Amiens SC : Les tops de la première partie de saison (1/2)

Quinzième à mi-parcours, l’Amiens SC a mis un temps fou à lancer sa saison, réalisant même la pire entame de toute son histoire en Ligue 2. La rédaction du 11 Amiénois profite de cette trêve hivernale pour passer en revue les satisfactions de la première partie de saison. Découvrez notre première fournée. 

L’arrivée réussie de Mateo Pavlovic

Arrivé à l’Amiens SC lors du dernier du mercato d’été, Mateo Pavlovic a rapidement su apporter son expérience et sa sérénité au sein d’un vestiaire qui en avait grandement besoin. Preuve de son leadership, l’ancien Angevin a récupéré le brassard de capitaine à peine trois mois après son arrivée, succédant ainsi à Arnaud Lusamba. Associé à Mamadou Fofana et Formose Mendy, le Croate est le taulier d’une défense à trois très complémentaire et très solide (2 buts encaissés en six matches de championnat). Au-delà de son but inscrit sur corner face à Pau (2-2), le défenseur de 31 ans incarne la stabilité défensive de la formation de Philippe Hinschberger depuis la mi-octobre. Il est clairement le patron que l’ASC se recherchait depuis de nombreux mois.

La capacité d’adaptation de Philippe Hinschberger

Arrivé à Amiens avec des certitudes, Philippe Hinschberger a vu celles-ci voler en éclat lors du premier trimestre de compétition. Avec une seule victoire après douze journées, le plus expérimenté des entraîneurs de Ligue 2 a décidé de procéder à plusieurs choix forts. Exit des titulaires en puissance comme Mickaël Alphonse, Chadrac Akolo ou bien encore Adama Diakhaby. A la trappe aussi son système à quatre défenseurs, pourtant le socle de sa philosophie durant la quasi totalité de sa carrière. Dos au mur, le successeur d’Oswald Tanchot décidait de faire le choix de la révolution lors de la venue de Valenciennes, le 23 octobre.

Amiens SC Philippe Hinschberger
Anthony Bibard/ FEP/Icon Sport

Après un premier acte difficile ponctué par un coup d’éclair de Kader Bamba, qui obtenait le penalty faisant basculer la rencontre peu avant le retour aux vestiaires, Amiens lançait alors une série de huit rencontres sans défaite toutes compétitions confondues (5 victoires et 3 matches nuls). Le tout avec une défense encore plus imperméable (2 buts encaissé en six rencontres) et surtout un secteur offensif enfin d’attaque avec onze réalisations et un duo Badji-Tolu étincelant. Deux hommes que Philippe Hinschberger ne souhaitait pourtant pas associé quelques semaines plus tôt. Une preuve encore de sa capacité d’adaptation alors que le navire amiénois traversait une tempête qui aurait très pu lui être fatale avec un peu moins de pragmatisme et davantage d’entêtement.

La coupe de France, une éclaircie à l’origine du retour du beau temps

En grande difficulté en championnat, l’Amiens SC a profité de matches à sa portée en coupe de France pour retrouver le goût de la victoire, empiler les buts et faire le plein de confiance. A l’image de son match face à Anzin, pensionnaire de première division de district, les Picards ont d’abord montré leur mauvais visage au cours d’une première mi-temps où le manque d’efficacité de ses attaquants a sauté aux yeux de tous. Puis, la machine s’est mise en route en seconde période avec notamment un triplé pour Tolu Arokodare et les premiers pas prometteurs d’Owen Gene. Quinze jours plus tard, face à Cambrai (Régional 1), la troupe de Philippe Hinschberger concédait l’ouverture du score dès les premières minutes. Sans jamais paniquer, notamment grâce à une égalisation rapide de Jessy Benet, les Amiénois faisaient parler leur supériorité intrinsèque pour obtenir une qualification sans le moindre heurt. Et quand bien même la logique était finalement respectée sur ces deux matches, le fait de gagner à nouveau et de voir les attaquants faire trembler les filets adverses a fait un bien fou à une équipe qui était alors sur la pente ascendante. Dans la foulée, Amiens a confirmé en championnat par le biais de deux victoires probantes contre Dunkerque (3-0) et Grenoble (4-1), le tout avec les ingrédients qui avait fait son succès en coupe de France. Une compétition qui n’a pas été prise à la légère et qui a clairement servi de booster de confiance dans le retour aux affaires de l’ASC.

Une défense solide et complémentaire

Dans les meilleures défenses de Ligue 2 à mi-parcours, l’Amiens SC n’a jamais donné le sentiment d’être en difficulté dans ce domaine sur la phase aller. Pour autant, il y a bien eu un tournant avec le recours à la défense à cinq. Alors qu’on se demandait qui allait être sacrifié dans la charnière centrale après l’arrivée de Mateo Pavlovic, tandis que le tandem Mamadou Fofana – Formose Mendy avait montré de bonnes choses courant août, Philippe Hinshberger a finalement opté pour une défense centrale avec les trois hommes. Associés ensemble pour la toute première fois lors de la rencontre face à Valenciennes, remporté 3-0 à domicile, le trio n’a pas mis longtemps à convaincre de sa complémentarité.

2 – Comme le nombre de buts encaissés par l’Amiens SC en championnat depuis l’intronisation du trio défensif Mendy-Pavlovic-Fofana.

Ce qui a amené son entraîneur a prolongé l’expérience du 3-5-2 avec un succès certain puisqu’il a permis à Amiens d’aligner huit matches sans défaite toute compétitions confondues. Le tout avec une défense qui n’a encaissé que deux buts sur cette même période, grâce à la solidité de son trio axial et les arrêts d’un Régis Gurtner revenu à son tout meilleur niveau, excepté son erreur d’appréciation au Havre. Avec cette défense à trois, qui devrait également être renforcée par le retour de Nicholas Opoku, l’Amiens SC semble mesurer d’appréhender la suite de la saison et 2022 avec une certaine sérénité.

Romain PECHON avec Benjamin HERMEL

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