Pochat, il y a maintenant 10 ans de cela. De quoi espérer un surplus de motivation chez l’attaquant prêté par le Stade de Reims, bien loin de son meilleur niveau depuis son retour au club en décembre dernier ? En manque de confiance et, visiblement, encore marqué par sa courte aventure champenoise, l’ailier disposait déjà d’une belle relation de confiance avec Omar Daf.
Cependant, les retrouvailles avec Alain Pochat pourraient bien agir comme un électrochoc. A moins que la seule évocation de l’opération maintien, qui ne cesse de se complexifier au fil des semaines, soit à elle seule de nature à revigorer un Antoine Leautey bien loin du niveau qui était le sien il y a un an à la même période. Comme un symbole d’une équipe amiénoise qui n’est plus que l’ombre d’elle-même.
Crédits photo : Hugo Pfeiffer/Icon Sport

Je trouve sa façon de parler de l’expérience passée d’Antoine Leautey maladroite : » il était au fond du gouffre, il n’a pas été gardé, ». Peut-être que Leautey n’avait pas envie que cela se sache et remémorer un mauvais souvenir à une personne côté psychologique je ne pense pas que ce soit une bonne idée et que cela fasse plaisir à la personne, même si son intention était bonne et qu’ensuite il évoque sa superbe saison et sa carrière. Il aurait simplement dû se contenter de dire qu’il connaît Leautey avec qui il a collaboré à Boulogne., de sa belle saison et pas plus. Ce n’était pas la peine d’en rajouter en rentrant dans les détails.. C’est maladroit de chercher à se mettre en avant ainsi. En résumé, il explique que: Leautey était à la rrue mais que grâce à lui, ii a retrouvé des couleurs. Il veut surtout parler de lui. Première erreur de communication. Seul Leautey se réserve le droit de parler de sa propre expérience passée malheureuse même s’iil lui a tendu la main. C’est mon avis.
Ne jamais s’exprimer à la place des personnes concernées.
Imaginez ses collègues qui entendent cela et vont le voir en lui disant « Antoire on ne savait pas que tu avais failli tout plaquer… » Ça ne lui fera peut-être pas plaisir. il utilise des termes chocs en plus : »gouffre ». Il ne dit même pas : » il traversait une période difficile ou il était un peu en perte de confiance « . Ça veut dire la même chose mais avec plus de psychologie. Le choix des mots monsieur Pochat c’est important dans la communication. Un entraîneur doit montrer de la psychologie dans ses déclarations.