Alexandre Matos (RC Salouël) : « C’est un truc de fou ! »

@RC Salouel-Saleux

Capitaine du RC Salouël, dernier club de district encore en lice à l’occasion du huitième tour de coupe de France, Alexandre Matos mesure l’ampleur de l’épopée réalisée par son équipe, victorieuse du duel de Petit Poucet contre l’ESM Hamel (1-3). Entretien.

Alexandre, comment analysez-vous cette qualification ?

Ce n’est pas volé, on est vraiment bien rentré dedans. On a fait un début de match plus que correct. On a eu un temps faible, c’était difficile de tenir un tel rythme pendant 90 minutes, sinon on serait peut-être pas à ce niveau-là (ndlr : D2).  On n’a pas vraiment tremblé mais quand ils marquent leur premier but, on a un rouge derrière. Il ne fallait vraiment pas qu’ils en marquent un deuxième, sinon ça aurait pu tout changer. On a su se parler, rester sereins et on l’a fait.

En première mi-temps, votre réalisme a clairement fait la différence….

C’est vrai, on a été réalistes à 100%. On marque sur nos deux premières sorties de balle assez propres, ça a dû leur mettre un coup au moral. On savait qu’on allait se faire rentrer dedans en début de deuxième mi-temps et ce troisième but nous délivre vraiment, on savait que ce serait le plus important.

On se demande bien où vous allez vous arrêter…

C’est un truc de fou. A chaque fois, on rajoute un tour, c’est incroyable. Voir une D2 au huitième tour, je pense qu’il faut remonter loin pour voir ça, je ne sais même pas si c’est déjà arrivé. C’est magnifique. Quand on voit tout le monde venu de Salouël pour nous encourager, ça fait chaud au cœur.

Et vous êtes officiellement le Petit Poucet, la dernière équipe de district en lice…

Ca fait vraiment plaisir. C’est dommage de connaître déjà notre prochain adversaire, ça gâche un peu les choses. Quoi qu’il en soit, on jouera avec les mêmes armes que sur les derniers matches. Ce sera Wasquehal. C’est fou tout ce qu’on peut vivre, le monde qui s’est inscrit pour le déplacement en si peu de temps, on a déplace trois cars pour ce match. C’est génial de voir tout le monde heureux.

Vous vous êtes facilité la tâche en marquant sur vos deux premières occasions…

C’est vrai qu’on a été réaliste à 100%. On est resté en place, sur deux sorties de balle propres on marque et ça a du leur mettre un coup au moral, je pense.

Comme le troisième but juste après la mi-temps…

A la mi-temps, on s’était dit de faire attention parce qu’ils allaient pousser, ils sont chez eux, il y a le public. Ils allaient nous rentrer dedans dans le premier quart d’heure, on savait qu’il fallait être costaud à ce moment-là. C’est ce qu’on a réussi à faire. Le troisième but nous a fait du bien dans les têtes. On savait que ce troisième but était le plus important, il a été pour nous et nous a permis de nous soulager.

Il y a trois mois, vous rentriez dans la compétition dans l’anonymat et voilà que vous déplacez trois cents supporters…

C’est franchement fou ce qu’ils ont fait ! Quand on voit le monde qui s’est inscrit en si peu de temps, rassembler trois cars de chez nous, voir les banderoles, les enfants qui sont super heureux… c’est génial !

Propos recueillis par Adrien ROCHER

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