Amiens SC : les pronostics de la phase retour 2022/2023

Amiens SC
Loic Baratoux/FEP/Icon Sport

A quelques heures du lancement de la phase retour saison 2022/2023 de Ligue 2, le 11 Amiénois se prend au jeu de la projection et des pronostics. Meilleur joueur, meilleur buteur, meilleur passeur ou bien encore classement final, découvrez les prévisions de notre rédaction pour cette deuxième partie de saison.

Meilleur joueur

Romain Pechon : Gaël Kakuta

Si Amiens veut se mêler à la lutte pour la montée en Ligue 1, il faudra sans doute compter sur un Gaël Kakuta de gala. Joueur de grand talent, le meneur de jeu est revenu en Picardie pour bonifier un collectif cohérent mais manquant un peu de créativité offensive. Trois mois plus tard, la greffe commence à prendre après des débuts en pointillés, en raison d’un souci à la cheville et aussi d’atermoiements au sujet de son positionnement. Installé dans la peau d’un 9 1/2, Gaël Kakuta a eu le mérite de remettre l’Amiens SC sur de bons rails en étant le grand artisan des quatre points ramenés de Valenciennes et Laval fin 2022. De quoi donner le pouls de sa deuxième partie de saison, que tout le monde espère éblouissante.

Arthur Lasseron : Mamadou Fofana

L’attaque sera importante, mais la défense également. Si Amiens veut rêver d’une montée en Ligue 1, il ne faudra certainement pas négliger ce secteur. C’est en ce sens que Mamadou Fofana intervient. Titulaire imbougeable de la défense à trois composée par Philippe Hinschberger, le Malien affiche de plus en plus de régularité cette saison dans ses performances. Derrière Gelin, il est celui qui complète le plus de passes par match (44,2) en moyenne. Bien complice avec Formose Mendy à sa droite, le défenseur aura un rôle clé à jouer pour maintenir Amiens dans la première partie de tableau et qui sait, pourquoi pas viser haut.

Meilleur buteur

Romain Pechon : Gaël Kakuta

Il lui aura suffi de huit rencontres pour être le deuxième meilleur buteur de l’Amiens SC avec trois réalisations, soit la moitié des buts inscrits par Tolu Arokodare. Et sachant que le temps de jeu du Nigérian est clairement menacé, les dirigeants amiénois travaillant activement pour recruter un nouvel attaquant titulaire, Gaël Kakuta semble donc le mieux placé pour terminer la saison dans la peau du meilleur buteur du club.

Amiens SC Tolu
Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport

Arthur Lasseron : Tolu Arokodare

Même s’il essuie de nombreuses critiques, il est bien là le Nigérian ! Même si l’arrivée d’un nouvel élément offensif est à prévoir avant la fin du mercato hivernal, Tolu aura à coup sûr son mot à dire sur le front offensif. Un peu plus de présence devant le but, un brin d’agilité devant le but en plus, et l’imposant attaquant d’un mètre 96 terminera meilleur buteur de l’Amiens SC cette saison.

Meilleur passeur

Romain Pechon : Antoine Leautey

A son sujet, on peut voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Les plus pessimistes diront qu’ils n’affolent pas les compteurs statistiques (2 buts, 3 passes décisives) en dépit d’un profil très offensif. Les plus optimistes diront qu’il n’a pas vraiment été aidé par ses partenaires en première partie de saison. Parmi les joueurs qui centrent le plus en Ligue 2, Antoine Leautey pourrait assurément se retrouver avec quelques passes décisives de plus avec un attaquant de surface plus précis et régulier que Tolu Arokodare. Et pourtant, il aborde cette deuxième partie de saison en tant que meilleur passeur du club. C’est dire la marge de progression existante si Amiens parvient à trouver la perle rare en attaque.

Arthur Lasseron : Antoine Leautey

Qui d’autre que lui ? Véritable dynamiseur du jeu amiénois dans son couloir droit, Antoine Leautey compte déjà trois passes décisives cette saison. Et avec l’importance attachée à sa présence sur le terrain, on voit mal comment le piston de 26 ans ne finirait pas meilleur passeur amiénois cette saison. Alors qu’une recrue offensive pourrait pointer le bout de son nez, Antoine Leautey pourrait trouver une nouvelle cible dans la surface de réparation. Créateur d’occasion sur son côté, l’Amiénois, petit par la taille, mais grand par la vision de jeu, pourrait bien être l’un des hommes à suivre de la deuxième partie de saison.

Classement final

Romain Pechon : Cinquième

Meilleure équipe de Ligue 2 ou presque pendant le premier trimestre, l’Amiens SC est aussi l’une des trois plus mauvaises sur les huit derniers matches, un échantillon qui commence à être représentatif. A mi-parcours, le club picard est donc difficilement lisible. Etait-il en surrégime pendant onze journées ou a-t-il plutôt traversé son coup de moins bien pendant deux mois ? En somme, la vérité se trouve sans doute entre ces deux lectures. Disposant d’un effectif bien trop qualitatif (Gurtner, Mendy, Gélin, Leautey, Kakuta…) pour glisser en deuxième partie de tableau, Amiens vaut sans doute mieux que sa dynamique actuelle (1 victoire en 8 matches). Pour autant, la troupe de Philippe Hinschberger apparaît quand même un peu trop limitée pour être un réel prétendant aux deux premières places. Dès lors, miser sur une cinquième place apparaît comme un entre-deux assez flatteur au moment de se projeter sur cette deuxième partie de saison finalement assez indécise.

