Amiens SC : Ça repart fort !

Amiens SC Ajaccio
MIchel Luccioni/Icon Sport

Près d’un mois après son dernier match de championnat, le 21 décembre à Paris, l’Amiens SC va enfin pouvoir lancer sa deuxième partie de saison en Ligue 2. Et c’est un programmé chargé qui attend les Amiénois avec pas moins de quatre rencontres en dix jours, dont une entrée en matière s’annonçant corsée face à l’AC Ajaccio, ancien leader et candidat à la montée. 

Une dynamique à retrouver

Quatre jours après le report de dernière minute de la rencontre face à QRM la semaine dernière, le match contre Ajaccio aura cette fois-ci bel et bien lieu. Si les tests Covid réalisés mardi matin ont permis de déceler un nouveau cas positif au sein de l’effectif picard, Philippe Hinschberger aura à sa disposition un groupe quasiment au complet pour défier une équipe qui était leader à la trêve. « Ils ont perdu leur place sans pouvoir la défendre parce qu’ils ont deux matches en retard, comme nous avons perdu notre quinzième place aussi, rappelle le coach amiénois. Maintenant, ils ont le même raisonnement que nous, à savoir que les matches en retard sont bien si tu les gagnes. On ne sait jamais si on va récupérer des points ou pas. »

Or l’Amiens SC serait bien inspiré d’en prendre le maximum pour quitter au plus vite la zone rouge, le club présidé par Bernard Joannin étant de nouveau barragiste au gré des matches disputés par ses concurrents directs depuis le début de l’année civile. « Les choses pour ce match sont clairement établies : Ajaccio veut récupérer son fauteuil de leader et nous voulons nous extirper de cette zone-ci, résume Philippe Hinschberger. On a envie de rattraper ces places vite fait, est-ce qu’on saura le faire, est-ce qu’on aura le bonheur d’être performant sur les deux matches de cette semaine, telle est la question. »

Des équipes dans l’inconnu ?

Une interrogation renforcée par le contexte entourant cette rencontre. Si les Picards ont déjà pu jouer en 2022 (face à Linas-Montlhéry le 2 janvier dernier), contrairement à leurs adversaires du jour qui n’étaient plus en lice en coupe de France, c’était avec une formation extrêmement amoindrie et donc remaniée. La faute à une épidémie de Covid qui a frappé de plein fouet le vestiaire amiénois et qui fait que certains joueurs n’ont plus disputé le moindre match depuis quatre semaines. Parmi eux, Arnaud Lusamba, Aliou Badji et Emmanuel Lomotey, à peine revenu d’une blessure à la cheville, devraient débuter sur le banc.

Si Ajaccio a moins été touché par le Covid, les Corses ont également eu leur lot de problèmes. Et pour cause, les hommes d’Olivier Pantaloni ont également été contraint au repos forcé sur les deux premiers week-ends de janvier, en raison des cas positifs chez ses adversaires à savoir Amiens puis Auxerre. Olivier Pantaloni doit également composer avec le départ à la CAN de quatre joueurs dont le côté droit composé de Mohamed Youssouf et Cyrille Bayala, ou bien encore la blessure de Bevic Moussiti-Oko, buteur au match aller (3-1). « Ils ont d’autres joueurs et ceux qui prennent leur place sont bons et peuvent jouer dans n’importe quelle belle équipe de Ligue 2, tempère Philippe Hinschbeger. Je ne vois pas une équipe moins bonne qu’au mois de décembre. »

Enfin une victoire de référence ?

Quoi qu’il en soit, les conditions sont peut-être bien réunies pour voir l’Amiens SC enfin réussir à s’offrir une victoire de référence, sachant que ses seuls succès jusqu’ici l’ont été face à des pensionnaires de la deuxième partie de tableau (Guingamp, Valenciennes, Dunkerque et Grenoble).  « On veut gagner des matches, tout simplement, répond l’entraîneur de l’ASC. On en a gagné quatre dans la première partie de saison, ça nous a suffi pour virer au nombre de points minimum que l’on peut atteindre à la trêve, c’est-à-dire 21, pour peu que le maintien soit à 42. Globalement, pour être tranquille, il faut que l’on gagne plus de matches que ça. Il faudrait en gagner six ou sept, et je parle d’une manière minimaliste, ou alors que l’on soit capable d’accumuler les nuls. »

Un parcours qui avait été celui de l’ASC entre la mi-août et le début du mois de décembre, avec pas moins de neuf matches nuls en treize rencontres. « Ils nous ont servis pour à peine garder la tête hors de l’eau. J’attends que l’on reparte fort pour qu’on ait une deuxième partie de saison beaucoup plus sereine et que l’on puisse travailler dans le calme et que l’on puisse, avec beaucoup de lucidité et d’envie, poser les contours de l’équipe de l’année prochaine, projette Hinschberger. On a montré sur les deux derniers mois de championnat que l’on savait gagner, que l’on savait marquer, je ne vois pas pourquoi on ne s’imprégnerait pas de ce sentiment. Ajaccio ce sera très dur, j’espère qu’ils se disent que ça sera dur de venir jouer à Amiens. »

Espérons surtout qu’ils se le disent à l’issue d’une rencontre déjà capitale pour Amiens, qui se doit de réussir son entrée en matière en 2022 pour rapidement prendre ses distances avec la queue de classement et ainsi confirmer que le rebond du mois de décembre était tout sauf un simple leurre. 

Romain PECHON

AMIENS SC – AC AJACCIO

20ème journée de Ligue 2 (match en retard)

Mercredi 19 janvier, 19 heures

Stade de la Licorne

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