Alexandre Matos (Salouël) : « Il y a un peu de joie, quand même ! »

Malgré l’élimination subie face à Wasquehal (0-3) cet après-midi, le capitaine du RC Salouël-Saleux Alexandre Matos tirait énormément de bons souvenirs du parcours de son équipe et se tourne désormais vers l’objectif du championnat.

Vous y avez cru le temps d’une mi-temps…

On en a pris deux en fin de première mi-temps et je pense que ça a fait mal. Après, quoiqu’il arrive, on est allé au huitième tour, on est allé au bout de ce que l’on pouvait donner avec un super public. Il y a un peu de joie, quand même !

Quelle ambiance il y a eu pour vous…

Ils ont fait énormément de bruit, la tribune était bien remplie, on ne pensait pas qu’il y aurait autant de monde. Ils ont mis une superbe ambiance et c’est dommage qu’on ne les ait pas récompensé en mettant un petit but mais c’était dur.

La Licorne est un grand terrain…

C’est très grand, oui ! On s’en est rendu compte quand on est venu s’entraîner vendredi soir, mais c’est surtout en longueur qu’il l’est. En largeur, ça va encore. On fait un peu plus d’efforts, on fatigue plus vite et à un quart d’heure de la fin, j’avais des crampes sur les deux mollets !

Il n’y a donc pas de regrets ?

Non, aucun ! On ne gardera que des bons souvenirs. Ce n’est pas tous les ans qu’on ira jusque là. Tout a été mis en place pour que l’on vive un super moment, merci à Amiens Métropole, à l’Amiens SC, à notre club, nos supporters. On a fait un super parcours.

Vous pouvez sortir la tête haute…

A la mi-temps il y avait du positif et je pense que si on met une de nos trois occasions, ce n’est pas le même match surtout qu’on était vraiment bien place jusqu’au premier but. Après, on a craqué dans la tête. On voulait absolument rentrer à 0-0 à la mi-temps, mais on n’a pas tenu et on a pris le deuxième juste derrière. C’est comme ça. On a joué une N3 qui joue quand même au ballon et on a fait un bon match.

C’est une très belle fin à un parcours de rêve…

C’est tout à fait ça. Avec des supporters comme ça, on ne peut qu’être heureux. Le seul petit regret, c’est le petit but qui manque.

En huit matches, vous avez affronté six équipes de divisions supérieures !

On mérite d’être là, oui. On n’a joué qu’une seule équipe de division inférieure et c’est forcément flatteur. On sait qu’on a des bons joueurs à chaque ligne, on connaît l’effectif que l’on a, on sait que l’on pourrait jouer plus haut mais ça passe par le championnat et il va falloir se remettre dedans.

Désormais, il va falloir remettre les pieds sur terre…

La Coupe allait se terminer à un moment donné, on le savait, maintenant on n’a plus le droit à l’erreur en championnat et on va tout faire pour se remettre dedans et tenter de tout remporter. On est assez grand et assez mature pour le faire. Je ne m’en fais pas trop là-dessus. Je pense qu’il n’y aura que des remises jusqu’à la trêve donc on aura le temps de se reposer.

Craignez-vous une phase de décompression ?

Peut-être que ça peut arriver inconsciemment mais c’est à tout le monde de faire le nécessaire et d’essayer de se remobiliser tout de suite pour le championnat. Ce que l’on a fait, c’est beau, mais notre objectif a toujours été le championnat. Honnêtement, si on ne le fait pas, on aura une grosse déception.

Avec une probable coupure jusque mars, vous aurez le temps de redescendre…

Si on ne reprend qu’au mois de mars, on aura le temps de redescendre du petit nuage et quand on aura pris le temps de réaliser ce que l’on a fait, on sera très fier et on se remettra dans le championnat sans soucis.

Propos recueillis par Adrien ROCHER

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