Arthur Lasseron : Quatrième

Même si ce groupe a du talent, de très bons joueurs de ballon, et un encadrement de qualité, l’Amiens SC n’est pas favori à la montée. Ce n’est simplement pas la bonne année. L’an dernier, s’ils avaient fini à la quatrième place, les Picards auraient pu jouer la montée avec les matches de barrage. Cette saison, et avec la volonté de réduire le nombre d’équipes dans les deux championnats professionnels, seules les deux premières formations auront droit au bonheur ultime. Or, face à des équipes comme Le Havre, Bordeaux ou encore Metz, Amiens aura beaucoup de mal à se frayer un chemin. Tout est encore jouable, Amiens n’a que quatre points de retard sur Bordeaux, deuxième. Mais pour y croire, Amiens devra arrêter de piétiner comme il le fait depuis la fin de la Coupe du Monde (trois nuls), et devra avancer à grandes enjambées.

Les promus 

Romain Pechon : Bordeaux et Metz

C’est l’histoire d’un pronostic osé. Sur le papier, rien ne semble pouvoir empêcher Le Havre d’accéder à la Ligue 1 en fin de saison. Large leader, meilleure défense du championnat et accompagné par le brin de réussite du futur promu, le club entraîné par Luka Elsner survole jusqu’ici le championnat. Néanmoins, certaines équipes ont déjà connu ce type de mésaventure par le passé. A commencer par Brest, qui semblait promis à la promotion lors de la saison 2016/2017 avant de s’écrouler à l’approche du sprint final. Et sans parler de surperformance, Le Havre pourrait aussi être rattrapé par une forme de sous-performance offensive qui ne sera peut-être pas toujours compensé par une solidité défensive remarquable (7 buts encaissés). Revenu sans faire de bruit dans les hauteurs du classement, Metz semble alors le mieux armé pour accompagner Bordeaux dans l’optique où ce scénario assez improbable se concrétisait.

Hugo Pfeiffer/Icon Sport

Arthur Lasseron : Le Havre et Metz

Et après tout, pourquoi pas ? Avec onze points d’avance sur le troisième, Metz, à l’issue de la phase aller, Le Havre fait pour l’instant figure de favori à la montée. Sans trop faire de bruit, la formation de Luka Elsner fait son petit bonhomme de chemin. Amiens aussi aura souffert face aux Ciel et Marine, fin août 2022, en concédant un nul au Stade Océane (1-1). Si le niveau de performance et d’exigence est maintenu, le HAC pourrait retrouver l’élite, quinze ans après sa descente. Quinze ans, un peu trop long pour les Messins qui pourraient ne pas attendre si longtemps. Même si pour le moment, les Girondins de Bordeaux occupent la deuxième place, le FC Metz peut lui aussi prétendre à cette montée, un an après la relégation.

Les relégués :

Romain Pechon : Laval, Rodez, Niort, Nîmes

Avec quatre relégations, il se pourrait bien qu’il y ait de la casse chez les « gros ». Et Saint-Etienne est virtuellement dans la charrette, les Verts ont trop de talent et on connu trop de mésaventures pour rester en si mauvaise posture. A l’inverse, Dijon pourrait bien être le malheureux de la bande. A l’image de l’Amiens SC la saison dernière, le club bourguignon subit encore les conséquences de sa relégation en se trainant des joueurs qui ne veulent plus être là. Pour autant, c’est Nîmes qui me semble le plus mal loti de ce groupe d’équipes. Alors que le levier du changement d’entraîneur a déjà été activé, les Gardois ne font que sombrer au classement et dans le jeu. Et sachant que le club est également sujet à de grosses tensions internes, tout semble réuni pour une finalité funeste. Quant à Laval, Rodez et Niort, ils faisaient partie des prétendants naturels à la relégation et leur première partie de saison – au-delà même de leur petit match face à l’Amiens SC – n’a fait que confirmer cette impression initiale.

Arthur Lasseron : Nîmes, Niort, Rodez, Pau

Certaines équipes ont déjà pris pas mal de retard, et quand on voit la forme actuelle, difficile de penser à un maintien en fin de saison. En perdition, le Nîmes Olympique enchaîne les défaites depuis la fin de la Coupe du Monde, pas de quoi vraiment rassurer. Niort non plus n’est pas à la fête. Maintenu sans trop trembler la saison passée, les Chamois paient aussi le départ de leur entraîneur, Sébastien Desabre, en tout début de saison. Une instabilité qui n’a pas aidé, bien au contraire. Le Rodez Aveyron Football, n’est pas non plus à la fête. Premier non relégable à la mi-saison, les Ruthénois font avec ce qu’ils peuvent, mais flirtent chaque saison avec la descente depuis leur accession en Ligue 2. La coupe de France toujours d’actualité, attention à ne pas se disperser. Enfin, le Pau FC, éliminé lui de la coupe par le LOSC ce week-end, paie toujours son manque de régularité dans les performances. Les Palois seront-ils en mesure de sauver leur peau en fin de saison ? Rien n’est moins sûr.

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