Amiens SC : Hinschberger pointe du doigt « la limite du trading »

Amiens SC Hinschberger
Maxime Le Pihif/FEP/Icon Sport

Alors que le mercato d’hiver a ouvert ses portes depuis quelques jours, Philippe Hinschberger espère bien pouvoir renforcer son groupe. Pour autant, l’entraîneur de l’Amiens SC se prépare également au « pire » avec un probable départ de Formose Mendy dans le cadre d’une politique de trading dont il pointe du doigt les limites dans la stratégie de construction d’un effectif. 

L’Amiens SC, l’économique avant le sportif ?

S’il estime que l’Amiens SC est un club qui « a un gros potentiel« , Philippe Hinschberger rappelle que sur le budget de « 14 ou 15 millions d’euros » annoncé en début de saison, « comprend entre 5, 6 ou 7 millions de ventes de joueur« . Or, l’actuel quatrième de Ligue 2 est encore loin d’avoir réalisé son objectif cette saison. Si le prêt avec option d’achat automatique d’Aliou Badji à Bordeaux va rapporter, à terme, environ quatre millions d’euros, Amiens va encore devoir se montrer actif dans le sens des ventes pour atteindre son objectif annuel et ainsi potentiellement s’affaiblir sportivement dès cet hiver.

« La limite est là dans le trading, qui oblige à chaque fois en janvier et en juillet à rebâtir, constate Hinschberger. Entre les sixième et septième journées, on a perdu notre attaquant Aliou Badji, parti à Bordeaux, un concurrent. » Et désormais, c’est Formose Mendy « qui est dans le viseur de beaucoup de clubs et ne sera peut-être plus là dans une semaine« , a confié le coach de l’ASC dans un entretien accordé à Vosges Matin. Une situation qui n’est pas sans rappeler la saison 2016/2017 où l’Amiens SC était tout proche de perdre Jonathan Tinhan (parti à Troyes) et Aboubakar Kamara, dont le transfert a capoté dans les dernières minutes pour des raisons administratives.

Or, l’international mauritanien fut l’un des grands acteurs de l’épopée des Braqueurs, promus en Ligue 1 pour la première fois de l’histoire du club. Sans lui durant toute la deuxième partie de saison, il n’est pas acquis que l’Amiens SC aurait réussi à aller au bout de l’aventure. Et si à l’époque ce genre de stratégie pouvait s’entendre, pour un club à peine de retour dans le monde professionnel, cette approche est beaucoup plus contestable après trois saisons en Ligue 1 et avec des moyens au-dessus de la moyenne en Ligue 2. Alors que leur club est à portée de tir d’une remontée, les dirigeants amiénois feront-ils l’effort de résister aux approches pour Formose Mendy, tout en envisageant de renforcer un secteur offensif jusqu’ici trop limité pour jouer les premiers rôles ?

Car pour la politique de trading soit opérationnelle, il faut aussi que le résultat sportif soit au rendez-vous. Et comme en 2020, il serait dommage que l’Amiens SC se retrouve le bec dans l’eau pour une poignée de points perdus en route, la faute à un recrutement trop tardif ou une stratégie uniquement guidée par l’impératif économique.

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